lundi 31 octobre 2022

MARIE DE GUISE

 MARIE DE GUISE :


QUAND LA LORRAINE AVAIT LA PRETENTION DE SAUVER LE CATHOLICISME ET DE GOUVERNER LA FRANCE


Plaque souvenir au château d'EDIMBOURG
     
CONTEXTE HISTORIQUE

Par héritage du duc de Lorraine RENE 1er d'ANJOU, la Lorraine va hériter du duché de GUISE (02). En France, au début du XVI° siècle, le roi s'appelle FRANCOIS 1er. Son fils HENRI II lui succède. Il conquiert le territoire des TROIS EVECHES avec le concours de François DE GUISE, qui bien que naturalisé français, conserve ses avantages de prince étranger lorrain. Marie est la sœur de François. Celui-ci est un proche de DIANE DE POITIERS, maitresse d'HENRI II. Le décors est planté durant plusieurs décennies, la famille de GUISE dont celui qu'on appelle LE CARDINAL DE LORRAINE, va diriger la France en sous-main et tentera même de s'approprier le trône de France au profit du duc de Lorraine CHARLES III qui est le gendre d'HENRI II. 

BIOGRAPHIE


                                            Ruines du château des REYS (54)

MARIE DE GUISE nait le 22 novembre 1515 à BAR-LE-DUC. Elle est la fille de Claude de LORRAINE, premier duc de GUISE lui-même est le frère du duc de Lorraine ANTOINE LE BON et d'ANTOINETTE DE BOURBON, descendante directe du roi SAINT-LOUIS.



                                                       Marie DE GUISE

Marie passe son enfance au château des RAYS à FROUARD (54) - voir ce nom. Elle est mariée au duc de LONGUEVILLE mais se retrouve veuve à l'âge de vingt ans. Elle reçoit alors une proposition de mariage émanant du roi d'Angleterre HENRI VIII. Marie la décline prétextant qu'elle n'a pas le cou assez long, faisant ainsi allusion à la décapitation d'ANNE BOLEYN, la précédente épouse d'HENRI VII que celui-ci à fait exécuter.



                                     Jacques VI STUART et  Marie DE GUISE

Le duché de Lorraine est champion dans la lutte contre les Protestants. François de GUISE devient le chef de la répression en France. Le roi de France FRANCOIS 1er avait fait alliance avec le roi d'Ecosse JACQUES V. Les GUISE vont intriguer pour que Marie épouse le roi JACQUES VI STUART. Le mariage est célébré le 12 juin 1538. Le couple aura trois enfants dont deux mourront au berceau. Seule MARIE survivra. Jacques VI meurt le 14 décembre 1542, soit six jours après la naissance de MARIE STUART. Marie de GUISE devient alors régente d'Ecosse jusqu'à sa mort, six années plus tard. Durant cette période, elle va profiter des troupes françaises pour mener une lutte sans merci contre les presbytériens écossais de KNOX. 

MARIE DE GUISE meurt à EDIMBOURG le 11 juin 1560.

MARIE STUART


 François II et Marie STUART

Marie STUART est élevée en France à la cour d'HENRI II. François DE GUISE et son frère Charles, le CARDINAL DE LORRAINE influencent les décisions royales par l'intermédiaire de DIANE DE POITIERS. C'est ainsi qu'ils vont arranger le mariage de leur nièce de 16 ans, avec le dauphin, le futur FRANCOIS II qui a le même âge. Le dauphin est un personnage sans personnalité, débile et malade surnommé "le roi sans vertus". Durant son court règne ( 1559-1560) Marie STUART décide de tout. Ainsi, en 1560 survient la conjuration d'AMBOISE qui marque le début des persécutions contre les Réformés. Les massacres tel celui de WASSY (52) vont succéder aux massacres. Après la mort de FRANCOIS II, Catherine de MEDICIS qui craint de voir Marie STUART épouser le nouveau roi CHARLES IX oblige celle-ci à retourner en Ecosse, pays où elle n'a jamais vécu auparavant, espérant ainsi soustraire le France à l'influence des GUISE. Marie STUART sera reine d'Ecosse, puis entrera en conflit avec sa cousine protestante ELISABETH 1ère d'Angleterre, celle finira par la faire décapiter  en 1587.


