jeudi 17 mars 2022

Restauration de L'HÔTEL de BILISTEIN

RESTAURATION DE L'HÔTEL DE BILISTEIN (88):


PREMIER CHÂTEAU DES PRINCES DE SALM-SALM A SENONES ( Sélectionné par le Loto du Patrimoine pour 2022).


Le premier château des Princes de SALM où Hôtel de BILISTEIN suivant son nom officiel est l'un des châteaux de la ville de SENONES laquelle d'être reconnue par le label PETITE CITE DE CARACTERE (voir Châteaux de SENONES)


Tout comme le château de LUNEVILLE qui a été plusieurs fois la proie des flammes, l'Hôtel de BILISTEIN a aussi connu deux destructions par incendie. Le premier, survenu en 1892 a fait disparaître la toiture d'origine. Le second se déclare le 17 septembre 1994. Les ruines vont attendre 27 ans avant de connaître une résurrection et manquer de peu une destruction définitive. Pourquoi un si long délais? Ceci est dû à un imbroglio causé par plusieurs facteurs. Le château était géré par une S.C.I. qui a refusé de financer les travaux de reconstructions suivant les exigences des Monuments Historiques. Il y aussi eut le désengagement des assurances. La Région Lorraine, en son temps qui refusa d'accorder une subvention pour restaurer l'édifice au motif fallacieux que la Principauté de Salm n'est pas en Lorraine... 

Pourtant, si on s'en référé à l'Histoire, METZ, VERDUN ou TOUL non plus ne sont pas en Lorraine !!

Enfin, il y a peu, la commune de SENONES a pu racheter le monument et engager des travaux d'urgence sur les ruines qui menaçaient de s'écrouler sur la route départementale qui traverse l'édifice de part en part. Pendant près de deux ans les abords du château ont été interdits d'accès, coupant la ville de SENONES en deux parties. Depuis quelques mois, des travaux de consolidation ont été entrepris, ce qui a permis de réouvrit le passage à la circulation. La reconstruction d'une toiture provisoire était envisager pour conserver le monument hors d'eau. Et puis soudain une excellente nouvelle arrive, l'Hôtel de BILISTEIN a été le seul monument retenu dans le Grand-Est pour bénéficier du produit du loto de Patrimoine pour l'année 2022. 



Le Château dans son état avant l'incendie de 1892. On peut voir à quoi ressemblait la toiture d'origine. 


                                       17 septembre 1994 (photo X)

Voici à présent quelques vues des travaux réalisés à ce jour. Je précise que l'intention de rédiger le présent article est postérieure à la décision d'octroi du bénéfice du Loto du Patrimoine. 



La façade Ouest


Sous le porche, vers les autres châteaux


Intérieur vue depuis le porche


Angle Nord, façade Est


Angle Sud, façade Est


Coté Est et les deux ailes du château


Le sort s'acharne sur les châteaux de SENONES. En effet, début 2022, c'est l'un des autres châteaux annexes qui a été la proie des flammes. Néanmoins, il semble que des mesures de sauvegardes ont été rapidement prise pour que la mésaventure de l'hôtel de BILISTEIN ne se renouvelle pas.

vendredi 25 février 2022

Refection du CHÂTEAU DE LANGENSTEIN (suite)

FIN DES GROS TRAVAUX DE RESTAURATION DU CHÂTEAU DE LANGENSTEIN dit SALM-PIERRE-PERCEE (54):


Après plusieurs mois d'échafaudages et de barrières condamnant l'accès au château, j'ai découvert ce matin que les baraques de chantier avaient disparu. J'ai pu emprunter à nouveau le sentier d'accès aux ruines et ai pu constaté l'ampleur des restaurations, du moins ce qui est visible de l'extérieur car l'accès au sommet du rocher reste empêché par plusieurs grillages. 

Certains vestiges qui jusqu'à présent étaient entièrement masqués par la végétation sont visibles. De même, pour la première fois, il m'a été possible de faire le tour du rocher, ce qui était autrefois impossible du fait d'une végétation luxuriante. Toutefois, les aménagements intérieurs de la ruine restent à réaliser avec le dégagement de la citerne, et, comme cela est annoncé par la Communauté de communes de SAINT-DIE-DES-VOSGES, la création d'une plate forme au sommet du donjon qui permettra d'embrasser un point de vue remarquable. Mais comme quelques photographies valent tous les textes explicatifs, place aux images...




