jeudi 26 mars 2020

ABBAYE DE BONFAYS

ABBAYE DE BONFAYS (88) :


UNE ABBAYE DE PRÉMONTRÉS DISPARUE


SITUATION

L'abbaye de BONFAYS s'élevait au hameau éponyme, dans la vallée du MADON sur la commune de LEGEVILLE-ET-BONFAYS à 315 mètres d’altitude environ .

HISTOIRE

L'abbaye est fondée vers 1145 par Guillaume de BERNOLE, seigneur d'ARCHES. Le beau-frère de Guillaume, Gonthier, est un chanoine de l'abbaye de FLABEMONT (88) - voir ce nom.

Cette parenté va motiver l'envoi de frères de Notre-Dame-de-l'Assomption de FLABEMONT vers cette nouvelle abbaye qui, comme FLABEMONT, sera occupée par des prémontrés. L'abbé Etienne de FLABEMONT placera Gonthier à la tête de BONFAYS.

En 1145, la fondation de BONFAYS est confirmée par le duc de Lorraine MATHIEU 1er, puis par le pape Eugène III en 1147. L'antipape VICTOR la reconnait en 1163 et le pape LUCIUS III en 1181.

L'abbaye sera dotée par des donations et des concessions accordées par les ducs de Lorraine et par des seigneurs locaux. Néanmoins la puissance de l'abbaye restera modeste, étouffée par la proximité de FLABEMONT.

BONFAYS va souffrir de la Guerre de Cents Ans. L'abbaye est détruite par les armées bourguignonnes en 1436, l'abbatiale romane est anéantie. Il faudra attendre la seconde moitié du XV° siècle pour voir cette abbatiale renaître. Entre 1539 et 1589, puis entre 1749 et 1790, l'abbaye est placées sous le régime de la Commende.

En 1635, sous l'abbé Godefroy MOURON (1667-1698) l'abbaye est réformée, comme l'ensemble de l'ordre prémontré à l'initiative de l'abbé Servais de LAIRUELZ de l'abbaye de SAINTE-MARIE-AU-BOIS (54). Cette réforme est dite "Réforme Lorraine". En 1638 l'architecture de l'abbaye est modifiée. On construit un nouveau portail et l'on restaure les bâtiments conventuels et l'abbatiale. Une seconde restauration interviendra au début du XVIII° siècle.

En 1790, les chanoines sont expulsés et l'abbaye est vendue comme bien de la nation. L'ensemble du monastère sera démoli pour revendre les matériaux. On retrouve un portail de l'abbatiale incorporé dans une maison de VILLE-SUR-ILLON (88), et dans cette même localité, plusieurs éléments ont été incorporés dans le "château LOBSTEIN" qui était la résidence du propriétaire de la brasserie locale.




ÉTAT ACTUEL

Il ne subsiste absolument rien de l'abbaye à BONFAYS. 




VUES DU SITE



Plan de situation


Portail de l’abbatiale ré employé à VILLE-SUR-ILLON


Le "château" LOBSTEIN à VILLE-SUR-ILLON

vendredi 6 mars 2020

NICOLE DE LORRAINE

NICOLE DE LORRAINE :



DUCHESSE ÉVINCÉE TRAÎTREUSEMENT


La duchesse NICOLE sera la dernière femme à accéder au trône de Lorraine. Elle en sera évincée par une machination politique basée sur un faux testament.


BIOGRAPHIE


NICOLE DE LORRAINE est née le 3 octobre 1608 à NANCY. Elle est le fille du duc HENRI II et de MARGUERITE DE MANTOUE.



Elle fut promise en mariage au futur roi de France LOUIS XIII suivant la volonté du roi HENRY IV. L'assassinat de celui-ci en 1610 mis fin à ce projet consécutivement à des manœuvres conduites par la régente de France Marie de MEDICIS.

