mardi 14 juin 2016

CHÂTEAU DE BARISEY

LE CHÂTEAU DE BARISEY (54) :

POSSESSION DE LA FAMILLE DES ARMOISES


SITUATION

Le château de BARISEY se trouve sur la commune de BARISEY-AU-PLAIN (54), dans le village, lieu dit LE CHÂTEAU, à environ 285 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Le 12 février 1293 existe une tour édifiée par Simonin de BARISEY sur une terre relevant de l'évêché de TOUL. Jean de BARISEY, fils du précédent, est homme-lige du duc de Lorraine RAOUL. En 1496 le château est habité par André de BARISEY et sa femme Béatrix de THIAUCOURT. La famille de BARISEY s'éteindra entre le XV) et le XVI° siècle. Le château échoira ensuite en partie à la famille des ARMOISES. En 1545, Claude des ARMOISES doit rendre hommage à monseigneur de BASSOMPIERRE bailli des Vosges, qui est l'autre propriétaire du château, pour ses terres de BARISEY et de RICHARDMENIL. Au XVI° siècle le château subit de nombreuses transformations. L'entrée et le pont-levis sont réparés entre 1548 et 1549. Il semble que la famille des ARMOISES conservera les lieux jusqu'à la Révolution. 

Rappelons qu'au XV° siècle Jeanne des ARMOISES a prétendu être JEANNE D'ARC, disant que le fille qui avait été brûlée à ROUEN n'était qu'une pauvresse...



Les sires des ARMOISES

Le vaste château sera vendu entre divers propriétaires qui vont transformer la forteresse qui sera livrée aux démolisseurs. Ce qui subsiste sera transformé en maisons d'habitation et en ferme. De nos jours la ferme est en partie transformée en entrepôts et le château sert toujours d'habitations.


ETAT ACTUEL

Le château s'inscrivait dans une surface trapézoïdale de 110 mètres de long sur 65 de large. Il en subsiste la porte d'entrée à mâchicoulis, l'emplacement du pont-levis et de sa poterne, des tours d'angle, un pigeonnier et les communs transformés en maison d'habitation. Seule une visite extérieure des lieux est possible.


ACCÈS

A l'est du village stationner le véhicule et visiter le quartier à pieds.


VUES DU SITE



Entrée du château au début du XX° siècle (collection particulière)




Partie Sud-Ouest




La porte du château




Partie Ouest




Tour Ouest




Coté Nord-Ouest




Coté cour




La cour




Rempart Sud-Est




Le pigeonnier




La porterie coté cour



Le puits

CHÂTEAU DE KAGENFELS

LE CHÂTEAU DE KAGENFELS (67):


UNE RUINE OUBLIÉE QUI RENAÎT

Ce château fut appelé FALKENSCHLOSS jusqu'en 1828.


Le KAGENFELS, un château qui resta pour moi très longtemps une énigme. Jadis, y accéder n'était pas évident car mal indiqué et situé loin des routes. De plus, dans tous les ouvrages on le signalait comme de pauvres vestiges sans intérêt. Enfin impossible d'obtenir une photo de ce château qui m'aurait permis de savoir à quoi il ressemblait jusqu'à un passé récent grâce à l'initiative de passionnés qui décidèrent de redonner vie à ces ruines...

SITUATION

Le château de KAGENFELS se trouve sur la commune d'OTTROTT au-dessus de la route menant de KLINGENTHAL au MONT SAINTE-ODILE, sur le versant opposé à celui portant les châteaux de DREISTEIN et de HAGELSCHLOSS, à 670 mètres d'altitude.

HISTOIRE

C'est  Albrecht de KAGEN qui fit élever le château en 1262 sur une terre d'empire. Rodolphe de HABSBOURG entérine l'édification de la place en 1289. La forteresse passera au XIV° siècle à la famille STAHEL de WESTHOFFEN puis à celle de SCHÖNAU avant de devenir une copropriété entre Hesso Heintz de EHENHEIM et Friedrich STAHEL de WESTHOFFEN en 1393. A cette époque le château va subir quatre sièges d'abord en 1383, puis 1390, 1397 et 1424. Au cours de ce dernier siège les canons seront utilisés par les troupes de l'évêque de STRASBOURG Guillaume de DIEST aidé par Louis de LICHTENBERG.



Les sires de KAGEN


Le château est ravagé par un incendie accidentel en 1426. Les ruines reviennent à Henri de HOHENSTEIN qui est vidame de l'évêque de STRASBOURG. Depuis 1424 le château est en reconstruction. En 1451 Antoine de HOHENSTEIN hérite du château. Il loge habituellement au château de KOENIGSBERG ( OEDENBOURG - voir ce nom). Antoine s'adonne au brigandage et se sert parfois de KAGENFELS comme base de départ pour ces razzias. Il sera arrêté en 1474 après le siège de l'OEDENBOURG par les troupes Autrichiennes. Sans doute confisqué, le KAGENFELS passe à la famille d'UTTENHEIM de RAMSTEIN qui va adapter le château à l'artillerie. Le bailli de VILLÉ Zeck de VISBOCK achète la place en 1559 et prend le nom de "DE KAGENFELS" . Le nouveau propriétaire fera édifier des annexes en 1599 dont les vestiges se devinent encore dans la basse-cour.


