lundi 4 août 2014

CHÂTEAUX DE RAMBERVILLERS ( RAMBERVILLERS ET SOMMERHAUSEN)

LES CHÂTEAUX DE RAMBERVILLERS (88) :

DEUX CHÂTEAUX ÉPISCOPAUX



LE CHATEAU DE SOMMERHAUSEN :


Il s'agit d'une construction très ancienne limitée à une tour carrée qui s'élevait en face du château actuel qui lui est postérieur. La date de sa construction est un mystère mais son édification est certainement due à un abbé de SENONES pour le compte de l'évêque de METZ. Il dépend du château de NOSSONCOURT qui est alors la grande cité régionale ( aujourd'hui un village de quelque cent habitants)

SOMMERHAUSEN est à l'origine de la ville de RAMBERVILLERS qui voit le jour vers le X° siècle.

Le nom de "RAMBERT" apparaît au XII° siècle, l'évêque de METZ Étienne de BAR fait ériger des fortifications autour de la cité vers 1120. Un voué  placé sous l'autorité de l'abbé de SENONES est nommé. Il occupe SOMMERHAUSEN.

L'histoire du SOMMERHAUSEN se perd dans celle du nouveau château. Les deux forteresses ont-elles cohabité ou la plus ancienne a-t-elle servit de carrière à la récente, nul ne le sait.

Un prieuré est fondée dans la cité. Celui-ci entre en conflit avec l'abbé de SENONES dès 1168, puis à nouveau en 1192 au sujet des dîmes. Le prieuré en réclame le produit qui est destiné à l’abbé de SENONES. L'évêque organisera un arbitrage en 1222 qui sera favorable à l'abbaye.


LE CHÂTEAU DE RAMBERVILLERS :

L'évêque de METZ Jacques de LORRAINE décide en 1365 d'agrandir la ville et ordonne la construction de nouvelles fortifications fortes de 24 tours, ainsi que d'un nouveau château. Ce château sera confié à une famille qui prendra le nom de RAMBERVILLERS. En 1432, il est adapté à l'artillerie.

Un différend va éclater avec la ville d’ ÉPINAL au sujet d'un vol de douze têtes de bétail en pâturage sur la commune de PADOUX (88). Il s'agissait de 12 veaux que les Rambuvetais réclameront à la ville d' ÉPINAL. Celle-ci restituera douze têtes de veau coupées. De là est parti la fameuse recette de la tête de veau dont la ville de RAMBERVILLERS est la capitale. Aucun document ne rapporte cette histoire dans laquelle il faut sans doute incorporer une bonne part de légende...

La ville et le château sont incendiés en 1557 par l'armée impériale.

Relevé, la château est rasé durant de la guerre de Trente-Ans. Il ne sera pas relevé car il est devenu inutile du fait du rattachement de la cité au duché de Lorraine.

La ruine va servir de carrière de pierre...

Les vestiges sont classés Monument Historique.

ÉTAT ACTUEL

Il ne subsiste que la moitié de la porte forte du château  sur laquelle on peut voir la rainure guidant la herse. Cette tour abrite un transformateur électrique !

De l'enceinte de la ville subsistent trois tours dont la tour ANGLEMEIN ( se visite sur rendez-vous) et la tour HATON dite aussi tour ALEXANDRE.

ACCÈS


Les vestiges du château sont situés rue du château. La tour HATTON s'élève à proximité. La tour ANGELMEIN se trouve à l'arrière d'une maison sur la route de SAINT-DIE, c'est une propriété privée.




VUES DU SITE


Vestiges du château de RAMBERVILLERS


A l’extrême droite l'on voit la rainure de la herse


LA VILLE FORTIFIÉE







La tour HATTON



La tour ANGLEMEIN
(Toutes deux propriétés privées.)



Les vestiges des fortifications subsistent en bordure
de la rivière LA MORTAGNE, à l'Est de la ville.


Les remparts font partie intégrante des constructions modernes


Ici prés de  "La maison du Peuple"


Détail

samedi 2 août 2014

CITADELLE DE LA MOTHE

LA CITADELLE DE LA MOTHE (52) :


SYMBOLE DE LA RÉSISTANCE LORRAINE FACE A LA FRANCE


Un épisode tragique éludé des programmes officiels d'enseignement de l'Histoire de France.


SITUATION

La cité de LA MOTHE se trouve sur la commune de SOULAUCOURT-SUR-MOUZON (52) à 506 mètres d'altitude.



