mardi 11 juillet 2017

CHÂTEAU DE MANDRES AUX QUATRE TOURS

LE CHÂTEAU DE MANDRES AUX QUATRE TOURS (54):

CET IMPORTANT CHÂTEAU-FORT A ENTIÈREMENT DISPARU

SITUATION

Le château de MANDRES AUX QUATRE TOURS se trouvait sur la commune du même nomil se situait à proximité de la mairie, au fond de la rue du château à 251 mètres d'altitude. Il ne faut pas confondre ce château avec le château de MANDRES situé à MIRECOURT (88) - voir ce nom.


HISTOIRE

La seigneurie de MANDRES-EN-WOIVRE ( ancien nom) est citée en 1049. Le pape LEON IX, ancien évêque de TOUL, donne ces terres à l'abbaye de SAINT-MAUR. Le château n'est cité qu'au XII° siècle. RENAUD 1er De MANDRES n'a pas de postérité, il cède le domaine à son neveux RENAUD II de NOVIANT en 1278. En mars 1300, la place est sous la suzeraineté de Gobert d'APREMONT, lui-même devant hommage aux comtes de BAR. Le château passe à la famille de TREMBLECOURT-NOVIANT. En 1360 Jean d'APREMONT reconnaît MANDRES accordable à Adémar évêque de METZ.

Le château va alors échoir à la famille de BLÂMONT alliée des SALM. Henri de BLÂMONT reçoit la forteresse en fief de Robert De BAR en 1397. En 1428 Baudoin de FLEVILLE, abbé de GORZE assiège le château qui sera défendu par Louis de BLÂMONT. Olry de BLÂMONT, évêque de TOUL hérite du château en 1499. Il le donne au duc de Lorraine RENE II tout en s'en gardant l'usufruit. A cette époque le château est tenu par une branche issue de la famille de BLÂMONT, les sires de DENEUVRE qui occuperont la place jusqu'au XV° siècle. Les châtelains prirent le nom de seigneurs de MANDRES.  

Claude-Antoine de BASSOMPIERRE, bailli de l’évêché de METZ est le nouveau seigneur de MANDRES en 1560. En 1610, le château passe à Louis de GUISE, baron d'ANCERVILLE, puis en 1633 c'est François de MAULJEAN, colonel de cavalerie du duc CHARLES IV qui défend le château alors est assiégé par les Français. Il se rend et obtient une capitulation honorable. La seigneurie de MANDRES est réunie à l’évêché de METZ en 1680. De retour à la Lorraine qui a recouvré on indépendance, le duc LEOPOLD 1er inféode le château à Georges GELEE DU CHESNOIS en 1703. Vendue en 1711 au sieur De PARISOT DE MONTZAY, la forteresse est revendue le 27 mai 1763 à Gabriel de BOURGOGNE. Au XVIII° siècle le duc de GUISE fait raser le château féodal pour ériger une nouvelle demeure elle aussi munie de quatre tours qui sera occupée par la maison de Bourgogne jusqu'en 1875. Ce nouveau château disparaîtra ensuite...


ÉTAT ACTUEL

Si le tracé du château apparaît encore sur les photographie aériennes, il ne subsiste plus aujourd'hui que les fossés du château sur un terrain privé.


ACCÈS

On peut apercevoir une partie des fossés depuis la rue du château. 


VUES DU SITE


Vue aérienne, le site du château est entouré en rouge (Géoportail)


Le château autrefois (collection particulière)


Emplacement du château

mercredi 5 juillet 2017

CHÂTEAU DE KŒUR

LE CHÂTEAU DE KŒUR (55):

RÉSIDENCE D'UNE FUTURE REINE CONSORT D'ANGLETERRE.

Ce château est aussi connu sous le nom de CHÂTEAU DE JARS.

SITUATION

Le château de KŒUR se trouve sur la commune de KŒUR-LA-PETITE (55) à 240 mètres d'altitude, au nord-ouest du village. C'est dans ce village que le chanteur Michel SARDOU passa son enfance.


HISTOIRE

Ce château est initialement une possession du duché de BAR. Certainement érigé au cours du XIII° siècle, il est cité en 1301 lors d'une cérémonie d'hommage du duc de BAR vis à vis du roi de France pour le Barrois mouvant. Une famille de KŒURS occupera les lieux.

