mardi 16 février 2016

CHÂTEAUX DU DÉPARTEMENT DU BAS-RHIN

SITUATION DES CHÂTEAUX DU DÉPARTEMENT DU BAS-RHIN:


Après les croquis de situation des châteaux des départements des Vosges et du Haut-Rhin, voici celui concernant le Bas-Rhin.


Dans ce département les châteaux se répartissent dans des secteurs où ils vont être plus ou moins denses avec des recors pour les Vosges du Nord, le long de la frontière Allemande et dans le secteur du Mont Sainte-Odile.

Il ne s'agit nullement d'une carte à l'échelle, mais d'un croquis permettant de situer géographiquement les divers monuments cités dans "ma liste".





CHÂTEAU DE CHARMES

LE CHÂTEAU DE CHARMES (88):

La ville de CHARMES connue pour être la patrie de l'écrivain Maurice BARRES a elle aussi possédé son château-fort.

SIMPLE CASERNE LORRAINE


SITUATION:


Le château de CHARMES se dressait au sud le l'actuelle église de la ville de CHARMES, dominant la MOSELLE  à 300 mètres d'altitude. Il a entièrement disparu.


HISTOIRE :


Au cours du XI° siècle, les hordes hongroises déferlent sur la région. Les comtes de TOUL décident de la construction d'un château fort à CHARMES, mais aussi de l'érection de fortifications hurbaines ceinturant la cité. En 1296 le duché de TOUL est aux mains des sires de FONTENOY EN VOSGES. A cette époque le château est tenu par FERRY IV de CHARMES. En 1301 CHARMES devient lorraine sous le règne du duc FERRY III. Le château est tenu par la famille DE CHÂTELET.

Le château va dès lors servir de caserne aux troupes lorraines sous la responsabilité de capitaines: En 1473 il se nomme Garpard de RAVILLE. Les Bourguignons pendent le capitaine PETITPICARD en 1475. Après 1477 c'est Jean DE CHARMES qui commande la place occupée par une compagnie d'arquebusiers, puis c'est Thomas des ARMOISES .

En 1475 RENE II de Lorraine décide alors de réduire l'enclave bourguignonne de CHATEL (88) - voir ce nom. En représailles CHARLES LE TEMERAIRE duc de Bourgogne s'empare de CHARMES, pille, incendie la ville et massacre la population. Relevée, la ville se voit dotée du droit d'organiser une foire en 1486.

Au XVI° siècle la peste sévit et un siècle plus tard, c'est la guerre de Trente-ans. Le traité de CHARMES est signé en 1633 entre le cardinal de RICHELIEU et le duc de Lorraine CHARLES IV à la maison des Loups. Cet acte prévoit la cession de NANCY aux Français. CHARLES IV ne respecte pas le traité et reprend les hostilités. En 1635 alors que le château est commandé par le Baron d'ANGLURE qui commande le régiment de SAINT-BASLEMONT, CHARMES est prises par les Français. Les fortifications de la cité et le château sont démantelés. Il s'en suit de nouveaux pillages et épidémies.

Sous le règne du duc LEOPOLD, le 6 septembre 1707, le conseil municipal décide de raser une partie des fortifications. Des jardins sont aménagés à l'emplacement du château. Sur ce lieu furent élevés ensuite une école et la halle aux grains. Seule une partie de la Maison des Loups ou du Chaldron échappa à la destruction mais il faudra attendre l'an 2000 pour que cet édifice renaissance qui fut la propriété du duc CHARLES III en 1537 ne soit enfin mis en valeur...




Localisation du château




Le château en 1609 (collection particulière)




Plan ancien, le château est à gauche




Ceci n'est pas médiéval. Il s'agit en fait des caves de l'ancienne brasserie
HANUS disparue au début des années 1970 et qui fabriquait la bière
 "KB" KANTERBRAU. Cette marque a survécu un temps à la brasserie.