HISTOIRE

Le château de LA MOTHE est fondé en juillet 1258 à l'initiative de THIBAUT II de BAR sur une terre prise aux champenois. A l'époque le château se nomme SAINT-HILAIREMONT.

A la réunion des duchés de BAR et de LORRAINE, la ville de LA MOTHE c'était constituée autour du château. Cette cité allait devenir la ville la plus puissante de LORRAINE après NANCY. En 1506 et en 1580 au château se réunit l'assemblée pour la rédaction des coutumes du BASSIGNY qui était terre Lorraine.

Vers 1600, la citadelle est achevée. Elle englobe la ville avec au centre le château et une église collégiale.

CHARLES IV de LORRAINE épouse la cause de l'Empereur germanique lors de la Guerre de trente-Ans. Le duché est occupé par les Français à l'exception de LA MOTHE qui résistera aux envahisseurs. Après 141 jours de siège, la ville se rend au Cardinal de RICHELIEU le 26 juillet 1634. Rendue au duc le LORRAINE en 1641, la cité est à nouveau assiégée du 25 juillet au 31 août 1642. Elle sera libérée par les troupes lorraines qui viennent d'écraser l'armée Françaises à LIFFOL-LE-GRAND (88).

LA MOTHE est à nouveau assiégée de décembre 1642 à mai 1643 ( mort de LOUIS XIII). MAZARIN ordonne à MAGLALOTTI de reprendre le siège de LA MOTHE à compter du 4 décembre 1644. MAGLALOTTI y perdra la vie. Les assiégés, environ 3 000 personnes manquent de tout, ils subissent l'assaut des bombes qui sont ici utilisées pour la première fois en Europe. La famine et les maladies incitent les habitants à se rendre le 1er juillet 1645 après 205 jours de siège.

En violation des accords passés, MAZARIN ordonne la démolition de l'intégralité de la place. La population en est chassée après avoir été contrainte d'effectuer la destruction de leur cité. C'en est finit de l’indépendance LORRAINE. Le duché va vivre sous tutelle de l'occupant français jusqu'en 1766, date de son rattachement à la France.

A la création des département, c'est volontairement que l'on plaça LA MOTHE en HAUTE-MARNE et nom dans les VOSGES, car, encore à cette époque, la rancœur lorraine était encore bien vivace dans les esprits.

Le site de LA MOTHE a été classé Monument Historique le 4 octobre 2001.

Seulement...

A QUOI RESSEMBLAIT LA CITADELLE ?

Il y avait une ville, le château avec ses quatre tours, une église collégiale, son enceinte comprenait des courtines de 20 mètres de hauteur, une contrescarpe de 13 mètres, 8 Bastions dont un mesurait 30 mètres de hauteur, des glacis, le tout s'étendant sur 28 hectares et abritant 3400 habitants.




ASPECT ACTUEL

Sur la colline il ne subsiste que de rares vestiges mangés par une végétation omniprésente. Une porte dite « souterraine » a été restaurée. Çà et là, on a retrouvé des rues pavées, les bases de la collégiale, des moulins à vent, des vestiges d'habitation, mais la tâche entreprise par une association de sauvegarde est immense et le combat permanent contre la végétation qui réduit à néant tous les efforts consentis.

Sur l'emplacement du château, un monument fort ancien commémore le martyre de la cité.

ACCÈS



Depuis le village de SOULAUCOURT-SUR-MOUZON, une route conduit directement au site.

VUES DU SITE



La colline de LA MOTHE


La citadelle était une position stratégique exceptionnelle


Le monument


La porte de France


l'emplacement du château


Les rues pavées de la ville


La grande citerne mangée par la végétation


Base des moulins à vent


Emplacement de l'église


Parvis de l'église


Transept


Le cœur


Traces d'une habitation



Bastion VAUDEMONT


Vestiges des courtines


La porte souterraine


La rue d'accès de la porte souterraine avec rails pour chariots


Sous la porte souterraine


Vue générale de la porte souterraine, principal vestige

CHÂTEAU DE BLOCHMONT

LE CHÂTEAU DE BLOCHMONT (68) :


UN CHÂTEAU CIRCULAIRE


SITUATION

Le château de BLOCHMONT est situé au col du même nom, sur la commune de KIFFIS (68) à 680 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Cette forteresse apparaît en 1271. Elle est occupée par les sires d' EPTINGEN vassaux des comtes de FERRETTE et de l'évêque de BÂLE (CH). Le château est détruit par le terrible tremblement de terre de 1356.