LA LIGUE

Cet épisode de va pas empêcher les frères François et Charles DE GUISE d'influencer l'histoire de France. Le 24 février 1563 François meurt des suite d'un coup de pistolet que lui a donné Jean DE POLTROT DE MERE un protestant. Charles DE GUISE le CARDINAL DE LORRAINE est mort à AVIGNON le 26 décembre 1547. Henri DE GUISE, fils de François poursuivra "l'œuvre" de sa famille au sein de la cour royale. En 1544, lors du siège de BOULOGNE il est blessé à la face, ce qui lui vaudra le surnom de "Le Balafré". Il sera le principal animateur de LA LIGUE CATHOLIQUE qui voit le jour au lendemain du MASSACRE DE LA SAINT-BARTHELEMY le 24 août 1572. Cette ligue va poursuivre la lutte antiprotestante. En novembre 1576 Henri de GUISE est un proche parent de la reine LOUISE DE VAUDEMONT, elle aussi lorraine et qui a épousé le roi HENRI III. Henri de GUISE organise à BLOIS les Etats Généraux de la Ligue. Le roi HENRI III, lassé des machinations de la famille de GUISE fait assassiner HENRI LE BALAFRE au château de BLOIS le 23 décembre 1588, ainsi que son frère le Cardinal de Lorraine le 24 décembre. Cet acte aura pour conséquence l'assassinat du roi HENRI III le 2 août 1589 par le moine Jacques CLEMENT. Avant de mourir, HENRI III qui n'a pas d'héritier désigne HENRI DE NAVARE le futur HENRI IV comme successeur. C'en est finit des prétention du duc CHARLES III DE LORRAINE pour l'accession au trône de France.




Armes de Marie DE GUISE

dimanche 9 octobre 2022

RENE 1er DE LORRAINE

 RENE 1er DE LORRAINE :


DIT LE ROI RENE 


René 1er par David d'Angers
     
CONTEXTE HISTORIQUE

En France nous sommes en pleine guerre de cent ans. Les héritiers de la maison de BAR ont été décimés lors du désastre d'AZINCOURT. Le duché de bar revient au cardinal LOUIS DE BAR. En Lorraine le duc CHARLES II de HARDI n'a qu'un seul enfant, une fille: ISABELLE DE LORRAINE. RENE d'ANJOU est le second fils de LOUIS II d'Anjou, roi titulaire de NAPLES, comte de PROVENCE et de Yolande d'ARAGON, il est neveu du roi de France CHARLES VI le FOL. Yolande envoi son fils à son oncle, le cardinal de BAR qui lui cède son duché. Il arrange aussi le mariage de RENE avec ISABELLE de LORRAINE duchesse héritière. Le couple aura neuf enfants...

BIOGRAPHIE

RENE d'ANJOU nait le 16 janvier 1409 au château d'ANGERS (49). A la mort de son père, il reçoit le futur comté de GUISE (02).  Yolande d'ARAGON fait adopter René par le cardinal de BAR afin que celui-ci hérite du comté de BAR. Le 20 octobre 1420, René épouse la duchesse ISABELLE DE LORRAINE. Les deux époux sont âgés de onze ans. La famille de VAUDEMONT, branche cadette de la famille de LORRAINE n'accepte pas l'arrivée d'un Français sur une terre qu'elle estime lui revenir de droit. A 14 ans, René assiège victorieusement le château de VAUDEMONT (voir ce nom). En 1427 Isabelle accouche du futur JEAN II de Lorraine. Le duc Charles II meurt en 1434 laissant la Lorraine à ISABELLE. RENE devient duc consort. Antoine de VAUDEMONT allié des Bourguignons entre en conflit avec RENE. Les deux armées s'affrontent lors de la bataille de BULGNEVILLE en 1431. RENE est fait prisonnier et sera détenu par PHILIPPE DE BON   à DIJON (21). Il sera libéré en échange de la remise de ses fils JEAN et LOUIS. René n'a pas les moyens de tenir ses engagement pris en échange de sa libèration, il se constitue à nouveau prisonnier et ne sera libéré qu'en 1437 contre rançon. 



Pièce de 1 gros lorrain datant de René 1er


En 1434, LOUIS III d'ANJOU frère ainé de RENE meurt sans postérité.  René hérite des titres de roi de Sicile et de Jérusalem ainsi que du comté de Provence. En 1425 il hérite de royaume de NAPLES, mais ne pourra jamais jouir de cette terre, battu par son rival ALPHONSE V D'ARAGON. C'est le début de ce que l'on va appeler les guerres d'Italie qui vont se poursuivre jusqu'au règne du roi de France FRANCOIS 1er. 