CLAUDE GELEE DIT LE LORRAIN



Transportons nous à quelques kilomètres de CHARMES, dans le village de CHAMAGNE. Si aujourd'hui CHAMAGNE est connu pour être le village d'enfance d'une certaine Ségolène ROYAL, la commune a eut un enfant autrement plus illustre; Claude GELEE.

Ce grand peintre y est né entre 1600 et 1605. Il est le troisième enfant du couple Jean GELEE et Anne PAROSE. Orphelin à l'âge de douze ans, il trouve refuge à FRIBOURG auprès de son frère Jean GELEE artiste peintre. C'est lui qui va enseigner à Claude l'art pictural. Il va travailler pour plusieurs maîtres italiens. En 1625 Claude retrouve sa Lorraine natale et étudie auprès de Claude DERUET. Il retourne à ROME en 1627 et voyage ( MARSEILLE, GÊNES, VENISE, LA BAVIERE...) Il se spécialise dans les représentations marines. Travaillant pour les ambassades et recommandé par le pape URBAIN VIII il est maintenant un artiste incontournable dont les œuvres ornent les musées du monde entier. Il resta célibataire toute sa vie et adopta une enfant prénommée AGNESSE en 1658. Il s’éteint à ROME le 21 ou le 23 novembre 1682.

La maison natale du peintre existe toujours à CHAMAGNE. Elle abrite une galerie de peinture...




Plaque commémorative




La maison natale




Oeuvre de Claude Gelée

samedi 13 février 2016

PRIEURES DE DEUILLY

LES PRIEURES DE DEUILLY (88):


SOUMIS A L'ABBAYE SAINT-EPVRE DE TOUL

Il ne faut pas confondre les prieurés de DEUILLY avec le château fort du même nom -voir ce nom. L’appellation PRIEURE DE DEUILLY concerne deux établissements religieux établis en deux endroits différents et qui se sont succédés dans le temps.



PRIEURE DE DEUILLY

SITUATION

Le prieuré primitif de DEUILLY se trouvait en contrebas du château-fort du même nom à environ 300 mètres d'altitude sur la commune de SERECOURT.


HISTOIRE


Le prieuré a été fondé au XII° siècle par la volonté du couple Odile et Gautier de DEUILLY. L'évêque de TOUL Pierre de BRIXEY donne l'établissement à l'abbaye SAINT-EPVRE de TOUL. En 1195, le pape CELESTIN III place de prieuré NOTRE-DAME DE DEUILLY directement sous son autorité. Les moines vivent sous la règle de SAINT-BENOIT.


Au XV° siècle le prieur Nicolas de VALFROICOURT est nommé abbé de SAINT-EPVRE. Il désire rattacher à nouveau DEUILLY à cette abbaye. Les moines refusent. Un accord est trouvé en 1477 pour régler le conflit.


Au XV° siècle les Bourguignons envahissent la Lorraine et commettent ravages, meurtre et destructions. Le prieuré est ruiné. En 1568 de châtelain de DEUILLY, Olry DU CHÂTELET est protestant. Il fait raser ce qui reste des bâtiments et remplace le monastère par un lieu de prêche. Olry est tué à LA CHARITE SUR LOIRE. Jacques de TAVAGNY abbé de SAINT-EPVRE se fait restituer par les héritiers d'OLRY quelques terres ayant appartenu au prieuré qu'il décide de reconstruire dans le village de MORIZECOURT.



ETAT ACTUEL


Il ne subsiste aucun vestige du prieuré d'origine. Seule une chapelle récente construite en bordure de la route vers LAMARCHE évoque cet établissement religieux.







L'étoile bleue matérialise le prieuré d'origine.
L'étoile violette positionne le nouveau prieuré




Le pont de DEUILLY


LE PRIEURE DE DEUILLY - MORIZECOURT

SITUATION

Le nouveau prieuré de DEUILLY se trouve au cœur même du village de MORIZECOURT à environ 350 mètres d'altitude.


