vendredi 21 octobre 2016

CHÂTEAU DE WECKERSBOURG

LE CHÂTEAU DE WECKERSBOURG (57):

UNE RUINE PEU CONNUE

SITUATION

Le château de WECKERSBOURG se trouve sur la commune de WALSCHBRONN (57). Il domine le village sur un promontoire situé à 260 mètres d'altitude.


HISTOIRE

D'après l'abbé de SENONES (88) DOM CALMET, le château voit le jour en 1490 suivant la volonté du comte SIMON WECKER de DEUX-PONTS-BITCHE.





Les comtes de DEUX-PONTS-BITCHE


Une autre source historique situerait elle la date de construction du château à l'an 1540 sur décision du comte Georges de DEUX-PONTS-BITCHE. C'est en effet une forteresse tardive prévue pour l'artillerie dès son édification. Le château n'a néanmoins pas d'histoire puisqu'il est abandonné à compter de 1577.


Livré aux récupérateurs de pierres, un projet de reconstruction est pourtant étudié en 1744 pour l'édification d'une citadelle moderne pour les armées françaises. Ce projet restera mort-né.

Au début du XX° siècle, les vestiges sont mis en valeur et certaines pierres sont réutilisées pour la construction d'une "grotte de Lourdes" et d'une statue monumentale vers 1906. 



ÉTAT ACTUEL

Les ruines fort bien entretenues mériteraient d'être mieux connues des touristes. Il subsiste la base d'un vaste donjon d'habitation et deux tours d'artillerie. L'une sert de belvédère, l'autre possède dans son rez-de-chaussée une chambre de tir bien restaurée. Des vestiges de courtine complètent l'ensemble.


ACCÈS

Il est conseillé de laisser le véhicule au pied du château et d'y accéder à pieds. On y entre en empruntant les escaliers qui mènent à la grotte artificielle.


VUES DU SITE




croquis des ruines (réalisation personnelle)




Vue aérienne- le château est encerclé (Géoportail)




Vue générale




L'accès aux ruines




Le rempart





Courtine et tour




Tour Sud-Ouest




Accès au belvédère





Tour Nord-Ouest




Chambre de tir




L'esplanade




Vestige du donjon d'habitation




Dans les logis


lundi 17 octobre 2016

"CHÂTEAU" DE GRYSSESTEIN

LE "CHÂTEAU" DE GRYSSESTEIN (57):



Aussi appelé GROFFESTEIN.



VESTIGES SUPPOSÉS D'UN CHÂTEAU


SITUATION

Le site de GRYSSESTEIN se trouve sur la commune de STURZELBRONN (57), au pied du roche de HIRSCHBERG  à environ 270 mètres d'altitude .

HISTOIRE

L’existence d'un château-fort en ces lieux est sujette à caution. Il existe bien un acte par lequel le comte Jacob de LICHTENBERG inféode la tour de GROFFESTEIN à Heinrich WOLLENSCHLÄGER de ALTORF ; mais si cet acte est authentique, le lieu lui pourrait tout aussi bien être une tour située au lieu-dit GROSTEIN dans le quartier de la ROBERTSAU à STRASBOURG.

En 1577 le lieu sert de repère de frontière entre les comtés de LICHTENBERG et de BITCHE. On pense que les construction présentes n'étaient qu'une suite de maisons fortes isolées.

En 1764 les moines prémonts de STURZELBRONN établissent des forges en ces lieux. Cette création n'est pas du goût du baron Jean DE DIETRICH qui détruit les installation en 1767, arguant que ces ateliers perturbent l'alimentation en eau de ses propres forges de JAEGERSTHAL (67). Il supprime surtout un concurrent.

Les barons DE DIETRICH



Dès lors les lieux sont abandonnés


ÉTAT ACTUEL

Il ne reste que quelques traces de construction dont une arche de maçonnerie matérialisant la source qui alimentait les forges.


ACCÈS

Traverser STURZELBRONN puis prendre la direction de WISSEMBOURG. Juste avant la limite départementale matérialisée par un petit pont, laisser le véhicule sur le petit parking. Monter sur la colline en direction d'une roche d'où sourd une source. Vous êtes sur le site (voir plan).