Le duc HENRY II désirait alors marier sa fille avec LOUIS DE GUISE mais ce projet fut contesté par la famille ducale. LOUIS était le fils naturel du cardinal de LORRAINE assassiné à BLOIS sous le roi de France HENRY III en 1588. Les nobles lorrains ne se soumettraient jamais à un duc d'aussi piètre naissance.

Après des négociations laborieuse, il fut décidé que NICOLE épousera son cousin CHARLES de VAUDEMONT, lui aussi héritier présomptif de la couronne lorraine.

Rappelons que la Lorraine n'était pas soumise à la loi salique et que les femmes pouvaient devenir duchesse régnante. NICOLE était dans ce cas et son mari ne pourrait donc devenir que co-duc. Le duc HENRI II s'éteint le 31 juillet 1624.

CHARLES de VAUDEMONT avait un orgueil démesuré et ne pouvait se contenter de sa position de co-duc. Un soit disant testament du feu duc RENÉ II a été miraculeusement exhumé. Ce document, bien que faux, a été produit devant les Etats Généraux de Lorraine et c'est ainsi que François DE VAUDEMONT devint duc sous le nom de FRANCOIS II en lieu et place de NICOLE.

Cinq jour après son accession au trône, FRANCOIS II abdiquait au profit de son fils CHARLES qui devenait le duc CHARLES IV dont le règne allait être désastreux pour les duchés de BAR et de LORRAINE.

Christine de SALM, duchesse douairière et veuve du duc FRANCOIS II, qui était cousine utérine du roi de France quitta la Lorraine pour s'installer à PARIS et y plaider la cause de NICOLE. En 1631 elle revenait en Lorraine accompagnée de l'armée du roi de France...

CHARLES IV tenta de faire annuler son mariage auprès du pape, puis, n'y parvenant pas, il poursuivit en sorcellerie le prêtre Melhior DE LA VALLÉE qui avait baptisé NICOLE dans le but de faire annuler son mariage, mais l'église resta sur ses positions.

En 1632, lors de la Fronde, CHARLES IV s'allie au frère du roi LOUIS XIII, GASTON D'ORLEANS. Ce choix va provoquer l'entrée des troupes françaises dans les duchés...

Toute la famille ducale émigre, NICOLE reste seule à NANCY. Le 24 avril 1634 elle est prise comme otage et logée à FONTAINEBLEAU.

CHARLES IV insiste pour faire annuler son mariage avec NICOLE sans succès. En 1637, il devient bigame et épouse Béatrice de CUSANCE, provoquant sont excommunication en 1642.

De son exil forcé NICOLE poursuivait ses démarches pour récupérer son duché auprès des cours européennes. En 1654 CHARLES IV est fait prisonnier par les espagnols. Cet événement suscitera de nouveaux espoirs pour la duchesse spoliée mais elle meurt à 49 ans à l'hôtel de Lorraine à PARIS sans jamais avoir revu sa terre.




Nicole et CHARLES IV



samedi 22 février 2020

L'ABBAYE D'OFFONVILLE

L'ABBAYE D'OFFONVILLE (88) :




UNE ABBAYE PERDUE


SITUATION

L'abbaye d'OFFONVILLE se trouvait quelque part dans la vallée de LA PLAINE durant le haut moyen-âge. 

HISTOIRE

Cette très ancienne abbaye est citée au IX° siècle et X° siècle comme propriétaire des forêt dite de BAN LE MOINE. On sait qu'elle se trouvait implantée dans le vallée de la PLAINE, peut-être au niveau de l'actuelle commune de CELLES-SUR-PLAINE, le nom de CELLES désignant une cellule de moine. Une autre hypothèse à retenir et son implantation sur la commune de LUVIGNY où subsiste en dessous de l'église une rue des Moines, nommée ainsi car selon la tradition populaire, des religieux étaient autrefois implantés en ce lieu.

