jeudi 28 mai 2020

PAPE URBAIN IV

PAPE URBAIN IV :



IL FUT ÉVÊQUE DE VERDUN


La lorraine peut s’enorgueillir d'avoir donné quatre papes à la chrétienté. URBAIN IV est l'un d'eux.


BIOGRAPHIE

Il est d'origine champenoise est issu d'une modeste famille de savetiers. Jacques PANTALEON, dit DE TROYES, futur pape URBAIN IV est né vers 1200 à TROYES (10). Il décède le 2 octobre 1264 à PEROUSE (I). 

Il entre en religion est se retrouve clerc à la cathédrale de TROYES vers 1210. Vers 1215  il est prêtre et prédicateur. Il appartient à l'évêché de LAON (02) en 1216. Il devient docteur en théologie en 1220, puis archidiacre de la cathédrale de LAON en 1238. Il occupera ensuite la même fonction à LIEGE (B) en 1241.




Urbain IV


De 1252 à 1255 il est évêque de VERDUN (55). Le pape Alexandre IV va le nommer patriarche de JERUSALEM en 1255.

Il sera élu pape sous le nom d'URBAIN IV le 29 août 1261. Il va négocier le trône de Sicile au profit de Charles d'ANJOU qui est le frère du roi de France LOUIS IX, plus connu sous nom de SAINT-LOUIS. Charles d'ANJOU devra néanmoins conquérir son royaume par les armes car la place est usurpée par Manfred de HOHENSTAUFFEN, fils bâtard de l'empereur FREDERIC II. 


Détail de la liste des évêques de VERDUN
au palais épiscopal devenu Centre Mondial de la Paix

En 1264 il créé la Fête de l'Eglise Universelle qui deviendra la Fête-Dieu. Cette cérémonie existait déjà sous l’appellation de Fête du Saint-Sacrement depuis 1246.

URBAIN IV s'éteint âgé d'environ 61 ans.




Armes du pape Urbain IV

samedi 9 mai 2020

LE CHÂTEAU DE GONDREVILLE

LE CHÂTEAU DE GONDREVILLE (54):


SA PRÉSENCE DÉFIE L’ÉVÊQUE DE TOUL


SITUATION

La cité de GONDREVILLE jouxte l’agglomération de TOUL. Le château a entièrement disparu.




HISTOIRE 

Gondreville aurait été fondé par GONDULPHE, maire du palais du roi d'Austrasie THEODEBERT. Il aurait laissé son nom à le cité.

Le  château a été érigé par le duc de Lorraine TIERRY II LE VAILLANT au cours du XIème siècle. Cette construction va entraîner le mécontentement de l'évêque de TOUL qui n'accepte pas la présence de cette forteresse lorraine aux portes de sa cité. Il appuie son bon droit pour contester la construction par le fait que jadis les rois de France avaient interdit la construction de château-fort à l'est de LIVERDUN - voir ce nom. Mais le château ne sera pas détruit. En 1220, le duc THIEBAUT 1er meurt sans descendance. Sa veuve Gertrude de DABO épouse le comte de Champagne. Elle reçoit en douaire le château de GONDREVILLE. le château revient en 1295 au duc FERRY III et restera une propriété ducale jusqu'au XVème siècle où il sera investi par les troupes bourguignonnes. En représailles, les forces lorraine stationnées au château voisin de FONTENOY (SUR-MOSELLE)-voir ce nom, mettent le siège au château qui est abandonné par les Bourguignons. Au XV° siècle nous sommes sous le règne de RENE II. Celui-ci a repris NANCY à CHARLES LE TEMERAIRE. Le château est confié au bâtard de VAUDEMONT. Celui-ci avec ses hommes arborant une écharpe blanche en signe de reconnaissance vont aller massacrer les hommes du Téméraire à LAXOU (54), avant de regagner la forteresse nantis d'un important butin. 




La duchesse Renée de BOURBON MONTPENSIER


Le duc ANTOINE LE BON donnera le château à son épouse Renée de BOUBON MONTPENSIER qui en fera une résidence de loisir. GONDREVILLE est alors le siège d'une prévôté du bailliage de NANCY. Un hôpital y sera fondé par le prince d'ELBOEUF qui demeure dans un nouveau château reconstruit sur les ruines médiévales.  Cette nouvelle construction n'existe plus de nos jours.


