dimanche 9 août 2020

PAPE NICOLAS II

 PAPE NICOLAS II :



NE GÉRALD DE LORRAINE



Né en Savoie, ce pape peut être rattaché à la Lorraine par le titre qu'il portait ou qu'on lui attribue.


BIOGRAPHIE

Du futur pape NICOLAS II, nous ne pouvons être sur que de son prénom. Il sera, suivant les circonstances nommé Gérard, Gérald, Gérardus ou Girol dit soit DE BOURGOGNE, DE LORRAINE ou ALLOBROGE.

Il est né entre 990 et 995 à MERCURY (73). Il devient moine de l'ordre de CLUNY. Le 1er Août 1034, il entre au service du duc BONIFACE III de TOSCANE, puissant serviteur de l'empereur CONRAD DE SALIQUE. Il suit des études théologiques à FLORENCE (I) puis à PARIS (75).

En janvier 1045, il devient évêque de FLORENCE. Il est élu pape à SIENNE le 6 décembre 1058. Mené par GODEFROY LE BARBU, qui va expulser l'antipape BENOÎT X. NICOLAS II va progressivement affranchir la papauté de l'autorité impériale. Lors de son pontificat, il luttera énergiquement contre l'hérésie dite "nicolaïsme" qui autorisait le mariage des prêtres. Dans le cadre de la réforme grégorienne, il va lutter contre la simonie en interdisant aux clercs de se voir attribuer des charges ecclésiastiques par des autorités civiles contre paiement. Il va aussi interdire la nomination des évêques sans le consentement papal. 

En 1059 au synode de MELFI il reçoit les serments de fidélités des princes normands. Il instaure l'élection du pape par le collège des cardinaux.

NICOLAS II meurt à FLORENCE le 19 juillet 1061.


Pape NICOLAS II

samedi 1 août 2020

LES CHÂTEAUX DE MANDRES-SUR-VAIR

LES CHÂTEAUX DE MANDRES-SUR-VAIR (88) :


Deux maisons fortes au passé bien énigmatique


SITUATION

L'actuel château de MANDRES-SUR-VAIR se trouve à proximité de l'église du village. C'est un foyer pour l'enfance.

HISTOIRE

Au moyen âge, il existe deux maisons fortes dans le village. Je n'ai trouvé au élément permettant d'en retracer l'histoire.

En 1781 un incendie ravage entièrement le village et ses deux maisons fortes.



ETAT ACTUEL


Le château qui a été reconvertit en maison d'enfants dès le début du XX° siècle est privé. Il ne se visite pas.

ACCÈS

Le château se trouve à proximité de l'église du village.


VUES DU SITE



Vue aérienne. A gauche, le château (collection particulière)




façade principale  (collection particulière)



Vue côté Ouest (collection particulière)




samedi 18 juillet 2020

LE CHÂTEAU DE VARENNES

LE CHÂTEAU DE VARENNES (55) :


AU VILLAGE DU LIEU D'ARRESTATION DE LOUIS XVI


SITUATION

Le château de VARENNES aujourd'hui entièrement disparu se trouvait à VARENNES-EN-ARGONE (55). Il occupait le plateau qui constitue aujourd'hui la ville hautes de cette localité, où se trouve entre autre le monument américain relatif aux combats de la première guerre mondiale. 

HISTOIRE

L'origine de ce château est ancienne. C'est une Possession de l'évêque de VERDUN. La place échoit au comte RENAUD de BAR qui est voué de l'évêché en 1120. Celui-ci réside au château.

THIEBAUD II de BAR mentionne le château de VARENNES en 1243 dans la charte de BEAUMONT qui affranchit le cité. VARENNES devient alors très prospère. C'est un centre économique qui va peu à peu perdre de son importance avec la réunion du Barrois à la Lorraine. La cité va peu à peu  se dépeupler au point que l'archevêque de REIMS va supprimer la cure. 

Le château abandonné va progressivement disparaître au cours des ans.