La duchesse ISABELLE meurt en 1453. Il a 44 ans. René transmet le duché de Lorraine à son fils JEAN DE CALABRE qui deviendra le duc JEAN II (voir ce nom). En 1454, RENE épouse JEANNE de LAVAL, ce second mariage restera stérile. Le couple s'installe à SAUMUR, puis à AIX-EN-PROVENCE en 1472. RENE soutient le roi de France CHARLES VII, bien qu'en 1445 il ait marié sa fille MARGUERITTE d'ANJOU  au roi HENRI VI d'ANGLETERRE, qui est poussé par son entourage à revendiquer le royaume de France. On l'a sacré comme tel à Notre-Dame de Paris.

A la cour de CHARLES VII qui est son beau-frère, RENE côtoie  un certain JEAN D'ARC, frère de la Pucelle et ROBERT de BEAUDRICOURT, l'ancien capitaine de VAUCOULEURS qui a fui le champs de bataille à BULGNEVILLE. Peintre amateur de talent, musicien et poète, il va pouvoir se consacrer à ses dons. A AIX-EN-PROVENCE il entretien une cour d'artiste. En Lorraine JEAN Il meurt brutalement en 1470, le trône lorrain échoit à son fils NICOLAS 1er. René envisage de marier le jeune duc à la fille de CHARLES LE TEMERAIRE, MARGUERITE, mais NICOLAS 1er meurt à 25 ans en 1473. Une rumeur dit que c'est le roi LOUIS XI qui l'aurait fait empoisonner. Le trône lorrain passe à YOLANDE D'ANJOU qui le cède immédiatement à son fils René de VAUDEMONT, le futur RENE II. le 21 juillet 1474 RENE 1er lègue le duché de BAR à RENE II, réunissant ainsi BAR ET LORRAINE. RENE D'ANJOU informe son neveu le roi LOUIS XI du contenu de son testament. Le roi le France ne l'accepte pas, il saisit la ville d'ANGERS et ordonne l'emprisonnement de son oncle, qui en raison de son âge avancé accepte de céder la Provence à la France après sa mort contre une pension confortable. En 1476, RENE accueille sa fille MERGUERITTE d'ANJOU veuve du roi d'Angleterre RENRI VI. Il l'a fait libérer de prison contre une rançon, de 50 000 écus d'or. Le 5 janvier 1477, CHARLES LE TEMERAIRE est tué à la bataille de NANCY.

Le 10 juillet 1480 RENE 1er meurt à AIX EN PROVENCE. Il est inhumé en la cathédrale d'ANGERS au côté d'ISABELLE DE LORRAINE sa première épouse. Jeanne DE LAVAL a fait évacuer Le corps du duc de nuit, caché dans un tonneau car les Provençaux désiraient garder la dépouille de leur duc.


  
René 1er


Isabelle 1ere

                    

DESCENDANCE DE RENE 1er et d'ISABELLE DE LORRAINE

Isabelle ( ?) morte très jeune
JEAN II DE CALABRE (1425-1470) épouse Marie de BOURBON, père de NICOLAS 1er, duc de Lorraine sous le nom de JEAN II. 
LOUIS, marquis de PONT-A-MOUSSON (1427-1445) meurt sans postérité.
YOLANDE D'ANJOU (1428-1483) mariée à FERRY II DE VAUDEMONT, future duchesse de Lorraine, mère du duc RENE II de LORRAINE
NICOLAS ( 1428-1430) frère jumeau de YOLANDE
MARGUERITE D'ANJOU (1429-1482) épouse du roi d'Angleterre HENRI VI, mère du prince de Galle EDOUARD.
CHARLES (1431-1432)
LOUISE (1436-1438)
ANNE (1437-1450)


ENFANTS BATARDS

Blanche d'ANJOU ( 1438-1471) épouse Bertrand de BEAUVAU
JEAN D'ANJOU marquis de PONT-A-MOUSSON (meurt en 1536) épouse Marguerite de GLANDEVES.
MADELEINE D'ANJOU, épouse Louis de BELLENAVE 
FRANCOISE(?)
BLANCHE (?)
JEAN(?)
MADELEINE ou CATHERINE (?)

mardi 12 juillet 2022

LE RETABLE DE BÜHL

 LE RETABLE DE BÜHL (68)


L'UN DES PLUS GRANDS RETABLE GOTHIQUE D'EUROPE

Voici une œuvre picturale qui me tient particulièrement à cœur, sinon par  la qualité de l'œuvre, mais surtout parce que les supports des panneaux dans leur présentation actuelle de 1971 ont été réalisés par mon père aujourd'hui décédé... 