ETAT ACTUEL

Rien ne reste des châteaux mais dans le village, à proximité de la place centrale se trouvent les vestiges d'une des anciennes portes de la ville médiévale



VUES DU SITE


La porte vue sens Sud-Nord


Vue en sens inverse


Vue rapproché. Une poterne est visible sous l'arcade à droite


Un gond


ouverture en œuil de bœuf vertical


jeudi 26 mars 2020

ABBAYE DE BONFAYS

ABBAYE DE BONFAYS (88) :


UNE ABBAYE DES PRÉMONTRÉS DISPARUE


SITUATION

L'abbaye de BONFAYS s'élevais au hameau éponyme, dans la vallée du MADON sur la commune de LEGEVILLE-ET-BONFAYS à 315 mètres d’altitude environ .

HISTOIRE

L'abbaye est fondée vers 1145 par Guillaume de BERNOLE, seigneur d'ARCHES et l'épouse de son frère Valence. Le beau-frère de Guillaume, Gonthier, est un chanoine de l'abbaye de FLABEMONT (88) - voir ce nom.

Cette parenté va motiver l'envoi de frères de Notre-Dame-de-l'Assomption de FLABEMONT vers cette nouvelle abbaye qui, comme FLABEMONT, sera occupée par des prémontrés. L'abbé Etienne de FLABEMONT placera Gonthier à la tête de BONFAYS.

En 1145, la fondation de BONFAYS est confirmé par le duc de Lorraine MATHIEU 1er, puis par le pape Eugène III en 1147. L'antipape VICTOR la reconnait en 1163 et le pape LUCIUS III en 1181.

L'abbaye sera dotée par des donations et des concessions accordées par les ducs de Lorraine et par des seigneurs locaux. Néanmoins la puissance de l'abbaye restera modeste, étouffée par la proximité de FLABEMONT.

BONFAYS va souffrir de la Guerre de Cents Ans. L'abbaye est détruite par les armées bourguignonnes en 1436, l'abbatiale romane est anéantie. Il faudra attendre la seconde moitié du XV°siècle pour voir cette abbatiale renaître. Entre 1539 et 1589, puis entre 1749 et 1790, l'abbaye est placées sous le régime de la commende.

En 1635, sous l'abbé Godefroy MOURON (1667-1698) l'abbaye est réformée, comme l'ensemble de l'ordre prémontré à l'initiative de l'abbé Servais de LAIRUELZ de l'abbaye de SAINTE-MARIE-AU-BOIS (54). Cette réforme est dite "Réforme Lorraine". En 1638 l'architecture de l'abbaye est modifiée. On construit un nouveau portail et l'on restaure les bâtiments conventuels et l'abbatiale. Une seconde restauration interviendra au début du XVIII° siècle.

En 1790, les chanoines sont expulsés et l'abbaye est vendue comme bien de la nation. L'ensemble du monastère sera démoli pour revendre les matériaux. On retrouve un portail de l'abbatiale incorporé dans une maison de VILLE-SUR-ILLON (88), et dans cette même localité, plusieurs éléments ont été incorporés dans le "château LOBSTEIN" qui était la résidence du propriétaire de la brasserie locale.




ÉTAT ACTUEL

Il ne subsiste absolument rien de l'abbaye à BONFAYS. 




VUES DU SITE



Plan de situation


portail de l’abbatiale ré employé à VILLE-SUR-ILLON


Le "château" LOBSTEIN à VILLE-SUR-ILLON

vendredi 6 mars 2020

NICOLE DE LORRAINE

NICOLE DE LORRAINE :



DUCHESSE ÉVINCÉE TRAÎTREUSEMENT


La duchesse NICOLE sera la dernière femme à accéder au trône de Lorraine. Elle en sera évincée par une machination politique basée sur un faux testament.


BIOGRAPHIE


NICOLE DE LORRAINE est née le 3 octobre 1608 à NANCY. Elle est le fille du duc HENRI II et de MARGUERITE DE MANTOUE.



Elle fut promise en mariage au futur roi de France LOUIS XIII suivant la volonté du roi HENRY IV. L'assassinat de celui-ci en 1610 mis fin à ce projet consécutivement à des manœuvres conduites par la régente de France Marie de MEDICIS.