VUES DU SITE




Plan de situation. Les vestiges sont matérialisés par l'étoile rouge





Vestige

samedi 15 octobre 2016

CHÂTEAU DE SARREWERDEN

LE CHÂTEAU DE SARREWERDEN (67):

SIÈGE D'UN COMTE

SITUATION

Le château de SARREWERDEN se trouve sur la commune du même nom, au centre du village, à environ 220 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Le château a vu le jour vers 1300 sur le site d'anciennes thermes romaines. Il est l’œuvre de Frédéric 1er de SARREWERDEN. En même temps, la cité de SARREWERDEN s'entoure de fortifications. Le comte Frédéric III sera le dernier descendant de la famille. Il meurt à BONN (D) le 14 avril 1414. Le château est passé à une branche cousine de la famille d'origine, les MOERS. En 1463 Nicolas MOERS de SARREWERDEN se marie avec Barbe de FENETRANGE. Quatre comtes se succèdent jusqu'en 1527. C'est alors que le château passe sous la coupe de la famille de NASSAU. Avec ces nouveaux maîtres, la réforme protestante s'installe dans la région.


 Frédéric de MOERS, comte de SARREWERDEN

Dès 1527 le duc ANTOINE 1er de Lorraine accorde l'investiture du comté à son frère Jean de Lorraine, évêque de METZ. SARREWERDEN devient ensuite un refuge pour les protestants chassés de lorraine et de France et une forte communauté francophone et calviniste s'installe dans cette région germanophone et luthérienne. En 1629 le duc de Lorraine CHARLES IV obtient le comté au dépens de la famille de NASSAU. Il le donne à son frère Charles-Henri de VAUDEMONT qui dirige là un état souverain supprimé en 1751 au cœur du bailliage d'Allemagne qui est le nom que les duc donnent à la lorraine germanophone. Cet situation incite les princes de NASSAU à fonder une ville nouvelle aux portes de SARREWERDEN en 1707. Son nom sera NEUSAARWERDEN qui deviendra plus tard SARRE-UNION.

Le château est détruit par les troupes du maréchal de CREQUI en 1670 sur ordre du roi de France Louis XIV. Le traité de RYSWICK rend à la Lorraine son indépendance (1697). Le comté passe sous l'autorité des ducs lorrains jusqu'en 1766, date du rattachement de la Lorraine à la France.


ÉTAT ACTUEL

Il ne reste quasiment rien de ce château-fort, Les restes d'une tour d'angle de l'enceinte transformées en évocation de moulin en constitue les seuls vestiges.


ACCÈS

Les ruines se trouvent au centre du village à proximité d'un pont et d'une petite place.

VUES DU SITE



Les ruines vues de la place




La roue à aubes



Vue générale



La tour

samedi 8 octobre 2016

LA PIERRE DES DOUZE APÔTRES

LA PIERRE DES DOUZE APÔTRES (57):


LE PLUS GRAND MENHIR DE LORRAINE


SITUATION

Le menhir dit "PIERRE DES DOUZE APÔTRES" ou encore "BREITENSTEIN" se trouve sur la commune de MEISENTHAL (57), au carrefour de la route venant d'Alsace en direction de BITCHE avec celle allant en direction de  MOUTERHOUSE

HISTOIRE

Ce monolithe a été dressé au cours de la préhistoire. Au moyen âge, il va s'inscrire dans la délimitation de la frontière entre le duché de Lorraine et le comté de HANAU-LICHTENBERG. Un écusson de lorraine daté 1609 est gravé sur la face Sud du menhir. Le monument traversera les siècles et restera intact jusqu'au XVII° siècle.

Un marchand de vin d'INGWILLER prend alors une initiative aujourd'hui discutable. Il fait transformer le sommet de la pierre pour y sculpter l'effigie des douze apôtres du Christ ainsi qu'un calvaire taillé dans la masse formant sommet. Longtemps le site servira de lieu de ralliement des Protestants et parmi eux, les gens du voyage qui s'y rassembleront jusqu'à le veille de la seconde guerre mondiale.