En 1648, la cité de VARENNES devient l'apanage du Grand CONDE. Elle  reprend de l'importance et devient même la capitale du Clermontois. En 1790 c'est un chef-lieu de canton.

Le 21 juin 1791 un événement va survenir et procurer à la localité une reconnaissance nationale.

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791 le roi de France LOUIS XVI et la reine Marie-Antoinette née de HABSBOURG-LORRAINE ainsi que leurs enfants quittent incognito la palais des Tuileries à PARIS. Le but du voyage est de rejoindre MONTMEDY (55) qui est un foyer royaliste. La voiture royale s'arrête au relais de poste de SAINTE-MENEHOULD (51). Là, le roi est reconnu par Jean-Baptiste DROUET qui est le maître de poste. Il va provoquer l'organisation d'une embuscade pour arrêter la fuite. A cette époque, à VARENNES, subsistait une ancienne porte de fortification dite voûte de l'église SAINT-GENGOULD. L'accès au pont sur la rivière AIRE qui succède à cette voûte est barricadé. Quand la berline des fuyard paraît, elle est stoppée par la troupe sous les ordres du futur général RADET. La famille royale est conduite vers l'estaminet dit du BRAS D'OR. Le juge DESTEZ qui connait bien la famille royale reconnaît formellement celle-ci. Le roi, la reine et leurs enfants sont ramenés à PARIS et incarcérés à la prison du TEMPLE. On connaît la suite...


l'arrestation de la famille royale


Dans l'estaminet du Bras d'Or



ETAT ACTUEL

Il reste bien peu de vestiges historiques à VARENNES-EN-ARGONNE. Le clocher de l'ancienne église SAINT-GENGOULD est devenu la TOUR DE L'HORLOGE sur laquelle a été apposé une plaque commémorant l'arrestation de LOUIS VI. 



ACCÈS

La tour de l'horloge se trouve à l'entrée de la ville haute.


VUES DU SITE


Tour de l'horloge


Plaque commémorative


samedi 27 juin 2020

LE CHÂTEAU DE BADONVILLER

LE CHÂTEAU DE BADONVILLER (54) :


SIÉGE DU GOUVERNEMENT DU COMTE DE SALM


SITUATION

Le château de BADONVILLER aujourd'hui entièrement disparu se trouvait au confluent de deux ruisseaux, a environ 440 mètres d'altitude, à l'est de l'ancienne gare.

HISTOIRE

L'histoire de ce château est intimement lié à celle de la famille de SALM. Hermann 1er de SALM a été un éphémère roi de Germanie au X° siècle. C'est son fils HERMANN II qui arrive dans la région après avoir épousé Agnès de LANGENSTEIN fille de de THIERRY de MONTBELIARD-BAR. vers 1111 - voir château de LANGENSTEIN. 

Le domaine de l'abbaye d'OFFONVILLE -voir ce nom,  jouxte les terres de SALM. Cette proximité motivera en partie la guerre entre HERMANN II et l'évêque de METZ ADALBERON. HERMANN sera tué lors du conflit. Les descendants d'HERMANN qui demeuraient au château de SALM (voir ce nom) dit SALM SUPERIEUR vont le quitter pour ériger un château à BADONVILLER qui deviendra la capitale du comté.  Les SALM sont alors voués de plusieurs abbayes ( SENONES, HAUTE SEILLE, SALIVAL). Henri 1er de SALM est l'époux d'Adelaïde de DABO fondatrice de SALIVAL. Cette vouerie va se concrétise par des pillages répétés contre les moines qui sont pourtant supposés être protégés par leurs voués HENRI II qui part en croisade en 1190. Il participera au sac de CONSTANTINOPLE. La famille va se scinder en deux branches, les SALM et les BLÂMONT. Ils vont aussi étendre leurs possession avec les châteaux de BACCARAT et de DENEUVRE - voir ces noms.


