mardi 4 juin 2019

CHÂTEAU DE VRECOURT

LE CHÂTEAU DE VRECOURT (88):


CANTONNEMENT DES ASSIÉGEANTS DE LA MOTHE


SITUATION

Ce château se trouve sur la commune du même nom, dans le village, au sud-est de l'église. il occupe une vaste zone en bordure de la rivière MOUZON à 330 mètres d'altitude.


HISTOIRE

Élevé au cours du moyen âge ce château-fort avait la forme traditionnelle à quatre tours des châteaux de Lorraine. Il sera la propriété des famille de BIGNECOURT, et de CHOISEUL . 

Lors du siège de la ville de LA MOTHE (voir ce nom), les troupes françaises feront de VRECOURT l'une de leur base arrière, servant de logis au maréchal Jacques NOMPART DE CAUMONT LA FORCE.

Au XVIII° siècle le château médiéval sera rasé et l'on ne conservera que la vaste basse-cour et la grange seigneuriale. Ces travaux sont dus à  Jacques François LABBE de BEAUFFREMONT et à son épouse Anne-Charlotte DE LAVAULX. Le nouveau château en forme de L s'étendait depuis la basse-cour médiévale jusqu'au pavillon de l'orangerie proche de l'église. Il possédait un pavillon à dôme, un pavillon pour invités, une chaumière d'agrément, un pavillon chinois et une glacière. En 1792 le château est habité par la comtesse de NEUILLY. Après l'émigration de celle-ci, le château est vendu comme bien de la nation. Partagé en plusieurs lots il est aménagé en logements. Le parc et les statues seront vandalisés.



Les nobles DE LAVAULX

En 1805 un violent incendie ravage l'ensemble du château qui sera rasé à l'exception de la petite orangerie qui sera réhabilitée en habitation. Plusieurs vestiges sont présents sur diverses maisons du village.

ÉTAT ACTUEL

Il reste la vaste basse cour, l'orangerie, la base de plusieurs murs servant de soubassement à des maisons et les caves des ailes nord et sud.

A proximité l'église du village qui renferme le gisant d'un sire de BIGNECOURT vaut une visite, mais l'édifice est désormais fermé pour le préserver.


ACCÈS

A VRECOURT, à proximité du pont sur le MOUZON, les restes du château sont bien visibles. Il s'agit de propriétés privées qui ne se visitent pas.

VUES DU SITE



Vue aérienne. L'emprise de château est encerclé en rouge (Géoportail)


Le château au début du XX° siècle (collection particulière)


Gisant de Pierre de BIGNECOURT et de Marguerite de SIVRY
(collection particulière)


L'église proche du château


Vestige principal du château


Façade


Linteau de porte


Soubassements vestiges du château


La basse cour

samedi 25 mai 2019

SITE DE LA CROIX GUILLAUME

LE SITE DE LA CROIX GUILLAUME (57):


UN SITE D'EXPLOITATION DU GRANITE


SITUATION

Le site de LA CROIX GUILLAUME se trouve sur la commune de SAINT-QUIRIN (57), entre les vallées de la SARRE ROUGE et de la SARRE BLANCHE, non loi des ruines du château d'ISCHEID -voir ce nom, à 487 mètres d'altitude.


HISTOIRE

Entre de Ier et le III ème siècle l'esplanade naturelle d'environ 7000 m2 a connu une occupation humaine. Les habitants du lieu exploitaient six petites carrières d'où ils extrayaient des blocs de granite notamment pour la sculpture. Les fondations  des maisons subsistantes ont été datées à l'an 80. Le site était aussi un lieu de culte dédié à TARANIS-JUPITER, ROSMERTA et MERCURE. L'on y a découvert une statue du dieu anguipède identique à celle du DONON - voir ce nom. Elle est conservée au musées de SARREBOURG.

Deux zones cultuelles ont été recensées sur le site. Deux carrières ont été transformées en nécropoles d'une surface d'environ 1 are chacune. La présence de murs de soutènement révèle la pratique de l'agriculture en terrasse.

Le site a été classé Monument Historique le 11 septembre 2003.



ÉTAT ACTUEL

Une chaussée empierrée se trouve à l’entrée du site. Sur le plateau se trouve les soubassements de trois maisons, la zone cultuelle des carrières et les deux nécropoles. Au sud-est, dans la pente on trouve les traces de constructions et de murs en pierre sèches


ACCÈS

A SAINT-QUIRIN, suivre la direction d'ABRESCHWILLER. Au col,
prendre la route forestière en suivant le fléchage indiquant le site. Laisser le véhicule sur le parking situé avant la limite de l'autorisation de circulation. Suivre ensuite les indications du club vosgien ( 15 minutes de marche).