Qu'est devenue cette abbaye? sans doute a-t-elle été rattachée à l'abbaye de SAINT-SAUVEUR (voir ce nom) créée notamment suite à la disparition d'une autre abbaye du secteur, celle de BONMOUTIER (voir ce nom), mais cette hypothèse n'est pas vérifiable.  

vendredi 14 février 2020

LE VALLON DRUIDIQUE

LE VALLON DRUIDIQUE (88):


UN SITE MYSTÉRIEUX

L'endroit est actuellement connu sous le nom de VALLON SAINT-MARTIN.


Plan des lieux (Géoportail)
SITUATION

Il s'agit de la haute vallée de la rivière "MADON", important affluent de la MOSELLE.  Ce vallon se trouve au sud de la localité nommée LE VOID D'ESCLES, commune d'ESCLES, à une altitude en rampe constant de 320 à 415 mètres.




HISTOIRE ET DESCRIPTION DES SITES

L'hypothèse selon laquelle l'endroit ait été un centre druidique important est aujourd'hui contesté au point que la toponymie du lieu a aujourd'hui évoluée de Vallon druidique à Vallon SAINT-MARTIN en référence à l'ermitage qui s'y trouvait.


                             SITE DE LA PIERRE AUX CHEVAUX

Le premier site que nous rencontrerons en remontant le vallon est le CHÂTELET DE LA PIERRE AUX CHEVAUX qui a déjà été traité par ailleurs - voir ce nom. 
Au pied du monticule qui recèle les vestiges de la forteresse se trouve une pierre sculptée qui donne son nom à l'endroit.



Le vallon de la pierre aux chevaux


La pierre aux chevaux


Le Madon

LA BLANCHE FEMME


Face à la Pierre aux Chevaux se trouve le ravin de la BLANCHE FEMME qui possède aussi une bien étrange sculpture.




Site de la Blanche Femme


la sculpture

LA CARRIÈRE DE MEULES

Remontant le vallon au départ de la Pierre aux chevaux on attend d'abord une roche qui barre de chemin.




Sentier vers la carrière 

La carrière est implantée au-dessus du sentier. Sur place, on découvre un rocher montrant les stigmates de l'exploitation de grès pour la confection de meules de pierres. 



Vue générale de la carrière 


Traces de l'exploitation

LA FONTAINE DU BŒUF


A l'est de l'ermitage, en bordure d'un sentier, on atteint la FONTAINE DU BŒUF. Son origine est inconnue et le site a été christianisé comme en témoigne la présence d'un autel. Cette fontaine est une petite résurgence qui a été aménagée de manière à que son écoulement traverse un rocher naturel qui a été percé.



Vue générale


La fontaine


Le bœuf


L'autel

L'ERMITAGE

BOSSON, officier à la cour de DAGOBERT Ier serait avec SALABERGE D'ALSACE les fondateurs d'une chapelle au centre du vallon dès le VII° siècle. Les vestiges de cette chapelle se trouverait en contrebas de la fontaine du bœuf . Il semble plus probable que la grotte dite SAINT-MARTIN soit le lieu de ce premier ermitage. Une autre hypothèse affirme que cette grotte soit les vestiges d'une exploitation minière de manganèse du fait de la présence de quatre puits verticaux. On sait qu'en 1566 le justicier des mines de BUSSANG visita les lieux pour le compte de la Chambre des comptes de Lorraine.

On sait que les nombreux ermitages de Vosges dépendaient du prieuré d'HERIVAL. Celui d'ESCLES ne fait sans doute pas exception à cette règle. Lors de la guerre de Trente Ans, les lieux ont servi de refuge pour les populations menacées. Il sera ensuite un refuge pour les vagabond et les brigands de grands chemins. Il faudra attendre 1752 pour que le site soit réhabilité. On sait qu'en 1758 les ermites appartiennent à la congrégation de Saint-Jean-Baptiste et que leur nomination dépend du curé d'ESCLES. On reconstruit une nouvelle chapelle qui a disparu de nos jours.