Le comté de SALM

En 1246 Henri IV de SALM tente de capter l'héritage de son cousin Ferry de BLÂMONT. les SALM perdront ce conflit et seront battu en 1301. La cité de BADONVILLERS appartient alors pour moitié aux Templiers. Après la suppression de cet ordre, Jean II de SALM possède la totalité de la ville. NICOLAS de SALM participe au conflit qui oppose le duc RAOUL DE LORRAINE à Henri de BAR. Il meurt des suites de cette guerre le 3 août 1343. A la fin du XIV° siècle, le comté est ravagé par la peste noire. Puis, en 1363, la contrée subit les ravages des hordes de "Bretons" qui sont des mercenaires sans emploi. Jean VI de SALM est tué à la bataille de BULGNEVILLE en 1431.


Gisant de Henri 1er de SALM

En 1431 a lieu de partage du pays de SALM en deux entités: Le Comté et la Principauté de SALM. Les terres sont dirigées respectivement par Jacques 1er de SALM et par Jean V, rhingrave ou comte sauvage du Rhin. Ces deux nobles administrent conjointement leurs terres. Il n'y a pas de réelle division du territoire. Chaque village est alors doté d'un maire appelé "maïeur".


Philippe Othon Rhingrave de SALM

Au XVI° siècle le duc CHARLES III de Lorraine est l'ennemi acharné de la Réforme aux cotés de ses cousins les GUISE qui intriguent à la cour de France. CHARLES III aura des prétentions à la couronne française à la mort d'HENRI III. Le maréchal Paul de SALM accompagné d'Africain d'HAUSSONVILLE et de Théodoric SCHÔMBERG commande une armée Lorraine contre les Huguenots. D'abord épargnés par les pillages et les tueries les pays de SALM vont leur tour connaître leurs exactions. 

AU XVI° siècle, les bûchers anéantissent les sorciers avec frénésie. Jean IX de SALM est un personnage puissant. Il arrive au pouvoir à l'âge de huit ans en 1540. Il sera l'ami du duc CHARLES III qui le nommera conseiller d'état et maréchal de Lorraine. Il habite souvent à NANCY dans le palais qu'il s'est fait construire en 1583 et qui est l'actuelle Cour d'Appel. Il était redouté pour son caractère impulsif et fougueux. Il achète la vallée de la BRUCHE et fera représenter son autorité localement à LA NEUVEVILLE- DEVANT-BAREMBACH qui prendra plus tard le nom de SCHIRMECK. Jean IX n'aura pas de descendance. Sa nièce Christine de SALM va hériter du comté. Elle est l'épouse de François de VAUDEMONT, le comté de SALM devient lorrain. Le 16 décembre 1597 après avoir fait arpenter le territoire, le partage est consommé. Terres et villages sont simplement divisés en deux moitié non délimitées, ce qui fait que deux maisons voisines d'une même localité vont dépendre pour la première  du comté, donc de NANCY et pour la seconde, de la principauté sous l'autorité des Rhingraves.


Jean IX de SALM

A cette époque le château de BADONVILLER est habité par un châtelain nommé DITERMAN. Ce partage provoque le démantèlement des fortifications de BADONVILLER et la destruction de la porte de France, puis de celle d'Allemagne quatre ans plus tard. Le pays de SALM est divisé en VAL DE SENONES (88), BAN DE SALM (67), VAL d'ALARMONT (88) et PAYS DE BADONVILLERS (54). Il convient d'ajouter les possession de FENETRANGE (57) et celles plus lointaines de DIEMERINGEN (67).

En 1767, la Lorraine est rattachée à la France. La principauté subit une sorte de remembrement autour de la ville de SENONES (88) - voir Châteaux de SENONES.

Qu'advient-il du château de BADONVILLER dont les éléments historiques s'y rapportant sont très rares ? mystère, ce qui est sûr, c'est qu'il a entièrement disparu.


ACCÈS

Le site du château se trouvait peut-être aux abords de l'actuelle station d'épuration.