Les sires d'UTTENHEIM de RAMSTEIN


Le KAGENFELS sera sans doute démantelé au cours de la guerre de trente-Ans. En 1664 il est signalé en ruines. Abandonné à la nature, le nom du château restera oublié jusqu'en 1828 quand l'historien SCHWEIGHAUSER identifiera la ruine de FALCKENSCHLOSS comme étant celle du KAGENFELS.

Depuis 1999 l'association A.C.P.O. a entrepris le dégagement et la restauration du château aujourd'hui propriété de la commune d'OBERNAI.


ETAT ACTUEL

Le château s’élève sur un pic rocheux conique de granit dit de KAGENFELS. Il est séparé d'une basse-cour réalisée au XVI° siècle par un fossé. L'importance des dispositifs défensifs étonne par rapport à l’exiguïté des logis occupant le sommet du roc. L'ensemble est en chantier, mais une tour pentagonale surplombant les fossés s'écroule du fait de sa restauration au début du XX° siècle employant un mortier inadapté.

ACCÈS

Emprunter la route menant au MONT SAINTE-ODILE depuis KLINGENTHAL. Emprunter le chemin forestier indiquant la stèle commémorative relative à un avion US. Laisser le véhicule sur le parking et poursuivre à pied la route forestière désormais interdite à la circulation. La rampe est sévère. Après environ trente minutes de grimpette, emprunter le sentier balisé "KAGENFELS". Compter en tout cinquante minutes de marche.

Les ruines peuvent être visitées les weekends avec les membres de l'association A.C.P.O. Les autres jours l'accès aux château est condamné.


VUES DU SITE



Croquis des lieux (réalisation personnelle)




Gravure fantaisiste des ruines




Le château côté Sud




Le fossé




La tour pentagonale




Coté Est des ruines




Vue générale




Le chantier




Côté Nord




Le bastion




La barbacane




Seconde porte




Pierre héraldique KAGEN ou UTTENHEIM, hormis la couleur, 
les blasons sont identiques.



Intérieur du bastion




Le logis




La pierre d'angle des logis




L'accès au logis se faisait par un pont volant surplombant
la citerne




Le donjon




Intérieur des logis




Les baies du logis

vendredi 10 juin 2016

CHÂTEAU DE KOEPFEL

LE CHÂTEAU DE KOEPFEL (67) :


ÉNIGMATIQUE CONSTRUCTION RECTANGULAIRE




SITUATION



Le château de KOEPFEL couronne le sommet d'un éperon boisé de 520 mètres d'altitude dans le massif du MONT SAINTE-ODILE, sur la commune d'OTTROTT. Il voisine avec les châteaux de RATHSAMHAUSEN et de LUTZELBOURG distants d'environ un kilomètre.




HISTOIRE



Il s'agit d'une construction antérieure au X° siècle pour laquelle on ignore tout de son histoire. C'est un château primitif avec rempart de pierres sèches qui était surmonté d'un rempart en bois. Il possédait aussi sans doute une tour d'observation un bois. L'édifice a été abandonné prématurément et il n'apparaît nulle part dans les archives. De même son véritable nom est ignoré.



Le KOEPFEL rejoint ainsi d'autres ruines énigmatiques comme le CHÂTEAU DES FÉES (88) ou le PETIT RINGELSTEIN (67) - voir ces noms. Tous présentent des similitudes de construction.



KOEPFEL est une propriété privée, mais sa visite est tolérée.




ETAT ACTUEL



Des vestiges du mur très épais et parfois encore haut de plus d'un mètre subsistent sur trois des côtés du monument.




ACCÈS



A KLINGENTHAL, rejoindre le hameau d' EICHWAELDEL et y stationner la voiture. Suivre le chemin allant à la maison forestière de RATHSAMHAUSEN. Poursuivre le chemin au-delà des châteaux d'OTTRTOTT et suivre le balisage du Club Vosgien qui vous conduira sur le site. Compter une heure de marche.





VUES DU SITE



Croquis des ruines (réalisation personnelle)




Rempart Est coté Extérieur




Entrée




Angle Nord-Ouest




Mur Sud-Est vue intérieure




Rempart Est




Rempart Est vu vers le Nord




Rempart Est vu vers le Sud




Détail de l'appareillage

jeudi 9 juin 2016

CHÂTEAU DE BAR-LE-DUC

LE CHÂTEAU DE BAR-LE-DUC (55):

RÉSIDENCE DES COMTES PUIS DUCS DE BAR




SITUATION

Le château des ducs de BAR couronne l'extrémité Est de l'éperon supportant la vile-haute à environ 230 mètres d'altitude.