La chapelle aujourd'hui disparue (collection particulière)

Celle-ci possédait un retable polychrome et une statue de SAINT-MARTIN qui sont conservés de nos jours à ESCLES et qui sont classés Monuments Historiques depuis 1982. 

Durant la Révolution l’ermitage est vendu et même, en 1800, l'évêque de TOUL y interdit le culte. Plusieurs propriétaires vont se succéder lorsqu'en 1937, le détenteur des lieux décide de raser la chapelle pour réutiliser les matériaux à l'édification d'un hangar agricole....

Cet acte met fin à la fête foraine et au pèlerinage qui se tenait annuellement en ces lieux.

Il faudra attendre 1958 pour revoir une chapelle devant la grotte. Cette résurrection entraînant le renouveau du pèlerinage et de fête chaque premier dimanche d'août.



La nouvelle chapelle

LA GROTTE

C'est sans doute elle qui servait de refuge aux ermites à l'origine. A l'entrée se trouve des bassins creusés dans le roc destinés à recueillir les eaux de ruissellement.



Entrée de la grotte



Les bassins

Au fond de la grotte se trouve une galerie très basse dont l'accès est interdit à cause des quatre profonds puits verticaux qui s'y trouve et qui seraient les vestiges d'une extraction de manganèse.



La galerie et les puits (photos prise au flash dans la plus complète obscurité)


LE CUVEAU DES FÉES


Après quinze minutes de marche en rampe on atteint le monument le plus singulier du vallon: LE CUVEAU DES FÉES.

il s'agit d'une grande vasque de grès qui a certainement été taillée sur place. Elle mesure trois mètres de diamètre pour une profondeur de quarante-cinq centimètres. Elle présente de nombreux glyphes qui sont peut-être des signatures des ouvriers qui l'ont réalisée. Au XIX° siècle on voit là une auge à sacrifice païens. il semblerait toutefois qu'il s'agisse d’une cuve baptismale datant de l'aube de la chrétienté, ou d'une auge destinée à recevoir une meule. Ce qui est certain, c'est que l'objet a été abandonné sur place car il a été rendu inutilisable par un défaut dans l'homogénéité de la roche dès sa construction. Il pourrait aussi s'agir d'une vasque destinée à recevoir les eaux du MADON dont la source se trouve à 100 mètres de ce lieu, telle celle de la source du MONT SAINTE-ODILE bien que celle-ci soit quatre fois plus petite que notre cuveau. Enfin l'historien vosgien le chanoine ALBISER y voyait une cuve baptismale. N’oublions pas la légende locale suivant laquelle les fées se servaient de ce cuveau pour y faire leur lessive, d'où le nom du monument. En 1887 les historiens du temps affirmaient que le cuveau était d'origine gauloise, ce qui a entraîné l’appellation de VALLON DRUIDIQUE avec tout son florilège de fantasmes magiques et druidiques développés au début du XX° siècle.



Le site du Cuveau des Fées


Le cuveau et sa cassure


LES PÉTROGLYPHES

Ils sont constitués d'une multitude de signes rupestres disséminés sans tout le VALLON.
Ces signes sont des croix, des figurations dites de la "triple enceinte" formées de trois carrés concentriques, des visages ou des représentations figuratives diverses. Je n'ai pas exploré ici l'ensemble des sites du vallon. Il en existe d'autres moins emblématiques mais dont l'accès n'est pas suffisamment explicite pour les découvrir.


ACCÈS

A la sortie du village du VOID D'ESCLES en venant d'ÉPINAL poursuivre le CD 460 ( actuellement d'important travaux interdisent cet itinéraire. Il faut traverser le village et reprendre le CD vers ÉPINAL). Dans une virage, s'engager sur la route forestière fléchée VALLON SAINT-MARTIN.