VUES DU SITE


Emplacement supposé du château ( étoile rouge)


L'église de BADONVILLER


Le clocher

vendredi 26 juin 2020

COUVENT DE DUSENBACH

LE COUVENT DE DUSENBACH (68) :


SOUS LE CHÂTEAU DES SIRES DE RIBEAUPIERRE


SITUATION

Le couvent de DUSENBACH se trouve sur la commune de RIBEAUVILLÉ dissimulé en contrebas du château de SAINT-ULRICH - voir ce nom à 400 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Un ermitage existe en ce lieu avant le XIII° siècle. Egelophe II de RIBEAUPIERRE participerent au siège de Constantinople en 1204, puis se bat à Damiette en 1221. Il ramène de ses périples en terre sainte une précieuse statue de la vierge et fait construire une chapelle pour l'abriter sur le site de l'ermitage. L'invocation de cette statue aurait permis plusieurs miracles..

ULRICH II de RIBEAUPIERRE fait ériger une seconde chapelle vers 1260. Une troisième chapelle est construite vers 1297 par Anselme dit Le Téméraire libéré après un emprisonnement motivé par une insurrection contre l'empereur Adolphe de NASSAU.

Au XV° siècle le sanctuaire de DUSENBACH est réaménagé Les chapelles sont vouées au culte de la vierge Marie. MAXIMIN II de RIBEAUPIERRE fait ériger le chemin de croix. Vers 1484, suite à un pèlerinage en Judée, DUSENBACH est entièrement reconstruit. Un y construit aussi une tour, aujourd'hui disparue, appelée tour de la captivité dédiée à la captivité du Christ. Un sépulcre est aménagé dans la chapelle primitive.

DUSENBACH sera anéanti au cours de la guerre de Trente-ans. Les suédois mettent le sanctuaire à sac en 1632. La statue de la vierge échappa au désastre. Vingt-cinq ans plus tard le lieu de culte est relevé de ses ruines et les pèlerinages reprennent. Une maison d'habitation est élevée à proximité des chapelles en 1656 pour y abriter un gardien.



Maquette des ruines de DUSENBACH

En 1791 le sanctuaire est fermé par les révolutionnaires qui ordonnent la démolition des chapelles. Il semblerait toutefois que des cérémonies religieuses clandestines perdurent dans les ruines. Aussi, le 25 mars 1794 les chapelles sont rasées ne laissant que des pans de murs délabrés. Le site est vendu comme bien de la nation. En 1810 les lieux sont achetés par Jacques DOMLER lors d'une vente judiciaire. Les ruines appartiennent à Grégoire OWALLER en 1836, puis de 1837 à 1876 à l'abbé HISS de RIBEAUVILLE. Le 2 novembre 1876 Joseph WURER est propriétaire des lieux. L'évêque de STRASBOURG FRITZEN fera relever les ruines par l'architecte WINCLER qu'il racheta à la fin du XIX° siècle. Le pèlerinage est restauré le 15 mai 1894. Le chemin de croix est restauré en 1921-1922. La garde du sanctuaire est alors confié à des moines capucins.

Le couvent de DUSENBACH est classé Monument Historique en 2007.


ÉTAT ACTUEL

L'ensemble, toujours habité par des religieux est très bien entretenu; Deux chapelles et les parties extérieures sont ouvertes au public.  

ACCÈS

En bordure de la route dite du col du HAUT-RIBEAUVILLE vers SAINTE-MARIE-AUX-MINES, laisser le véhicule sur un parking dédié. On accède au couvent après vingt minutes de marche en rampe constante bordée par le chemin de croix.


VUES DU SITE


vue générale


Sentier d'accès par le chemin de croix


arrivée sur le site


Vue générale


Ruisseau et jardin


Couvent et maison dite du gardien


la rue


Le nouvelle chapelle et le couvent


Le couvent


la nouvelle chapelle


Nef de la nouvelle chapelle


Le rocher


Nef de l'ancienne chapelle


Les fresques


Chœur de l'ancienne chapelle


Le tombeau