Dès 1357, la place est relevée. Les seigneurs d' EPTINGEN auront la mauvaise idée de soutenir les HABSBOURG contre l'évêque de BÂLE. Le prélat fait assiéger la place en 1449. Celle-ci tombe en quatre jours. La forteresse est démolie.



                                   La prise du BLOCHMONT

La ruine servira de carrière de pierre pour l' édification d'une ferme voisine.


ETAT ACTUEL


L'on entre par une brèche pratiquée dans un talus formant un rempart circulaire. Le château se trouvait sur un rocher central formant une élévation d'une hauteur assez importante.

Le principal vestige est un mur portant des trous de boulin accroché au roc. Un second mur se trouve à l'opposé. Sur l'esplanade haute on distingue la trace d'autres constructions.


ACCÈS


Le sentier balisé au départ du col est malheureusement envahit d'arbres abattus et d'un fouillis végétal infranchissable. Grimper un peu plus loin vers le haut de la colline, là ou le sous-bois est dégagé . La pente est rude. On arrive au château.  


VUES DU SITE


croquis du site


Entrée du château


Dans le fossé circulaire


Vestige de construction carrée


bases de murs 


vestige principal


Même lieu sous un autre angle


vue intérieure, notez les trous de boulin


face externe


L'esplanade


Le fossé vu de l'esplanade

vendredi 1 août 2014

CHÂTEAU DE REINECK

LE CHÂTEAU DE REINECK (68) :


ENTIÈREMENT DISPARU


SITUATION

Le château de REINECK se trouvait sur la commune de LEYMEN  Il s'élevait au dessus d'une paroi rocheuse située à l’extrémité ouest de la colline supportant le château de LANDSKRON.


HISTOIRE

Construit sur ordre de l’évêque de Bâle entre 1213 et 1215 il est rasé par le terrible tremblement de terre survenu en 1379.

En 1515, ses ruines servent de carrière pour l'agrandissement du château voisin du LANDSKRON.

Les vestiges du château figurent sur l'inventaire des monuments historiques établit par Prosper MERIME au XIX° siècle ; mais alors que c'est-il passé ?

Une carrière de pierre est ouverte à LEYMEN afin d' exploiter une falaise calcaire sur laquelle se trouvaient les vestiges du REINECK. Ceux-ci vont purement et simplement disparaître, rejoignant les masses minérales extraites sur ce lieu jusqu'à un passé très récent...


Inutile donc de tenter de retrouver quoi que ce soit de cette forteresse.



Le site de la carrière

CHÂTEAU DE WALDECK ( Leymen)

LE CHÂTEAU DE WALDECK (68) :


PAUVRE RUINE OUBLIÉE

Il ne faut pas confondre ce château avec celui de WALDECK situé près de PHILLIPSBOURG en MOSELLE.


SITUATION

Le château de WALDECK se trouve sur la commune de LEYMEN (68) à 472 mètres d'altitude.



HISTOIRE

De construction ancienne, le WALDECK est tenu par des nobles du même nom qui sont oblats de l'évêque de BÂLE (CH), cette ville est relativement proche. Le château est érigé sur une roche calcaire appartenant au massif du JURA.

En 1379, un terrible tremblement de terre anéantit la place qui ne sera jamais relevée.

Les ruines seront la propriété de plusieurs familles nobles ZU RHEIN, HESINGUE, REICH DE REISCHENSTEIN. Une campagne de fouille est réalisée en 1881 par une équipe suisse. Leurs découvertes sont conservées au musée de Bâle.


ETAT ACTUEL

Accrochés à un rocher abrupt des vestiges de murailles subsistent. D'autres murailles en pierres calcaire sont disséminées ça et là dans les parties basses. Il est très difficile d'interpréter le site envahit par une végétation très dense.


ACCÈS


A LEYMEN, prendre la rue du WALDECK, traverser le passage à niveau de la ligne de chemin de fer régionale suisse à voie étroite qui dessert cette commune et poursuivre sur un chemin non revêtu jusqu'à ce qu'un panneau interdise la circulation. Laisser le véhicule et emprunter le chemin de droite qui en 15 minutes conduit à proximité des ruines, mais il faut chercher un peu car il n'y a aucun sentier balisé...



VUES DU SITE




Plan de situation


Croquis des ruines

VUES PRISES EN 1978 ( diapositives qui ont l'avantage de monter des ruines peu envahies de végétation)


Le rocher


Les parties hautes


Les murailles accrochées à la roche


Parties basses


Le même site aujourd'hui


Vestiges d'une construction carrée