vendredi 28 septembre 2018

ÊTRES FANTASTIQUES DES VOSGES

LES ÊTRES FANTASTIQUES DES VOSGES :



En marge de mes articles habituels relatifs à des monuments anciens, j'ai décidé aujourd'hui de vous faire entrer dans le monde fantastiques des montagnes vosgiennes. Celui des créatures mythiques, bien moins connues que celles de Bretagne, mais qui ont hanter l’imaginaire populaire durant des siècles et jusqu'à une période très proche de nous. Nombre de parents ou grands parents avaient recours à elles pour l'éducation des enfants. J'ai moi même été menacé du "Rouge-Bonnet ou autre "Peut-homme" si je n'étais pas sage...


Ces créatures venues du fond des âges sont issues de l'imagination collective populaire et de la tradition druidique. il est troublant de constater la similitude qui existe entre plusieurs êtres vosgiens et bretons.

Cet article n'a pas la prétention d'être exhaustif. Il rassemble un panégyrique de "monstres" dont le rôle et l'aspect présenté ici résulte de la tradition telle qu'elle m'a été enseignée. Plusieurs versions relatives à chacune de ces créatures sont connues par ailleurs.

LE SOTRÉ 

Voici le plus connu des êtres fabuleux des Vosges. Il s'agit d'un lutin farceur qui sévit un peu partout et qui adore causer du désordre. Il entre dans la catégorie des diaboliques et malfaisants.

Le Sotré (nom qui en vosgien veut dire sorcier), est de petite taille, laid, difforme, velu, habillé de noir et coiffé d'un bonnet rouge pointu. Il peut entrer dans les maisons par un trou aussi petit que celui qui permet l'évacuation extérieure des pierres d'eau ( éviers ). Il est doté d'une force surhumaine et  a un souffle puissant. Il se dissimule dans les maisons, souvent en haut des chaleyes (armoires).  Son passe-temps favori est de tourmenter les humains dans leur vie de tous les jours en égarant les objets dont ils ont besoin, en éteignant les lampes grâce à son souffle puissant, en faisant cailler le lait, en ouvrant une porte qui vient d'être fermées, bref en causant de multiples tourments aux habitants de la maisonnée. Le Sotré agit aussi à l'extérieur des maisons. Il déclenche la bise et la tempête..;

Mais le Sotré n'est pas craint car il n'a aucune relation avec Maître Persin ( le diable), il agit juste par taquinerie. 





LES FÉES
 Les fées sont omniprésentes dans les montagnes vosgiennes. On les trouve au bord des rivières, des lacs, au creux des roches, prés de certains arbres...

Ce qui les caractérise c'est leur invisibilité aux yeux des hommes. Elles possèdent des pouvoirs magiques bénéfiques ou maléfiques suivant la personnalité de la fée. Elles dispensent leur protection sur les hommes et les habitations et jadis on les invitait secrètement à être marraine d'un nouveau né afin qu'elles lui prodiguent leur protection. Les fées n'offraient pas de cadeaux matériels mais la chance, la santé ou des vertus comme l’honnêteté ou la bonté.

Si Il y a de bonnes fées, il en est aussi de méchantes comme HERKEUCHE ( assimilée à CARABOSSE) ou les DAMES VERTES DE LA VOLOGNE qui s'amusent à torturer les égarés jusqu'à ce que mort s'en suive ( elles vivent prés de PONT DES FEES de GERARDMER et précipitent leurs victimes dans la cascade du Saut des Cuves après les avoir tourmentées ).

Elles sont aussi bâtisseuse et la tradition leur attribue l’érection d'œuvres  visibles comme le CHÂTEAU DES FEES à PLOMBIERES - ou le PONT DES FÉES de SAINT-AME - voir ces noms.

On peut les rencontrer ou du moins sentir leur présence en de nombreux lieux reconnus comme tels - Roche des fées de l'Ormont près de SAINT-DIE, Goulotte des fées à SAPOIS et ROCHESSON, Poële des fées à ETIVAL-CLAIREFONTAINE et SAULXURES SUR MOSELOTTE, Écuelle des fées aux ROUGES-EAUX, Pierre des fées à CHENIMENIL etc...



