jeudi 16 septembre 2021

LES CHÂTEAUX DE VILLERS

  LES CHÂTEAUX DE VILLERS (88) :



DEUX CHÂTEAUX DISPARUS


SITUATION

Le village de VILLERS (88) situé à 310 mètres d'altitude. Il possédait deux châteaux.


LE CHÂTEAU FEODAL


HISTOIRE
VILLERS fut le siège d'une seigneurie au moyen âge où l'existence d'un château fort est mentionnée au XIII° siècle. Les derniers vestiges auraient disparu en 1945. Il ne subsiste aucune trace de cette forteresse.

LE CHÂTEAU DIT MODERNE

La construction de cet édifice date du XVIII° siècle. En 1715 les terres de VILLERS sont données à Charles MESGNIEN qui est le prévôt de la ville de MIRECOURT. C'est lui qui, suivant le tradition populaire serait le constructeur du second château. L'édifice deviendra ensuite un presbytère. 

Le château est décrit comme une construction rectangulaire flanquée de deux avant-corps latéraux.
J'ai parcouru les rues du village à la recherche de cet édifice, mais je n'ai pu l'identifier.  



Le château au début du XX° siècle ( collection particulière)

samedi 28 août 2021

LES MINES D'ARGENT DE LA CROIX-AUX-MINES

LES MINES D'ARGENT DE LA CROIX-AUX-MINES (88):

1000 ANS D'EXPLOITATION MINIERE

Le minerais de LA CROIX-AUX-MINES se compose essentiellement de Galène ( sulfure de plomb argentifère). Sa teneur moyenne en argent est 1,5 kg d'argent pour 1 tonne de minerais. L'ensemble des galeries a fourni environ 150 tonnes d'argent au cours du millénaire durant lequel s'est déroulé l'exploitation, ce qui fait du site de LA CROIX AUX MINES la plus importante entreprise de ce type en France.

L'exploitation des mines d'argent et de mercure de LA CROIX AUX MINES débute au cours du X° siècle. L'exploitation  était gérée par les abbayes de SAINT-DIE (88) et de MOYENMOUTIER (88). 


L'exploitation minière est représentée sur le grand graduel de l'abbaye de SAINT-DIE

Au XIV° siècle, le revenu des mines était au seul profit des ducs de Lorraine. 

On dénombre  trois secteurs d'extraction principaux nommés SAINT-NICOLAS, SAINT-JEAN et LE CHIPAL. Chaque secteurs possédait plusieurs galeries d'exploitation. A partir de 1670, sous le règne du duc de Lorraine HENRI II LE BON, L'activité des mines baisse car leur rendement s'amenuise. L'activité minière va connaître un coup d'arrêt avec la guerre de Trente Ans qui fut particulièrement meurtrière dan la région.

 Au XVII° siècle, on dénombre environ 600 mineurs venus de Suisse, du Tyrol, de Franche-Comté et d'Alsace. Le XIX° siècle va connaître une succession de catastrophes, d'exploitation sporadiques et de faillites, mais elle va perdurer au XX° siècle avant de se terminer définitivement en 1948.



Des mineurs au XX° siècle

Une série de gravure a été réalisée par Heinrich Gross en 1529 à l'attention du duc de Lorraine ANTOINE LE BON. Ces illustrations témoignent entre autre de l'utilisation de rails en bois et de wagonnets pour sortir le minerais des galeries. Ces gravures sont conservées au musée de l'Ecole des Beaux Arts de PARIS.


L'entrée d'une galerie


Jour de paie



Le lavage et le tri du minerais


Les galeries


La fonderie


Aujourd'hui, la galerie SAINT-JOSEPH est ouverte aux visiteurs. Un musée et un monument malheureusement vandalisé rappelle la passé minier de la commune.




Une berline illustrant les dernières années d'exploitation



Accès à la galerie Saint-Joseph


Local d'accueil et musée


Entrée de la galerie


La galerie


Le front de taille



La chapelle du CHIPAL construite par les mineurs est tout comme l'église de LA CROIX AUX MINES du XIV° siècle inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.


Le monument aux mineurs

vendredi 23 juillet 2021

LE CHÂTEAU DE MONTREUX

  LE CHÂTEAU DE MONTREUX (90) :



UN CHÂTEAU SUR MOTTE CASTRALE


SITUATION

Le château de MONTREUX de se situe au sud-est du village, ses rares vestiges se trouvent sur une motte castrale à 340 mètres d'altitude environ.




HISTOIRE

La première mention de l'existence du château apparaît en octobre 1260 dans une charte de l'abbaye de VALDIEU, on apprend que la place a été donnée à la dite abbaye par Agnès de TOUL, châtelaine de FONTENOY (88) - voir ce nom.