Deux options s'offrent au visiteur. Soit stationner son véhicule sur le premier parking rencontrer et visiter l'ensemble du vallon à pied ( environ 2H30 de marche), ou poursuivre jusqu'à la chapelle pour un accès facile à l'ermitage, la Fontaine du Bœuf et le Cuveau de Fées. 

jeudi 30 janvier 2020

ERMITAGE DU FRÈRE JOSEPH

L'ERMITAGE DU FRÈRE JOSEPH (88) :


PROCHE D'UNE STATION DE SPORT D'HIVER


SITUATION

L'ERMITAGE DU FRÈRE JOSEPH se trouve sur la commune de VENTRON (88), niché sur un terre-plein d'altitude à 302 mètres d’altitude .

HISTOIRE

PIERRE-JOSEPH FORMET


L'homme est né le 7 février 1724 au hameau de LOMONOT, commune de LOMONT (70). A 15 ans il devient ouvrier agricole à ROYE (70) chez un patron nommé GROSJEAN. Son employeur remarque que souvent le jeune homme est dissipé, occupé à prier plutôt qu'à effectuer son travail. En 1741 la guerre de Succession d'Autriche éclate. Pierre-Joseph est désigné par le sort pour devenir soldat. Libéré au bout de cinq années, l'homme est employé dans une fabrique de salpêtre à SAINT-GERMAIN-LES-LURE (70). Deux ans plus tard, il perd son père qui sera enterré aux cotés de sa mère. A cette occasion Joseph récupère le crane de sa mère. Il va alors se retirer du monde et s'enfoncer dans les montagnes vosgiennes. Dans un premier temps, il trouve refuge dans une chapelle abandonnée à DEMRUPT, commune du MENIL (88). Il sera expulsé car il est considéré comme un vagabond. Ensuite, il est découvert par le bûcheron VALROFF à proximité du col des Croix où il a édifié une hutte de branchage pour y vivre en ascète. VALROFF voulu ensuite convaincre en vain les habitants de VENTRON de lui édifier un domicile. Enfin, en 1751, au creux d'une moraine glaciaire, un refuge en bois est élevé. Ce n'est qu'en 1757 que l'ermitage actuel va être édifié. Il comprend une chambre, une cuisine, un réduit et une chapelle. 
Pierre-Joseph vivra dans ce refuge durant 33 années. Il n'est pas un cas isolé car dans ces années 1700 on dénombre environ soixante-dix ermites vivant isolés dans les Hautes-Vosges, sans oublier ceux dont les ermitage relèvent du prieuré d'HERIVAL et qui sont traités par ailleurs.

Pierre Joseph allait à la messe à VENTRON le dimanche. Accepté par la population, il restait solitaire et occupait son temps à la prière et a s'infliger des tortures de son invention. Il meurt le vendredi 30 avril 1784 à l'âge de 60 ans. Ses cendres sont déposées dans une chapelle édifiée en 1854 en l'église de VENTRON. Une stèle à sa mémoire est implantée à 1100 mètres d'altitude.

Le 22 avril 1932, le pape LEON XIII le déclare vénérable. Chaque dernier dimanche de juillet, une messe est dite en sa mémoire à l'ermitage.



ÉTAT ACTUEL

L'ermitage est ouvert au public. Il est encore partiellement meublé et un registre d'intention et de vœux y est ouvert. La chapelle possède beaucoup d'ex-voto. En entrant dans le lieu on passe sous un crane, c'est celui de la mère de l'ermite qui l'avait récupéré comme il est dit ci-dessus. 


ACCÈS

A VENTRON, gagner la station de sport d'hiver fondé par la famille LEDUC, dans plusieurs de ses membres furent en leur temps des champions du ski français. Tourner autour de l'hôtel avec la voiture que l'on stationnera à proximité du l'ermitage. Un court sentier même au site.


VUES DU SITE


vue générale


vue d'ensemble


Vue latérale Ouest


La chapelle


Mur de soutènement


Entrée du logis


la chambre


Autre pièce


Le crâne de la mère de l'ermite


l'hôtel de la chapelle


Partie des ex-votos

CHAPELLE FUNÉRAIRE DE VENTRON


Vue générale


l'autel


Le tombeau


fresque


Détail