LE ROUGE-BONNET

Voici un être dont la présence m'a été mainte fois rappelée par ma grand mère alors que je passais ma prime enfance dans une féculerie proche d'un étang. 

Le Rouge-Bonnet est un monstre aquatique qui vit dans les rivières et les étangs et dont le passe temps consiste à y attirer les humain afin de les y noyer. Il est vrai qu'autrefois bien peu de vosgiens savaient nager alors cet être fantastique était là pour faire craindre l'eau aux humains.

C'est un lutin proche aquatique cousin du Sotré qui, comme lui porte un bonnet rouge d'où son nom.



LE CULAH

Le Culah vit dans les marécages ou les cimetières. C'est une apparition nocturne redoutable suscitant la terreur chez les humains. Le Culah est endémique des Vosges. Il se présente sous la forme d'un petit feu sautillant qui virevolte autour du passant égaré en lui barrant la route, puis en disparaissant subitement pour réapparaître plus loin. Son origine est liée à l'âme d'un enfant mort-né avant d'avoir reçu le sacrement du baptême. Il faut s'en écarter sous peine d'être damné.

Mais me direz-vous, votre Culah ce n'est rien d'autre qu'un feu follet...





LE PEUT-HOMME

Voici encore un être fantastique destiné à "l'éducation" des jeunes enfants. On le rencontre quand on s'aventure seul loin de la maison familiale. C'est un ogre solitaire qui apparaît inopinément et qui va enlever l'imprudent pour le faire disparaître. C'est un géant velu, mais il peut se dissimuler sous une apparence bien plus accueillante afin de tromper sa victime.

Le Peut-homme (peut en vosgien définit ce qui et vilain, malsain et détestable)  est utilisé comme mise en garde contre les pédophiles et autres pervers. 




LE MENNIHENNEQUIN

Le Ménnihennequin n'est pas propre aux Vosges. On le rencontre dans la mythologie nordiques. Son nom est issue de la contraction de deux mots allemands : MANNSCHAST et HÖLLISCH qui se traduisent par EQUIPAGE INFERNAL. En Berry on parle de Grande Chasse.

Le Mennihennequin sévit les soirs de grand vent et se manifeste par un sifflement émis au travers des persiennes. C'est un équipage de démons déchaînés aux rires démoniaques accompagnés de chiens enragées. Leur gibier, les âmes des humains égarés dans les bourrasques. Si on rencontre le Mennihennequin, une seule chance de salut, se jeter face contre terre et ne plus bouger jusqu'à ce l'équipage infernal ait disparu, sinon, c'est la mort assurée, les démons vont s'empare de l'âme du malheureux et rejeter son squelette en morceau au hasard de leur progression. 





LE HOUERAN

Voici encore une créature chimérique qui elle n'est dangereuse que pour ceux qui vont à la truche ( voleurs de bois et braconniers). c'est une créature endémique de la région de REMIREMONT.

Le Houéran se présente comme un géant ailé velu muni de pattes d'aigle qui a la particularité d'avoir deux grandes cornes qui poussent sur ses fesses. Ces cornes sont une chaise permanente qui lui permettent de s'asseoir quand il est fatigué. Le Houérant pousse des cris de hiboux ( d'où son nom) avec lesquels il dissuade ses victimes potentielles. En cas de flagrant délit, le Houéran plonge comme un rapace et se saisit du délinquant pour le précipiter dans un ravin. 

Le Houéran n'est dangereux que pour qui enfreint la loi. 





LE HILTITI

Le Hiltiti est un oiseau fabuleux vivant au sommet d'une roche où il fait son nid. Son rôle est d'aider à l'éducation des enfants. Il se présente comme une sorte de héron qui aurait quatre pattes et dont la vision extralucide lui permet de tout connaître sur le comportement des petits. 

Le Hilititi n'est pas propre aux Vosges, on le connait notamment en Bretagne sous le nom d'oiseau Piou-Piou.