La pierre est classée Monument Historique depuis le 16 février 1930.



ÉTAT ACTUEL

 
Malgré sa transformation, ce menhir reste le plus grand monolithe de lorraine avec une hauteur de 4,40 mètres. Il est suivi par le menhir de PIERRE BORNE (54) qui lui est intact - voir ce nom.


ACCÈS

Venant de WIMENAU (67), suivre la direction de BITCHE. Au sommet d'un petit col, le menhir se trouve en bordure de route au centre d'un espace gazonné.




VUES DU SITE



Vue générale







Vue rapprochée






Les sculptures


samedi 1 octobre 2016

CHÂTEAU DE BLENOD LES TOUL

LE CHÂTEAU DE BLENOD LES TOUL (54):

RÉSIDENCE D'UN ÉVÊQUE DE TOUL

SITUATION

Le château de BLENOD LES TOUL forme le cœur de ce village des côtes de TOUL. Il constitue avec l'église fortifiée un ensemble situé à 285 mètres d'altitude environ.


HISTOIRE

La châtellenie de BLENOD est donnée à l'évêque de TOUL par le roi DAGOBERT 1er au cours du VII° siècle. Un premier château fort voit le jour au cours du XIII° siècle. BLENOD se développe et plusieurs familles bourgeoises vivent dans l'opulence. Parmi celles-ci la famille DES HAZARDS. Hugues DES HAZARDS naît à BLENOD en 1454. Il deviendra le 74ème évêque de TOUL. En 1506 il décide de moderniser le château de BLENOD et construit une église dans son enceinte. C'est l'actuelle église paroissiale SAINT-MEDARD. En 1512 les travaux sont terminés. Hugues étudie aux frais de ses parents à METZ, DIJON, SIENNE. Il s'installe à ROME où il devient avocat. Il est remarqué par le roi de Sicile qui n'est d'autre que le duc RENE Ier de Lorraine, dit le roi René.




Monseigneur Hugues DES HAZARDS


Celui-ci l'élève à la dignité de prévôt de la collégiale SAINT-GEORGES de NANCY, puis président des État de Lorraine et président du Conseil ducal. Il est nommé prévôt de LIEPVRE, enclave lorraine en Alsace. Cette nomination entraîne un procès intenté par Henri et Oswald de THIERSTEIN qui avaient des vues sur ces terres. Ils sera débouté. Hugues obtient ensuite le doyenné de la basilique de METZ. L'évêque de TOUL Olty de BLAMONT décède. Hugues est élu évêque à une voix prés. Le pape JULES II confirme l'élection et lui donne le siège d'abbé de SAINT-MANSUY de TOUL. ANTOINE 1er dite LE BON succède à RENE II et se montre aussi bienveillant que son père à l'égard du prélat. On cite alors la "citadelle de BLENOD comme un palais. Hugues DES HAZARD s'éteint le 14 octobre 1517, il est inhumé en l'église SAINT-MEDARD, la cérémonie étant célébrée par PILLADIUS, chanoine de SAINT-DIE. Le tombeau de Hugues est l'œuvre du sculpteur Mansuy GAUVIN.

Le château a souffert lors de la guerre de trente ans. Il est transformé en maisons d'habitations. Aujourd'hui il abrite aussi  la mairie.



ÉTAT ACTUEL

Le château bien que fortement dénaturé présente deux portes fortes situées en vis à vis. Une partie du chemin de ronde, des canonnières et des tours sont encore visibles.

ACCÈS

Au centre du village, le château entoure l'église.


VUES DU SITE



BLENOD, l'église et le quartier du château (collection particulière)




Le château vers 1900 (collection particulière)




Les deux portes (collection particulière)




Le chemin de ronde (collection particulière)




Tombeau de Hugues des HAZARDS




La poterne




Cour intérieure




Tour Nord-Est





Canonnière




Logis renaissance




porte principale





Pierre héraldique (blason de la famille DES HAZARDS)