Entre 1464 et 1470, le château est habité par Marguerite d'Anjou, fille du duc de Lorraine RENÉ 1er et de la duchesse ISABELLE 1ère. Marguerite naquit en 1429 à PONT-A-MOUSSON (54). Sa tante Marie d'Anjou est l'épouse du roi de France CHARLES VII et sa grand-mère est Yolande d'ARAGON. Le 13 avril 1445 elle épouse par procuration le roi d'Angleterre HENRI VI en la collégiale Saint-Georges de NANCY. Le mariage est confirmé le 30 mai suivant en la cathédrale de WESTMINSTER. Sa vie ne fut pas des plus paisibles car le roi HENRI VI souffre de troubles mentaux. Marguerite est à l'origine du Queen's Collège de CAMBRIDGE. En 1461, HENRI est déposé par son cousin EDOUARD IV. HENRY est enfermé dans un donjon. Marguerite, elle peut revenir en France en 1463, elle est fraîchement accueillie par le roi de France LOUIS XI, alors elle se retire aux château de KŒUR avec son fils Edouard. En 1470, Marguerite est de retour en Angleterre, son époux ayant recouvré son trône. Elle va alors jouer un grand rôle dans la Guerre des Deux Roses, mais après la défaite de TEWKESBURY, HENRI VI est définitivement détrôné et assassiné. Edouard le prince de galles est lui aussi assassiné par le futur roi RICHARD III. Marguerite est emprisonnée. Le roi RENÉ son père doit payer une forte rançon pour la libérer. C'est LOUIS XI qui paye en échange ( très provisoire) des duchés de BAR et de LORRAINE.
En 1476, Marguerite rejoint son père à AIX-EN-PROVENCE. Elle meurt en Anjou au château de MORAINS en 1482. Elle repose avec son père et sa mère en la cathédrale d'ANGERS.





Armes de Marguerite d'Anjou


En château est engagé en 1504 à Jean d'ARMENEVILLE pour 2000 francs barrois. Le châtelain épouse la même année Mahaut DES ARMOISES. Le duc de Lorraine RENÉ II accorde à l'épouse les même droits usufruitiers qu'à son époux. En 1523 la seigneurie est engagée à Jean d'AUVILLER pour 4000 francs barrois. Robert DE VILLE achète le château en 1526 pour 2000 francs barrois. 




Statue de Marguerite d'Anjou
au jardin du Luxembourg à Paris


Au XVI° siècle le château est fortement remanié et l'on y créé des jardins. En 1626 l'évêque de VERDUN François de Lorraine se retire à KŒUR. Il proteste dans un monitoire critiquant la destruction de l'abbaye de SAINT-VANNE dans le but de construite la citadelle Verdunoise. Le 30 septembre 1635 le roi de France LOUIS XIII prend ses quartiers au château. Il commande une armée de 25000 homme qui vont assiéger la ville et le château de SAINT-MIHIEL. Sans doute laisseront-il les lieux en ruines car c'est dans cet état que le château est signalé en 1704. Une grande partie des bâtiments vont être rasés. il ne subsistera que deux tours. Les communs sont transformé en logis en 1733. 

A la Révolution le château est déjà à l'abandon. Il deviendra alors une ferme.  



ÉTAT ACTUEL

Il subsiste une tour ronde, l'autre carrée et les anciens communs remaniés


ACCÈS

Au sud du village de KŒUR-LA-GRANDE, un chemin mène au château qui est privé et qui ne se visite pas


VUES DU SITE




Vue aérienne du château (Géoportail)



Le château au début du XX° siècle (collection particulière)

mardi 27 juin 2017

ABBAYE D'AUTREY

L'ABBAYE D'AUTREY (88):



Cette abbaye est située au cœur  de la vallée d'origine de ma famille, la vallée de la MORTAGNE. Mes ancêtres y sont présents au moins depuis 1691 ( date butoir des archives conservées) dans les localités de HOUSSERAS, puis d'AUTREY, hameau de VUILLAUME-FONTAINE .

PLUS DE 800 ANS D'OCCUPATION RELIGIEUSE

SITUATION

l'abbaye d'AUTREY se trouve sur la commune du même nom. Elle borde la rivière La MORTAGNE à 325 mètres d'altitude. 


HISTOIRE

Nous somme ici dans une enclave de l’évêché de METZ. La fondation du monastère est due à l'évêque Etienne DE BAR au cours du XII° siècle. Le premier abbé, ANSELME dirige les lieux de 1172 à 1182. Bien que patronnée par Notre Dame, l'abbaye y cultive aussi le culte de SAINT-HUBERT dont elle détiendra une relique qui donnera lieu à un pèlerinage et une dévotion toujours en vigueur de nos jours.