On l’appelle quand les enfants sont "nice": désobéissants, pleurnichant , capricieux ou trop curieux. Il tient le rôle du marchand de sable par le fait qu'on l'appelle quand l'enfant ne veut pas dormir, mais il peut aussi parfois devenir une variante du Peut-homme.





LE DAROU

Animal fabuleux qui vit sur le pentes des montagnes et ont la caractéristique physique est d'avoir les pattes plus courtes d'un coté que de l'autre afin de rattraper le dévers du terrain qui constitue on biotope. 

Bien sur me direz vous voici quelque chose que l'on connait un peu partout sous le nom de DAHU, mais le nom de DAROU est propre à ceux qui vivent dans les Vosges.

 Autrefois, de nuit, on amenait des invités étrangers à la région à la chasse de cet animal. Le jeu consistant à leur faire tenir un sac et une carotte devant un terrier ou un trou sous une roche, laquelle cavité étant supposée être le gîte de l'animal. Le "chasseur" était alors abandonné seul en pleine forêt, sous le prétexte que les autres participants allaient faire les rabatteurs. J'ai personnellement le souvenir d'avoir participé à l'une de ces chasse étant enfant, les victimes étant un couple d' Allemands en visite dans une famille du village...

Ce nom est d’ailleurs utilisé encore de nos jours dans l'expression "Aller au Darou" qui signifie avoir une aventure galante.


LE FOUILLETOT


Le nom de fouilletot est une manifestation naturelle de l'été résultant d'une élévation d'air chaud au niveau du sol provoquant une micro tornade au niveau du sol. Il s'agit là d'un phénomène qui venait autrefois tourmenter les faneurs en dérangeant les endins ( amoncellement linéaire de foin devant être récolté) , élevant les brindilles dans les airs et les dispersant. Le fouilletot est souvent l'oeuvre d'un Sotré. 


* * * * * * * * 


Ce bestiaire n'est pas exhaustif, il y en a surement bien d'autres suivant les secteurs. Leurs origines se perdent dans la nuit des temps et si certains sont passés dans le domaine publicitaire contemporain comme le Sotré, d'autres sont en voie de complète disparition...



jeudi 27 septembre 2018

PONT DES FÉES

LE PONT DES FÉES (88) :


UN MONUMENT UNIQUE EN EUROPE


SITUATION

Le pont des fées se trouve en limites des communes de SAINT-ETIENNE-LES-REMIREMONT et de SAINT-AME (88), dans le massif de FOSSARD à 520 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Cette construction est unique en Europe de part sa conception et sa forme. Il s'agit d'un remblais constitué de blocs de granit de grand taille assemblés à cru qui enjambe un étroit  talweg aux pente escarpées entre le SAINT-MONT et la cote du MORTHOMME. Sa longueur est de 30 mètres, sa largeur de 13 mètres et sa hauteur subsistante qui atteint 7 mètres devait être bien plus importante car il est évident que l'ouvrage a servi de carrière durant une longue période. A qui attribuer cette construction, aux Celtes ( tribu des LEUQUES) , aux mérovingiens peut-être, mais son origine pourrait être bien plus ancienne.

Le pont n'apparaît officiellement qu'au cours du XVIII° siècle sur une carte topographique. CASINI n'en fait pas mention, ni les cartes d'état major de la période 1820 - 1866.

Alors c'est la légende qui s'est emparée du lieu. Le pont aurait été élevé par les fées en une nuit afin que le seigneur du château du SAINT-MONT puisse aller délivrer Aliénor sa fiancée, prisonnière de MALRUS au château du MORTHOMME (dont l'existence est fantaisiste)  ....

Il est vrai que les fées sont très présentes dans l’imaginaire et les traditions vosgiennes et ne nombreux lieux leur sont rattachés ( Château des fées - voir ce nom, pont des fées à GERARDMER, nombreuses roches des fées etc...)

Le pont est inscrit sur la liste des Monuments Historiques le 4 février 1988.


ÉTAT ACTUEL

Le pont barre le fond du ravin, il est traversé par un sentier de randonnée. Ces deux murs extérieurs présentent des bloc cyclopéens, mais l'intérieur du remblais semble constitué de tout-venant.