Le duc HENRY II désirait alors marier sa fille avec LOUIS DE GUISE mais ce projet fut contesté par la famille ducale. LOUIS était le fils naturel du cardinal de LORRAINE assassiné à BLOIS sous le roi de France HENRY III en 1588. Les nobles lorrains ne se soumettraient jamais à un duc d'aussi piètre naissance.

Après des négociations laborieuse, il fut décidé que NICOLE épousera son cousin CHARLES de VAUDEMONT, lui aussi héritier présomptif de la couronne lorraine.

Rappelons que la Lorraine n'était pas soumise à la loi salique et que les femmes pouvaient devenir duchesse régnante. NICOLE était dans ce cas et son mari ne pourrait donc devenir que co-duc. Le duc HENRI II s'éteint le 31 juillet 1624.

CHARLES de VAUDEMONT avait un orgueil démesuré et ne pouvait se contenter de sa position de co-duc. Un soit disant testament du feu duc RENÉ II a été miraculeusement exhumé. Ce document, bien que faux, a été produit devant les Etats Généraux de Lorraine et c'est ainsi que François DE VAUDEMONT devint duc sous le nom de FRANCOIS II en lieu et place de NICOLE.

Cinq jour après son accession au trône, FRANCOIS II abdiquait au profit de son fils CHARLES qui devenait le duc CHARLES IV dont le règne allait être désastreux pour les duchés de BAR et de LORRAINE.

Christine de SALM, duchesse douairière et veuve du duc FRANCOIS II, qui était cousine utérine du roi de France quitta la Lorraine pour s'installer à PARIS et y plaider la cause de NICOLE. En 1631 elle revenait en Lorraine accompagnée de l'armée du roi de France...

CHARLES IV tenta de faire annuler son mariage auprès du pape, puis, n'y parvenant pas, il poursuivit en sorcellerie le prêtre Melhior DE LA VALLÉE qui avait baptisé NICOLE dans le but de faire annuler son mariage, mais l'église resta sur ses positions.

En 1632, lors de la Fronde, CHARLES IV s'allie au frère du roi LOUIS XIII, GASTON D'ORLEANS. Ce choix va provoquer l'entrée des troupes françaises dans les duchés...

Toute la famille ducale émigre, NICOLE reste seule à NANCY. Le 24 avril 1634 elle est prise comme otage et logée à FONTAINEBLEAU.

CHARLES IV insiste pour faire annuler son mariage avec NICOLE sans succès. En 1637, il devient bigame et épouse Béatrice de CUSANCE, provoquant sont excommunication en 1642.

De son exil forcé NICOLE poursuivait ses démarches pour récupérer son duché auprès des cours européennes. En 1654 CHARLES IV est fait prisonnier par les espagnols. Cet événement suscitera de nouveaux espoirs pour la duchesse spoliée mais elle meurt à 49 ans à l'hôtel de Lorraine à PARIS sans jamais avoir revu sa terre.




Nicole et CHARLES IV



samedi 22 février 2020

L'ABBAYE D'OFFONVILLE

L'ABBAYE D'OFFONVILLE (88) :




UNE ABBAYE PERDUE


SITUATION

L'abbaye d'OFFONVILLE se trouvait quelque part dans la vallée de LA PLAINE durant le haut moyen-âge. 

HISTOIRE

Cette très ancienne abbaye est citée au IX° siècle et X° siècle comme propriétaire des forêt dite de BAN LE MOINE. On sait qu'elle se trouvait implantée dans le vallée de la PLAINE, peut-être au niveau de l'actuelle commune de CELLES-SUR-PLAINE, le nom de CELLES désignant une cellule de moine. Une autre hypothèse à retenir et son implantation sur la commune de LUVIGNY où subsiste en dessous de l'église une rue des Moines, nommée ainsi car selon la tradition populaire, des religieux étaient autrefois implantés en ce lieu.

Qu'est devenue cette abbaye? sans doute a-t-elle été rattachée à l'abbaye de SAINT-SAUVEUR (voir ce nom) créée notamment suite à la disparition d'une autre abbaye du secteur, celle de BONMOUTIER (voir ce nom), mais cette hypothèse n'est pas vérifiable.