Attention, les prairies voisines des vestiges sont infestées de tiques.

VUES DU SITE


Plan de situation (étoile rouge)


Plan général (affiché sur place)


Chemin d'accès empierré 


Vestiges Sud-Est


Vue générale de l'esplanade




Les maisons


Espace cultuel


Copie de la statue du dieu anguipède


base de mur


Les nécropoles



Fosses pour sépultures communes




Monument funéraire (copies)



Urnes (copies)


Grande carrière



bassin


Front de taille


point d'ancrage d'un instrument de levage


vestige divers

lundi 13 mai 2019

LA CHAUSSÉE DE LUVIGNY

LA CHAUSSÉE DE LUVIGNY (88):


ORIGINE MYSTÉRIEUSE


SITUATION

La chaussée de LUVIGNY se trouve sur la commune du même nom, au lieu-dit LA BASSE DES LOGES à environ 445 mètres d'altitude.


HISTOIRE

Il s'agit d'une route ancienne empierrée dont la date de construction est inconnue.  La technique employée s'inspire de la voie romaine de ROULE BACON (67), qui est toute proche - voir ce nom. Cependant à l'inverse de celle-ci on n'y trouve pas les rails creusés dans la pierre qui sont destinés à guider les chariots. 
La chaussée est bordée par des empierrements en pierres sèches sur les talus qui la bordent. Les pavés sont de gros blocs de grès disposés en quinconce  


ÉTAT ACTUEL

Restaurée il y a quelques années, le site à tendance à se recouvrir de végétation. La voie subsiste sur une longueur d'environ 150 mètres avant d'aboutir dans une propriété privée.

ACCÈS

A LUVIGNY, laisser le véhicule à l'église puis emprunter la rue à droite de la mairie. Monter la BASSE DES LOGES aux maisons accrochées à la rampe de manière pittoresque. A la sortie du village suivre un chemin agricole à droite, Tout de suite, la chaussée montant vers la montagne apparaît à gauche.


VUES DU SITE


Plan de situation (Géoportail)


La basse des Loges et le clocher à bulbe


La chaussée


Détail du pavage


Extrémité haute


Mur de maintien du talus


En redescendant


lundi 6 mai 2019

COLLÉGIALE DE LAUTENBACH

COLLÉGIALE DE LAUTENBACH (68) :



SIÈGE D'UN CHAPITRE DE CHANOINES


SITUATION

La collégiale de LAUTENBACH s’élève sur la commune du même nom. Elle se dresse au centre du village à environ 380 mètres d'altitude.


HISTOIRE

L’établissement est fondé en 840 par BEATUS, abbé de HONAU. Au départ il s'agit d'un couvent qui sera élevé au rang de collégiale vouée à Saint-Michel au cours du XII° siècle. 



Armes de LAUTENBACH

Le théologien philosophe MANEGOLD DE LAUTENBACH naît en ce lieu vers 1030. Parmi ses disciples il y a Thierry DE METZ qui deviendra évêque du pays messin. MANEGOLD aurait suivit des études à PARIS sous l'autorité de Guillaume DE CHAMPEAUX et de Gérard de LOUDUX. Il prendra une position active lors de la querelle des investitures et recevra de ce fait le siège de l'évêché de VERCEIL (Italie). Les écrits de Manegold suscitent la coll-ère de l'empereur HENRI IV qui, en représailles incendie le monastère de LAUTENBACH. L'église est reconstruite à la fin du XI° siècle et placée sous les vocables de Saints Michel et Gangolphe. Le pape innocent II entérine cette recréation en 1137. Ce fait est relaté dans le chronique de Mathias de NEUFCHÂTEL. 

Des chanoines vont occuper les lieux jusqu'à la Révolution, époque où le chapitre fut supprimé et ses terres partagées pour la création des communes de LAUTENBACH et de LINTHAL.

L'église collégiale a été classée monument Historique en 1898 par les autorités allemandes.



ÉTAT ACTUEL

La collégiale est devenue l'église paroissiale de LAUTENBACH.

ACCÈS

L'accès est libre durant les heures d'ouverture du monument.


VUES DU SITE


Vue générale



Le clocher


Le cloître


Les tours


Linteau roman


Transept


Vue extérieure du chœur


Les sarcophages


Le narthex


Chapiteaux du narthex


L'autel


Les orgues


La chaire