SITUATION

Le retable de BÜHL se trouve en l'église Saint-Jean-Baptiste de BÜHL (68).

HISTORIQUE

Cet imposant retable a été réalisé à la fin du XV° siècle par un par des peintres inconnus sans doute élèves de l'école colmarienne de Martin SCHONGAUER suite à une commande du Couvent de SAINTE-CATHERINE de COLMAR, dit couvent des CATHERINETTE . 

Le couvent est supprimé à la Révolution Française et deux habitants de BÜHL, Joseph-Amarin CLAD et son cousin se rendent acquéreurs du retable en 1794 en échange de d'un tonnelet de vin. Les tableaux sont stockés dans une remise avant d'être remontés en 18354 dans l'église paroissiale du moment, puis en 1841 dans la nouvelle église.

Pendant la guerre de 14-18, le retable est démonté et caché au château du HAUT-KOENIGSBOURG (voir ce nom). Pendant la seconde guerre mondiale le retable prend la route de PERIGUEUX (24). Il retrouve sa place en 1946.

En 1965 les panneaux sont confiés pour restauration aux Atelier du Louvre à PARIS. L'ensemble est remonté à la place du maître-autel qui a été supprimé. L'ensemble est à nouveau visible depuis 1971.  

Le retable est classé Monument Historique depuis 1841.

DESCRIPTION

Dans sa présentation actuelle, les onze panneaux qui composent l'œuvre sont montrés séparément et à hauteur d'homme. Initialement dans sa présentation montée le retable mesurait 7 mètres de largeur sur 1,97m de hauteur, ce qui en fait l'un des plus grand retable gothique d'Europe. Les panneaux représentent la Crucifixion, Sainte Catherine, Sainte Ursule, le Jugement dernier, la Flagellation, la Nativité, L'Assomption de la vierge, le Mont des oliviers, le Chemin de croix, l'Annonciation et l'Adoration des mages.

ACCES:

le retable est libre d'accès durant les heures d'ouverture de l'église.

























dimanche 10 juillet 2022

CHAMPS DE BATAILLE DE LA CHAPELOTTE

CHAMPS DE BATAILLE DE LA CHAPELOTTE (54):

L'ENFER DE LA GUERRE DES MINES

   N'ayant plus beaucoup de réserves pour alimenter mes articles par des monuments féodaux, j'inaugure une série consacrée au champs de batailles du premier conflit mondial situés sur le massif des Vosges.

SITUATION

  Le champs de bataille de LA CHAPELOTTE est sans doute le moins connu des grands sites de mémoire du massif vosgiens. Pourtant, on estime le nombre de tués  à environ 5000 victimes pour les deux camps. 

 Le site se trouve sur les communes de PIERRE-PERCEE, de BIONVILLE (54) et de la foret communale d'ALLARMONT (88) de part et d'autre du COL DE LA CHAPELOTTE qui permet à la route départementale 992 de relier les vallées de la Plaine et de le BLETTE sur l'axe SCHIRMECK-LUNEVILLE.

HISTOIRE

Ce paragraphe n'a pas vocation à relater le détail du déroulement des combats, mais à en faire un résumer concis et chronologique. 

Dans le nuit du 21 au 22 août 1914, un zeppelin largue des bombes sur le cantonnement du 21ème Corps d'Armée à BADONVILLER. Le dirigeable est abattu à proximité du Col de la Chapelotte. Les allemands sont présents dan la vallée de la Plaine et plusieurs combats se sont déjà déroulés sur la ligne de crête. Le 26 février 1915 une patrouille allemande teste les défenses françaises au HAUT-des-planches. Le site est ensuite bombardé par les allemands qui vont prendre d'assaut les positions françaises tenues par le 70ème BCA, le 349ème RI et le 38ème RIT. En fin de journée les Français ont repris une partie des positions perdues. La neige tombe. les français vont progressivement creuser un réseau de tranchées. Dans la nuit du 28 février au premier mars des renforts français arrivent, un assaut est programmé après une préparation d'artillerie qui sera sans effet. Les allemands sont retranchés dans de solides bunker et leurs tranchées sont taillées dans le grés. L'assaut est un échec. Les assaut continuent et le 8 juin 1915, les allemands inaugurent la guerre des mines qui prendra fin le 2 septembre 1917 après 55 explosions provoquées par les deux camps.