HISTOIRE

BAR serait l'endroit ou CHILDERIC, fils de MEROVEE aurait rencontré VEOMADE archevêque de TREVES (D). Vers 496 l'armée de CHLOWIG qui venait de participer à la victoire de TOLBIAC aurait aussi séjourné dans la cité de BARRUM. Il faut attendre le X° siècle et le comte de HAUTE-LORRAINE FRÉDÉRIC  Ier pour assister à la naissance du château. A la mort de FRÉDÉRIC III en 1033, le comté revint à ses deux fille SOPHIE et BEATRIX. Cette dernière sera mariée à Boniface de MONTFERRAT. Sa sœur épouse le comte de MOUSSON ( voir château de MOUSSON) qui est aussi le comte de MONTBÉLIARD. C'est une mésalliance, car l'époux de Sophie est un faible. Cette situation entraîne aussi la déchéance du Barrois qui de duché devient un comté.   


Les ducs de BAR


Les comtes  de BAR participeront aux croisades. Le comte HENRI III qui aussi le gendre du roi d'Angleterre EDOUARD Ier entre en conflit avec le roi de France PHILIPPE IV LE BEL et ravage la Champagne. Il est fait prisonnier et est incarcéré à BRUGES (B). Il est libéré après avoir signé un contrat désastreux pour le Barrois en 1301. C'est l'origine des termes de BARROIS MOUVANT et de BARROIS NON-MOUVANT. Les terres englobées dans le BARROIS NON-MOUVANT restent en pleine priorité des ducs de BAR, alors que les autres passent sous suzeraineté Française. Les ducs doivent désormais rendre l'hommage au roi de France pour ces contrées. HENRI dû aussi partir en guerre à CHYPRE pour le compte des Français. Il n'y arriva jamais car il mourut au court du voyage. Au cours du quatorzième siècle le conflit opposant BAR et LORRAINE perdure et appauvrissent le pays.

Il faudra attendre l’avènement du duc ROBERT qui est le gendre du roi de France JEAN II le BON pour que la contrée retrouve le rang de duché. 

Le duc EDOUARD III est obligé de rejoindre l'ost royal et meurt au cours de la bataille d'AZINCOURT en 1415. Son frère LOUIS, évêque de VERDUN et cardinal s’empare du pouvoir. Cela n'est pas du gout de sa sœur Marie épouse duc de MONT qui possède une armée. Le cardinal cède sa place à son petit-neveu, RENÉ d'ANJOU dit LE ROI RENÉ, comte de GUISE. Le prélat arrange aussi le mariage de RENÉ avec la fille du duc de Lorraine CHARLES II, la duchesse ISABELLE. C'est était fait du BARROIS qui allait être définitivement rattaché à la LORRAINE.

Au XV° siècle le château est réaménagé et modernisé, un jardin à l'italienne y est créé mais cette métamorphose s'arrête net lorsque RENÉ D'ANJOU devient le duc de Lorraine RENÉ Ier. Il doit alors quitter BAR pour NANCY.

En 1474 le roi de France LOUIS XI occupe BAR LE DUC. Cette occupation durera onze ans.

En 1523 de duc ANTOINE LE BON poursuit les travaux de modernisation du château. Ceux-ci se poursuivent en 1576 sous CHARLES III. Le neuf castel voit le jour et accueille la chambre des comptes de Lorraine. Un nouveau corps de garde est édifié. L'ensemble bien que d'époque différentes affiche une belle harmonie. En 1649 le château est ravagé par un incendie accidentel.

Nouvelle occupation Française sous LOUIS XIV. Les remparts de la ville et ses dix-sept tours sont abattus. Seule la tour de l'horloge du château fut conservée pour servir de beffroi. BAR redevient Lorraine au traité de RYSWICK jusqu'à la mort du roi STANISLAS. En 1832 un couvent de sœurs dominicaines s'installent au château. La chapelle néo-gothique SAINT-LOUIS date de cette occupation (1859). De nos jour le nouveau château est devenu le musée du Barrois.

La tour de l'horloge est classée Monument Historique en septembre 1941 et le nouveau château l'est le 23 avril 1981.

ETAT ACTUEL

La tour de l'horloge constitue le principal vestige féodal avec l'enceinte médiévale au centre de laquelle s'élève le nouveau château et la chapelle SAINT-LOUIS. 

ACCÈS

Stationner le véhicule dans la ville haute et gagner le château à pied.


VUES DU SITE



Plan du château




Le château féodal




La tour de l'horloge côté Nord




Coté Est




Côté Sud-Ouest




Enceintes féodales




Détail du rempart




Porte du château




Rempart Sud




La grande allée




Nouveau corps de garde




Le nouveau château




Chapelle SAINT-LOUIS


LA VILLE HAUTE



Vers la ville haute




Maisons et remparts




La majorité des édifices y est remarquable




Le style renaissance domine




La place de l'église




Cette église souvent fermée renferme le chef d'œuvre du sculpteur LIGIER RICHIER




Le mausolée du prince Guillaume d'ORANGE et son transit
(collection particulière)




L'hôtel de SALM devenu la préfecture de la Meuse