Le château sera occupé par la famille de MONTREUX descendante de CHARLEMAGNE par les comtes de MOUSSON et de MONTBELIARD.  La dynastie est fondée par Robert de FONTENOY, septième enfant de FERRY V de TOUL et d'Agnès de FERRETTE. La famille va s'allier à nobles locaux dont les MONTJOIE et les AUXELLES.


Les sires de MONTJOIE

Au XIV° siècle Jean de MONTREUX mène des razzias en Lorraine. En 1424, il participe à la défense de BELFORT durant la guerre dite des Gageries. Il s'allie à Pierre de MORIMONT et Jean de TIERSTEIN  dans une guerre contre la ville de BÂLE (CH). Il va ensuite épouser Marie de GRAUX qui lui apporte en dot plusieurs terres dont le château de SAINT-BASLEMONT (88) (voir ce nom). En 1458, la seigneurie de MONTREUX se retrouve partagée entre deux frères, Jean et Didier, le château restant commun. Une partie du domaine est tenue par Frédéric de MONTREUX Il épouse successivement des femmes issues des familles de HATTSTATT, et de REINACH. Seul se dernier mariage aura une descendance. L'autre moitié du domaine échoit à Didier de MONTREUX, chef de la branche cadette. Il se marie avec  Marguerite de SAINT-LOUP. Parmi ses enfants on trouve Antoine de MONTREUX qui épousera la cause de CHARLES LE TEMERAIRE en se mettant au service de Pierre de HAGENBACH, bailli du duc de BOURGOGNE. Antoine va épouser la Marie, fille du bailli , mais ce mariage sera stérile.

En 1549, Guyot de MONTREUX vend sa terre à Nicolas PERENOT de GRANDVELLE, qui est le garde des sceaux de l'empereur d'Autriche MAXIMILIEN. Il mourra sans descendance. En 1608, l'empereur investit la demi-seigneurie à la famille de REINACH. Les deux domaines de MONTREUX sont désormais propriété d'une même famille. 


Les sires de REINACH

A l'issue de la Guerre de Trente-Ans, la famille de REINACH se place sous la protection du roi de France. Le 21 septembre 1699, Joseph de REINACH épouse sa cousine Marie-Claire et de ce fait réunit la seigneurie en une seule entité.

Au cours de son histoire, le château a été plusieurs fois remanié. On sait que la forteresse comprenait douze pièces et plusieurs cabinets répartis sur deux étages, une cave un donjon et une tour. Il y avait une basse-cour avec des communs et une porte fortifiée. Un fossé pouvant être mis en eau complétait le système de défense. 

Au début du XVIII° siècle, la famille de REINACH déserte le château qui sera laissé à l'abandon pour s'établir à FOUSSEMAGNE (90). En 1791 la forteresse est vendue comme bien de la nation et achetée par un entrepreneur qui vendra ses pierres jusqu'à disparition presque totale de l'édifice. Longtemps tenue en copropriété, la motte castrale a été rachetée par la commune de MONTREUX-CHÂTEAU qui entretien les vestiges du château.

ÉTAT ACTUEL

Il ne subsiste que de rares bases de murs et une partie du chemisage de l'enceinte

ACCÈS

La visite du site est libre.


VUES DU SITE


Vue aérienne (Géoportail)


Vestige

mercredi 7 juillet 2021

RESTAURATION DU CHÂTEAU DE LANGENSTEIN

RESTAURATION DU CHÂTEAU DE LANGENSTEIN dit SALM-PIERRE-PERCEE :


Le château de LANGENSTEIN est actuellement fermé au public pour une durée d'environ un an. 

Cette ruine qui n'a pas connu d'entretien depuis le début du siècle dernier suite à plusieurs effondrements, elle a été rachetée à l'O.N.F. par le commune de PIERRE-PERCEE (54).

Ce village, bien que situé sur le département de Meurthe-et Moselle dépend aujourd'hui de la Communauté d'agglomérations de SAINT-DIE-DES-VOSGES (88), organisme qui possède la maîtrise d'ouvrage des travaux. Ceux-ci s'élèvent à environ 68 000 euros cofinancés. Ils sont réalisés par l'entreprise PIANTANIDA de SAULCY-SUR-MEURTHE (88) spécialisée dans la restauration de monuments historiques.

Décembre 2021, les échafaudages du donjon sont presque entièrement démontés. La grosse tour affiche un aspect rénové. Les travaux se poursuivent sur les restes de remparts accrochées autour du rocher.