   Certaines galeries de mines sont creusées à de grande profondeur, soit 20,30, 40 et même 70 mètres sous la montagne On recense des cratères de mines de 50 mètres de diamètre. Le 25 avril 1916, les positions françaises subissent un feu d'artillerie de cinq heures durant lequel 30 000 obus seront tirés. Mille fantassins allemands prennent les positions française d'assaut. Celui-ci sera un échec et le col restera français. Dorénavant la guerre des mines va s'intensifier les sapeurs travaillent désormais à 75 mètres de profondeur. Le 14 avril 1917 deux explosions souterraine annonce une nouvelle attaque allemande qui sera elle aussi repoussée entrainant de lourdes pertes humaines et une consommation de 1059 obus de 75 et de 155 sur le site du Haut-Du-Faîte.

 Le 2 septembre 1917 les français font exploser dix tonnes d'explosif à 70 mètres de profondeur créant une cavité de 200 m3. Le 28 mai 1918, les français dynamitent leurs galeries de mines pour éviter une invasion ennemie par celles-ci. A compter de septembre 1917 il n'y aura plus d'assaut important, les deux camps limiteront leurs attaques à des escarmouches et des jets de grenades. 

Le 11 novembre 1918 l'armistice est signé. Les allemands ont aussi dynamité leurs galeries avant de quitter les lieux. 

Les allemands avaient édifié d'importantes infrastructures sur l'ensemble de la ligne de crête. Ces bâtiments seront utilisés par les maquis durant le second conflit mondial.


ETAT DES LIEUX


Croquis des lieux

Longtemps laissé à l'abandon, le champs de bataille a été restauré et ouvert au public à l'occasion de centenaire de l'armistice. Une association qui possède aussi un musée dédié aux combats au lieu-dit LA MENELLE à PIERRE-PERCEE entretien les lieux. Les divers abris sous roche ont été condamnés en raison de la présence en ces lieux de colonies de chauves-souris. Malheureusement plusieurs de ces barrages ont été vandalisés. Les accès aux sites installés sur les forêts gérées par l'ONF ont été balisés ; il n'en est pas de même pour ceux situés sur des terrains privés. Il est dangereux de s'écarter des sentiers balisés car de nombreux pièges datant du conflit s'y trouvent encore. De même, il est dangereux de s'aventurer dans les galeries de mines ( risques d'éboulement et d'asphyxie).



 Genre de piège que l'on peut rencontrer

                   

VISITE DES LIEUX

Le champs de bataille se divise en deux secteurs de part et d'autre du Col de la Chapelotte. La partie ouest est accessible en véhicule, la partie est nécessitera près de dix kilomètres de marche souvent en pente raide pour une visite intégrale.


SECTEUR DE DAMEGALLE


Il s'agit là des lignes arrières françaises. On y trouve à proximité des vestiges du château féodal de DAMEGALLE (voir ce nom) et qui n'a joué aucun rôle dans la bataille, les premières tranchées ainsi que le site dit de LA GROTTE DES POILUS qui était un poste de secours français et l'observatoire du rocher de LA PIERRE A CHEVAL qui était équipé d'une pièce d'artillerie surnommée JULOT.




Le site de La Pierre à Cheval

                             


Poste de secours français de la grotte des Poilus


SECTEUR DU COL

 Au Col de la Chapelotte ce trouve la fontaine construite par les soldats et la chapelle CARTIER-BRESSON, du nom d'une famille d'industriels de la vallée de la plaine dont est issu un célèbre photographe. Cette chapelle remplace un édifice plus ancien anéanti par la guerre et dont il ne reste que deux piliers. On y trouve aussi un monument commémoratif de taille assez modeste. En se dirigeant vers le champ de bataille, on rencontre les ruines d'une maison forestière détruite lors des combats.


La maison forestière

SECTEUR DU HAUT DU FAÎTE

En empruntant le chemin de droite on accède à la roche dite DES DEUX JUMELLES, un poste d'observation français sur un secteur appelé en langue corse GECHETTI-BLAISE.


Faire demi-tour et monter le chemin de gauche pour atteindre l'USINE SOUTERRAINE qui est un ensemble de cavités étalées sur 200 mètres et creusées dans une falaise de grés. Ces cavités abritaient de puissants compresseurs destinés à fournir l'air comprimé nécessaire au creusement des abris et des galeries de mines.