Le château restauré


Extrémité Est du rocher


Sous le rocher coté Nord



Les courtines restaurées



L'escalier d'accès, mais l'emprunter n'est pas encore
d'actualité


Extrémité Ouest


Le donjon vu depuis le coté Sud du rocher


Les remparts supportant l'actuel belvédère

Enfin, j'ai pu voir à quoi correspondait réellement de trou rond
qui apparaît à la base du donjon sur les gravures anciennes




Cette cavité est en fait une petite grotte


Dont voici l'intérieur pris au flash

jeudi 16 septembre 2021

LES CHÂTEAUX DE VILLERS

  LES CHÂTEAUX DE VILLERS (88) :



DEUX CHÂTEAUX DISPARUS


SITUATION

Le village de VILLERS (88) situé à 310 mètres d'altitude. Il possédait deux châteaux.


LE CHÂTEAU FEODAL


HISTOIRE
VILLERS fut le siège d'une seigneurie au moyen âge où l'existence d'un château fort est mentionnée au XIII° siècle. Les derniers vestiges auraient disparu en 1945. Il ne subsiste aucune trace de cette forteresse.

LE CHÂTEAU DIT MODERNE

La construction de cet édifice date du XVIII° siècle. En 1715 les terres de VILLERS sont données à Charles MESGNIEN qui est le prévôt de la ville de MIRECOURT. C'est lui qui, suivant le tradition populaire serait le constructeur du second château. L'édifice deviendra ensuite un presbytère. 

Le château est décrit comme une construction rectangulaire flanquée de deux avant-corps latéraux.
J'ai parcouru les rues du village à la recherche de cet édifice, mais je n'ai pu l'identifier.  



Le château au début du XX° siècle ( collection particulière)

samedi 28 août 2021

LES MINES D'ARGENT DE LA CROIX-AUX-MINES

LES MINES D'ARGENT DE LA CROIX-AUX-MINES (88):

1000 ANS D'EXPLOITATION MINIERE

Le minerais de LA CROIX-AUX-MINES se compose essentiellement de Galène ( sulfure de plomb argentifère). Sa teneur moyenne en argent est 1,5 kg d'argent pour 1 tonne de minerais. L'ensemble des galeries a fourni environ 150 tonnes d'argent au cours du millénaire durant lequel s'est déroulé l'exploitation, ce qui fait du site de LA CROIX AUX MINES la plus importante entreprise de ce type en France.

L'exploitation des mines d'argent et de mercure de LA CROIX AUX MINES débute au cours du X° siècle. L'exploitation  était gérée par les abbayes de SAINT-DIE (88) et de MOYENMOUTIER (88). 


L'exploitation minière est représentée sur le grand graduel de l'abbaye de SAINT-DIE

Au XIV° siècle, le revenu des mines était au seul profit des ducs de Lorraine. 

On dénombre  trois secteurs d'extraction principaux nommés SAINT-NICOLAS, SAINT-JEAN et LE CHIPAL. Chaque secteurs possédait plusieurs galeries d'exploitation. A partir de 1670, sous le règne du duc de Lorraine HENRI II LE BON, L'activité des mines baisse car leur rendement s'amenuise. L'activité minière va connaître un coup d'arrêt avec la guerre de Trente Ans qui fut particulièrement meurtrière dan la région.

 Au XVII° siècle, on dénombre environ 600 mineurs venus de Suisse, du Tyrol, de Franche-Comté et d'Alsace. Le XIX° siècle va connaître une succession de catastrophes, d'exploitation sporadiques et de faillites, mais elle va perdurer au XX° siècle avant de se terminer définitivement en 1948.



Des mineurs au XX° siècle

Une série de gravure a été réalisée par Heinrich Gross en 1529 à l'attention du duc de Lorraine ANTOINE LE BON. Ces illustrations témoignent entre autre de l'utilisation de rails en bois et de wagonnets pour sortir le minerais des galeries. Ces gravures sont conservées au musée de l'Ecole des Beaux Arts de PARIS.


L'entrée d'une galerie


Jour de paie



Le lavage et le tri du minerais


Les galeries


La fonderie


Aujourd'hui, la galerie SAINT-JOSEPH est ouverte aux visiteurs. Un musée et un monument malheureusement vandalisé rappelle la passé minier de la commune.