HISTOIRE

Au début du XVII° siècle les bénédictions de SAINT-VANNE font renaître le prieuré de DEUILLY. En 1711 les terres englobent plusieurs localités aujourd'hui situées dans les départements des Vosges et de Meurthe et Moselle. Parmi les prieurs on trouve des membres des familles DE BRAUX, DAUZECOURT, POIREL, EXELMANS, TOUSSAINT...

La Révolution chassera les moines de DEUILLY. Les bâtiments seront vendus. Vers 1830 l'ensemble est racheté par le général POTHIER qui sera au service de l'empereur NAPOLEON III. Il va modifier le prieuré qu'il transformera en château toujours habité de nos jour par ses descendants.

ETAT ACTUEL

Il subsiste un bâtiment principal dit "château", les jardins, la salle capitulaire, les cellules de moine, le cloître, l'huilerie et l'école. 


ACCÈS

Le prieuré est ouvert aux visiteurs durant la saison estivale.


VUES DU SITE



Vue aérienne du prieuré (collection particulière)




Le "château"



Bâtiment annexe

vendredi 12 février 2016

MAISON FORTE DE LA TRESONNERIE

LA MAISON FORTE DE LA TRESONNERIE (88):

AUTRE MAISON DISPARUE

SITUATION

La maison forte de la TRESONNERIE se trouvait sur la commune d'ANOULD à un emplacement indéterminé.


HISTOIRE

ANOULD est cité en 1225 quand le duc de Lorraine MATHIEU II cède des droits d’impôts au bénéfice du chapitre de SAINT-DIE. En 1295 ANOULD est engagé aux comtes Henri Evrard d'ANDLAU (67).

La maison forte de la TESSONNERIE a dû voir le jour aux alentours du XIV° siècle. Parmi les seigneurs connus en trouve François FOURNIER en 1614, le prince de PHALSBOURG (57) en 1654, puis les GRIMALDI et enfin Nicolas CERTANY. En 1687 la charge passe à Paul DOLMAIRE. Tous ces gens restent sous la tutelle du duc de lorraine et doivent corvées et rentes au château de SPITZEMBERG - voir ce nom.

Quant à notre maison forte, mis a part le fait que l'on soit assuré de son existence, il n'existe aucune archive la concernant.

Comme à SAINT-LEONARD ou à SAINTE-MARGUERITE, le village d'ANOULD a été rasé au cours des conflits mondiaux du XX° siècle. Il ne subsiste donc aucun vestige de cette maison forte.

jeudi 11 février 2016

MAISON FORTE DE SAINTE-MARGUERITE

LA MAISON FORTE DE SAINTE-MARGUERITE (88):

ÉDIFICE OUBLIÉ 

SITUATION

La maison forte de SAINTE-MARGUERITE s'élevait sur la commune du même nom à un emplacement indéterminé.

HISTOIRE

Difficile de restituer l'histoire de ce monument car toutes les archives de la commune ont été perdues du fait des nombreuses destructions consécutives aux guerres et notamment au cours des deux derniers conflits mondiaux. Hormis le clocher de l'église, il n'existe plus à SAINTE-MARGUERITE de bâtiment antérieur à 1914.

Au IX° siècle une chapelle est érigée au bord de la Meurthe suivant dit-on la volonté de CHARLEMAGNE. Elle est dédiée à SAINTE-MARGUERITE d'ANTIOCHE. Cet édifice a disparu, mais quelques éléments se retrouvent dans le clocher de l'église paroissiale.

Sainte Marguerite dépendait du chapitre de SAINT-DIE. 


Une maison forte y est citée en 1140. Elle est tenue par Pierre FAULQUET de BLÂMONT et Jean FONTOY dit NAVEL, écuyers, seigneurs de SAINTE-MARGUERITE. Jusqu'à  1467 la maison appartient à Claude de BEAUZEMONT, célèbre pour avoir occis Charles LE TEMERAIRE à la bataille de NANCY. Le château est vendu en 1502 à Thièbaut de JUSSY d'HURBACHE. Cette famille le conserveront jusqu'au la fin du XVIII° siècle. 

Ensuite l'histoire se tait...


Le clocher est le seul monument antérieur au XX° siècle