Poursuivre sur de chemin initial jusqu'à la STELE CORSE. ce monument a été érigé en souvenir des soldats du 373ème RI composé majoritairement de soldats venant de l'Île de beauté. Ces derniers avaient amené avec eux des châtaignes, lesquelles ont ensemencé la forêt où cet arbre est devenu très abondant.


C'est un mouflon qui symbolise la Corse

 Prenons le sentier qui monte au niveau de la stèle pour gagner un poste de mortier de tranchée appelé CRAPOUILLOT.



A gauche, voir plusieurs entrées de galeries de mines.



On poursuit sur le sentier en direction du ravin du chemin de fer, une installation française destinées à évacuer les terres provenant du creusement des galeries de mines.



Le puits DONETTI destiné à l'aération des galeries

En poursuivant la monté on passe à proximité de plusieurs entonnoirs laissés par l'explosion des mines.


On croise aussi les traces de nombreuses tranchées françaises.


Enfin, au sommet se trouve un important poste d'observation allemand et un réseau de tranchées que le sentier emprunte.




On arrive ensuite sur un large chemin forestier que l'on emprunte jusqu'au site du Collet.


LE ''VILLAGE'' ALLEMAND

Au Collet, nous sommes en secteur Allemand. L'accès au lieu-dit le Village Allemand n'est pas indiqué. Il faut prendre le chemin qui descend sur le versant opposé et qui s'embranche en fourche sur le chemin principal. Après environ 200 mètres on rencontre deux tranchées creusée dans la roche qui descendent vers le ravin. Il faut les emprunter pour atteindre un ensemble de casemates adossés à la falaise et reliées entre elles par des couloirs taillés dans le grès. La plus raffinées de ces casemates est le poste de secours. Quel contraste avec le poste français de la grotte des poilus. Il y a aussi à l'extrémité nord l'embase d'un téléphérique. Au delà se trouvait l'entrée de la grande galerie de mine dite SAARSTOLLEN.







 Explorons les autres installations du site:














Ces bâtiments ont servi d'abri pour les maquisards lors de la seconde guerre mondiale. Rebroussons chemin et regagnons Le Collet. Avançons sur le chemin principal jusqu'à un chemin barré, l'emprunter pour atteindre un autre blockhaus et un abri creusé dans une roche.




 Revenir sur ses pas et redescendre jusqu'au Collet.


LA TRANCHEE DE PREMIERE LIGNE ALLEMANDE


A proximité du panneau indicateur, suivre le petit sentier qui va d'abord nous mener au blockhaus du Collet.



Poursuivre dans la tranchée de première ligne sur plusieurs centaines de mètres où postes d'observation, abris et blockhaus se succèdent. 








Ici, la tranchée devient un tunnel







Enfin, on arrive au blockhaus dit BISMARSCHANZE où se trouve la stèle en la mémoire du lieutenant Karl JUNKER mortellement blessé à cet endroit.





A partir le là, le sentier remonte vers le chemin venant du Collet. Le suivre jusqu'au CIMETIERE ALLEMAND. A cet endroit se trouvait un cimetière provisoire dont les corps ont été relevés. Il subsiste plusieurs stèles sculptée par les soldats.




De là part le sentier qui longe la Corniche des COLLINS.

SECTEUR DU HAUT DES PLANCHES

On atteint les réservoirs pour stockage d'eau.





On poursuit le sentier qui traverse une zone envahie par des fougères sur laquelle passe une ligne électrique à haute tension. On arrive au blockhaus du haut des Planches, lui aussi réutilisé comme abri par le Maquis.







On reprend la progression et l'on arrive à l'ABRI A DEUX ETAGES dont l'accès est condamné.





Nous suivons désormais la barre rocheuse où les abris sont nombreux.





Enfin, on arrive au lieu dit LE CAMP ALLEMAND qui était le centre du réseau ferroviaire stratégique par lequel des locotracteurs DEUTZ acheminaient des trains de munitions arrivant par le téléphérique de la ROCHE GANAUX.



Le dépôt des locotracteurs


Un dépôt de munitions ?

Poursuivons le sentier jusqu'à la Roche GANAUX où se trouvait une station de téléphérique et le PC du général STADTHANGEN.


Tranchée allemande creusée dans la roche


Emplacement du téléphérique de la Roche Ganaux