Une berline illustrant les dernières années d'exploitation



Accès à la galerie Saint-Joseph


Local d'accueil et musée


Entrée de la galerie


La galerie


Le front de taille



La chapelle du CHIPAL construite par les mineurs est tout comme l'église de LA CROIX AUX MINES du XIV° siècle inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.


Le monument aux mineurs

vendredi 23 juillet 2021

LE CHÂTEAU DE MONTREUX

  LE CHÂTEAU DE MONTREUX (90) :



UN CHÂTEAU SUR MOTTE CASTRALE


SITUATION

Le château de MONTREUX de se situe au sud-est du village, ses rares vestiges se trouvent sur une motte castrale à 340 mètres d'altitude environ.




HISTOIRE

La première mention de l'existence du château apparaît en octobre 1260 dans une charte de l'abbaye de VALDIEU, on apprend que la place a été donnée à la dite abbaye par Agnès de TOUL, châtelaine de FONTENOY (88) - voir ce nom.

Le château sera occupé par la famille de MONTREUX descendante de CHARLEMAGNE par les comtes de MOUSSON et de MONTBELIARD.  La dynastie est fondée par Robert de FONTENOY, septième enfant de FERRY V de TOUL et d'Agnès de FERRETTE. La famille va s'allier à nobles locaux dont les MONTJOIE et les AUXELLES.


Les sires de MONTJOIE

Au XIV° siècle Jean de MONTREUX mène des razzias en Lorraine. En 1424, il participe à la défense de BELFORT durant la guerre dite des Gageries. Il s'allie à Pierre de MORIMONT et Jean de TIERSTEIN  dans une guerre contre la ville de BÂLE (CH). Il va ensuite épouser Marie de GRAUX qui lui apporte en dot plusieurs terres dont le château de SAINT-BASLEMONT (88) (voir ce nom). En 1458, la seigneurie de MONTREUX se retrouve partagée entre deux frères, Jean et Didier, le château restant commun. Une partie du domaine est tenue par Frédéric de MONTREUX Il épouse successivement des femmes issues des familles de HATTSTATT, et de REINACH. Seul se dernier mariage aura une descendance. L'autre moitié du domaine échoit à Didier de MONTREUX, chef de la branche cadette. Il se marie avec  Marguerite de SAINT-LOUP. Parmi ses enfants on trouve Antoine de MONTREUX qui épousera la cause de CHARLES LE TEMERAIRE en se mettant au service de Pierre de HAGENBACH, bailli du duc de BOURGOGNE. Antoine va épouser la Marie, fille du bailli , mais ce mariage sera stérile.

En 1549, Guyot de MONTREUX vend sa terre à Nicolas PERENOT de GRANDVELLE, qui est le garde des sceaux de l'empereur d'Autriche MAXIMILIEN. Il mourra sans descendance. En 1608, l'empereur investit la demi-seigneurie à la famille de REINACH. Les deux domaines de MONTREUX sont désormais propriété d'une même famille. 


Les sires de REINACH

A l'issue de la Guerre de Trente-Ans, la famille de REINACH se place sous la protection du roi de France. Le 21 septembre 1699, Joseph de REINACH épouse sa cousine Marie-Claire et de ce fait réunit la seigneurie en une seule entité.

Au cours de son histoire, le château a été plusieurs fois remanié. On sait que la forteresse comprenait douze pièces et plusieurs cabinets répartis sur deux étages, une cave un donjon et une tour. Il y avait une basse-cour avec des communs et une porte fortifiée. Un fossé pouvant être mis en eau complétait le système de défense. 

Au début du XVIII° siècle, la famille de REINACH déserte le château qui sera laissé à l'abandon pour s'établir à FOUSSEMAGNE (90). En 1791 la forteresse est vendue comme bien de la nation et achetée par un entrepreneur qui vendra ses pierres jusqu'à disparition presque totale de l'édifice. Longtemps tenue en copropriété, la motte castrale a été rachetée par la commune de MONTREUX-CHÂTEAU qui entretien les vestiges du château.

ÉTAT ACTUEL

Il ne subsiste que de rares bases de murs et une partie du chemisage de l'enceinte

ACCÈS

La visite du site est libre.


VUES DU SITE


Vue aérienne (Géoportail)


Vestige