L'entrée du château et les barraques du chantier


Le panneau d'information


Le château vu du village de PIERRE-PERCEE


Le Château


Vue rapprochée du donjon


Consolidation des courtines (Photo X)

Le bastion Est (photo X)




samedi 5 juin 2021

THIERRY II DE LORRAINE dit LE VAILLANT

 THIERRY II DE LORRAINE dit LE VAILLANT :


TROISIEME DUC HEREDITAIRE



BIOGRAPHIE

Thierry est né entre 1040 et 1050. Il est le fils de Gérard d'Alsace, comte de CHATENOIS (88) et d'Hedwige de NAMUR. Il est nommé THIERRY II, car l'on tient compte de THIERRY Ier de la maison D'ARDENNES, comte de BAR et de HAUTE-LORRAINE entre 978 et 1026 ou 1027. Il est aussi appelé THIERRY 1er, si l'on tient uniquement compte de la maison d'ALSACE.

Gérard d'ALSACE meurt en 1070. Une querelle de succession éclate entre THIERRY et Louis DE BAR, comte de MONTBELIARD qui revendique la couronne ducale. Une assemblée de la noblesse lorraine est réunie. Louis argue le fait que son épouse Sophie est l'héritière de Frédéric II, duc de Lorraine de la précédente dynastie D'ARDENNES. Il a le soutien du propre frère de Thierry, Gérard de VAUDEMONT. L'assemblée choisit Thierry comme duc. Louis meurt peu après et l'empereur Henri IV confirme à Thierry le titre de duc de Lorraine.

En 1075, Thierry épouse Edwige de FORMBACH (morte vers 1085/1090) 

Thierry va participer à la lutte contre les Saxons et soutiendra l'empereur dans le conflit qui l'oppose aux papes Grégoire VII puis Urbain II. Thierry se verra attribuer le titre de "marchis" (marquis) qui sera utilisé ultérieurement par la formule "duc de lorraine et Marchis". Thierry refusera de participer aux guerres internes propres à la dynastie Salienne.

A la mort de sa première épouse Thierry se marie vers 1095 avec Gertrude De FLANDRE.

Peu Après, Thierry envisagera de se croiser, mais se fera relever de ce vœux par le légat du pape en raison de son état de santé.

Il va poursuivre la politique de son père et enrichir la cité que ce dernier avait créé: NANCY. Bien qu'il réside toujours dans son château de CHATENOIS, il fonde en 1080 dans la future capitale de Lorraine le prieuré NOTRE-DAME qui sera rasé à la Révolution. Il fait construite un nouveau château non loin de CHATENOIS. Cette place prendra naturellement le nom de NEUFCHATEAU (voir ce nom). Un ville neuve avec son église Saint-Nicolas va naître à ses pieds. Il y créera un marché ainsi qu'un atelier pour y frapper monnaie. NEUFCHATEAU va devenir durant quelque temps la capitale du duché.

Thierry meurt le 30 décembre 1115. Sa sépulture dont le lieu n'est pas déterminé sera soit le prieuré Saint-Pierre de CHATENOIS (voir ce nom) ou le prieuré Notre-Dame de NANCY. Toutefois, c'est à CHATENOIS qu'a subsisté le gisant de Thierry II jusqu'à la Révolution, époque où il fut détruit.

En 1812, l'empereur FRANCOIS 1er d'Autriche qui fut aussi le dernier duc de Lorraine sous le nom de FRANCOIS III, STANISLAS n'étant qu'un souverain sans pouvoir réel, fera effectuer des fouilles à CHATENOIS pour récupérer des ossements qu'il attribua à THIERRY II et qu'il fera inhumer dans la chapelle des Cordeliers à NANCY.



Gravure du gisant de Thierry II aujourd'hui disparu

                     

DESCENDANCE DE THIERRY II et d'Edwige de FORMBACH

SIMON Ier (vers 1096- 1139) Duc de Lorraine
GERTRUDE qui changea son prénom en PETRONILLE (morte en 1144). Se changement de prénom, elle le fit en dévotion à Saint-Pierre. Elle épousera FLORENT II comte de HOLLANDE


DESCENDANCE DE THIERRY II et de Gertrude de FLANDRE
 
THIERRY (1100 - 1168) Seigneur de BITCHE, puis comte de FLANDRE
HENRI 1er (mort en 1165) Evêque de TOUL
MARIE-CHRISTINE (13 mai 1742 - 24 juin 1798) épouse Albert de SAXE, duc de TESCHEN (1738-1822)
IDA (morte en 1104) épouse de Sigefroy comte de BURGHAUSEN
ERMENGERDE, épouse de Bernard III de BRANCION
GISELE, épouse de Frédéric, comte de SARREBRUCK 
EUPHRONIE, Abbesse de REMIREMONT