ACCÈS

A SAINT-ETIENNE-LES-REMIREMONT suivre la direction de l'Escadron de gendarmerie mobile. Passer devant la caserne et poursuivre l'étroite route qui monte jusqu'au hameau de SAINT-ROMARY. Laisser le véhicule sur le parking face à la chapelle et emprunter le sentier vers le SAINT-MONT. Suivre le fléchage du Club Vosgien, on atteint le pont après 20 minutes de marche en forte rampe


VUES DU SITE



Plan de situation ( pont encerclé en jaune) (Géoportail)



Sentier d'accès, le pont est en contrebas


Vue générale


Le mur d'extrémité ouest


Coté Est


La chaussée


Extrémité Sud


Le ravin


mardi 18 septembre 2018

ERMITAGE DE SAINT-VALBERT

ERMITAGE DE SAINT-VALBERT (70) :



UNE ORIGINE MÉROVINGIENNE


SITUATION

L'ermitage de SAINT-VALBERT se trouve sur la commune du même nom, dans une forêt située au nord-est du village à 370 mètres d'altitude, à proximité d'un parc animalier. 

HISTOIRE

SAINT-VALBERT était un noble Franc de la  tribu des Sicambres attaché à la cour du roi mérovingien CLOTAIRE II. Il est né à MEAUX (77) vers 595. Appelé par la religion, il se démet de tous ses biens et se retire en ermite dans les contreforts des Vosges à peu de distance de l'abbaye de LUXEUIL (voir ce nom). Il vivra en anachorète dans une grotte naturelle passant ses journées en prières et méditation. Il va quitter sa retraite pour fonder le monastère de FAREMOUTIERS (77). De retour dans sa grotte il est appelé à prendre la succession de SAINT-EUSTAIRE abbé de l'abbaye de LUXEUIL. Il assurera cette charge jusqu'au 2 mai 670, date de son décès.

L'ermitage va devenir un lieu de pèlerinage dès la mort de son créateur. A l'origine la grotte n'était isolée de l'extérieur que par un simple mur. Au XVIII° siècle l'ensemble du site a été réaménagé pour recevoir les nombreux pèlerins venus boire à la source ce qui suscitait d'importants revenus à l'abbaye de LUXEUIL. L'ermitage fut occupé par les moines jusqu'à la Révolution. Vendu comme bien de la Nation, Un cabaret va être aménagé dans les bâtiments. le site est racheté en 1843 par l’archevêché de BESANCON qui le cède à l'école ecclésiastique de LUXEUIL en 1863. Avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, les lieux sont abandonnés. Bien que classés Monument Historique en 1914, les bâtiments sont pillés et tombent en ruines. Propriété de l'Association diocésaine de BESANCON, l'ermitage est confié en 1960 à l'Association des Amis de Saint-Colomban de Luxeuil qui assurent désormais l'entretien des lieux. 



ÉTAT ACTUEL

L'ermitage est bien entretenu mais l'accès à la grotte n'était pas ouvert lors de ma visite. Outre la source et divers bâtiments, il faut visiter les abords pour découvrir le mur d'enceinte et le bassin ovale.

ACCÈS

L'accès est bien indiqué depuis la RN 57. Il suffit de suivre le fléchage routier. un vaste parking est aménage à la porte même de l'ermitage.


VUES DU SITE



Vue générale vers 1960 (collection particulière)



Vue générale au début du XX° siècle. Le bâtiment central n'existe plus
(collection particulière)


Vue générale en 2017


Chemin d'arrivée. Le kiosque pointu est l'accès à la grotte.


Vers la sortie


Le jardin



L'enceinte


Vers les terrasses



Entrée de la source


Détail d'un bas-relief de la source


La source


Entrée de la grotte (collection particulière)


Intérieur de la grotte (collection particulière)


L'enceinte de l'ermitage


Le déversoir


Le bassin ovale


L'enceinte basse

mercredi 5 septembre 2018

LE CHÂTEAU D'AMANCE

CHÂTEAU D'AMANCE (54) :




FORTERESSE DU GRAND COURONNÉ 


SITUATION

Le château d'AMANCE se trouve sur la commune du même nom. Il occupe le sommet d'une colline de 385 mètres d'altitude autour de laquelle le village a été élevé.