L'abbaye d'AUTREY 

Le monastère va subir les vicissitudes de l'histoire locale. Lors de guerre d’expansion de la Bourgogne menée par CHARLES LE TEMERAIRE qui veut annexer la Lorraine afin de réunir ses terres d’origine aux Flandres, AUTREY sera en partie détruite. L'abbé Claude STEVENEL va restaurer les lieux entre 1737 et 1745. L'abbatial va alors prendre l'aspect mi gothique, mi renaissance qu'elle affiche encore de nos jours. Après les malheurs de la guerre de Trente Ans et la dure occupation française, c'est l'ensemble des bâtiments qui est reconstruit (1704, 1715). L'abbaye est alors occupée par les chanoines réguliers de la congrégation Notre-Sauveur, réformée par SAINT-PIERRE-FOURRIER. Le dernier abbé de l'abbaye, Barthélemy-Louis-Martin CHAUMONT DE LA GALAIZIERES est élu premier évêque de SAINT-DIE en 1777. 


Monseigneur de CHAUMONT, premier évêque de SAINT-DIE

Survient la révolution française, l'abbaye est vendue comme bien de la nation au citoyen COLOMBIER qui va y installer une tréfilerie. Il fait abattre le clocher roman, mais respecte assez bien le bâtiments canoniaux qu'il fait aménager en logements pour ses ouvriers. Dans l'église, il fait creuser un canal permettant de conduire la force hydraulique vers ses ateliers.

1856. Monseigneur CAVEROT, évêque de SAINT-DIE rachète l'abbaye afin de l'aménager un second petit séminaire pour renforcer celui de SENAIDE (88). Ce séminaire sera confié au chanoine MORQUIN. En 1906 l'établissement et touché par la loi de séparation de l'église et de l'état. L'abbaye est alors saisie pour être convertie en maison de retraite en 1912. Hôpital militaire durant le conflit mondial, l'abbaye redevient un séminaire à compter de 1931 quand Mgr FOUCAULT, évêque de SAINT-DIE rachète les bâtiments. En 1974 le séminaire ferme ses portes, faute d'élèves. En 1982 la communauté de moniales des Béatitudes s'installe dans l'abbaye.
AUTREY est classé Monument Historique successivement en 1911, 1931 et 1955. 



ÉTAT ACTUEL

L'abbaye, toujours en activité se compose d'une église abbatiale et de divers bâtiments. Elle est entourée par un vaste parc de style anglais.

ACCÈS

L'abbaye est ouverte au public durant la saison estivale, le droit d'entrée est minime. 


VUES DU SITE



Plan de l'abbaye (donné aux visiteurs)


Vue générale vers 1950 ( collection particulière)


Vue aérienne (collection particulière)


L'église paroissiale d'AUTREY ( l'abbatiale étant réservée à l'abbaye)


La porterie


L'église abbatiale



la cour


bâtiments abbatiaux


Le porche


coté Est des bâtiments abbatiaux


L'église


tympan


Détail du clocher


clocheton


la nef


Croisées d'ogives


Les autels


Les piliers



Chapelle SAINT-HUBERT


Pilastres


Statue de SAINT-HUBERT


Vue extérieure de la chapelle SAINT-HUBERT


Vestiges du cloître ( non accessible au public)



Coté Sud


PARC ET JARDINS


L'abbaye vue du parc



Deux aspects du parc


l'étang


Petit pont


Une marre


Statue


La bambouseraie


croix celtique


L'un des jardins

lundi 26 juin 2017

CHÂTEAU D'EUVEZIN

CHÂTEAU D'EUVEZIN (54):

ARCHÉTYPE DU CHÂTEAU LORRAIN

SITUATION

Le château d'EUVEZIN se trouve sur la commune du même nom, au centre du village, à environ 215 mètres d'altitude . 


HISTOIRE

La seigneurie est citée en 1403.On ignore si un château-fort existait déjà à cette époque. Le château actuel est érigé à la fin du XV° siècle. Il est équipé pour l'artillerie.





Les nobles DE ROSIERES

La construction de ce château est attribuée à Antoine de ROZIERES qui occupe d'importantes fonctions à la cour du duc de Lorraine. Il est président du tribunal dit "Des Grands Jours" siégeant à SAINT-MIHIEL (55). Antoine meurt en 1611. On ne connait pas l'histoire de ce monument dans ses détails. 

Le château subira de nombreuses modernisation comme l'actuelle porte édifiée au XVIII° siècle. Endommagé au cours du premier conflit mondial, EUVEZIN est classé Monument Historique le 29 mai 2009.


ÉTAT ACTUEL

Monument se composant d'un corps central muni de tours carrées à deux de ses angles, il possède des jardins construits en terrasse et un colombier. Des canonnières percent les parties basses du château.

ACCÈS

Ce monument privé ne se visite pas.


VUES DU SITE


Vue générale ( collection particulière)



Le château au cours de la guerre 14/18 (collection particulière)


Vue depuis la place de la mairie


Tour d'angle



Coté Est