HISTOIRE

Connu dès de IX° siècle, l'existence du château n'est attestée qu'en 1033. Il aurait appartenu aux comtes de LUNEVILLE avant d'échoir aux comtes de BAR. En 1076 l'évêque PIBON de TOUL affranchit le prieuré de LAÎTRE-SOUS-AMANCE qui s'est fondé sous le château. 

En 1202, un traité de paix est conclu entre le duc de Lorraine FERRY II et le duc de Bar THIEBAUT 1er. Le château restera en viager aux mains de THIEBAUT et reviendra à la Lorraine à la mort de celui-ci. En 1218 FERRY II qui l'ambitions de conquérir  l'Alsace met la ville de ROSHEIM (67) à feu et à sang. L'empereur Frédéric II assiège AMANCE en représailles. Le duc s'y était retranché. AMANCE est livré aux flammes et FERRY II fait prisonnier est emmené en Allemagne le 25 juin.

Durant tout le XIII° siècle une guerre froide allait perdurer  entre les ducs de Lorraine et de Bar. Suite à l'affaire de ROSHEIM la forteresse d'AMANCE était redevenue barroise et constituait de par sa position géographique une menace pour la ville de NANCY. Le duc lorrain MATHIEU II avait repris le château. Après une paix éphémère la guerre reprend le 30 août 1233. En 1286 le château est occupé par André d'AMANCE sire de BIECOURT. En 1322 les Lorrains devaient suivant une traité rendre AMANCE aux Barrois mais au contraire, ils vont fortifier la cité qui se trouve sous le château. En 1234 le château est tenu par Gautier de VIGNORY pour le compte de Renault de CHOISEUL. La place allait rester lorraine. Le château est tenu par des receveurs, sortes de comptables agissant pour le duc. On connaît Jean PETITPAIN et Jean GERLET. ( 1477 - 1492)



                                                  Le château ( dessin du temps)
   
Le 15 octobre 1473 AMANCE, comme d'autres places lorraines est livrée aux Bourguignons CHARLES-LE-TEMERAIRE y résidera. Le roi du Portugal ALPHONSE V soucieux de réconcilier le duc de Bourgogne avec le roi de France LOUIS XI sera reçu à AMANCE en grande pompe. Le château retourne aux Lorrains après la bataille de NANCY (1477). 

Le 24 avril 1607 AMANCE est une possession du Landgrave OTHON qui vend le château au duc CHARLES III de Lorraine. Le château sera occupé par des officiers chargés d'en assurer la défense. 

Lorsque les Français vont occuper la Lorraine à la guerre de trente-Ans, ils découvrent une forteresse passablement délabrée. On ne sais rien sur les circonstances de la destruction du château, si ce n'est qu'elle fut quasiment intégrale suivant la méthode de RICHELIEU. En 1774 il est dressé un arpentage du site du château. On y apprend qu'il ne reste que la base d'une tour, le puits comblé et une partie de l'enceinte. ces vestiges sont les seuls encore visibles de nos jours. Il est décidé de clôture l'ensemble du site par un mur d’enceinte car l'utilisation des lieux à des fins agricoles s'avère impossible.
                             
De nos jours l'emplacement du château est vierge de toute construction. Il est entièrement clôturé et sert de pâture. 



ÉTAT ACTUEL

On peut voir la partie de l'enceinte contemporaine du château, les vestiges de la tour et l'enceinte du XVIII° siècle ceinturant la butte. Le village possède des vestiges de sa fortification.

ACCÈS

L'accès au site du château est privé. A proximité du site se trouve un petit parking. Il semble que l'accès au site soit toléré en l'absence de troupeaux comme l'indique une pancarte.


VUES DU SITE




Périmètre du château ( entouré en rouge - Géoportail)



Plan du château


Vue générale. L'énorme château occupait le sommet de la butte


Les vestiges d'une tour occupent le sommet du monticule


La tour


vestiges de l'enceinte



Emplacement du château


Le mur du XVIII° siècle