mercredi 23 septembre 2020

PAPE LEON IX

 PAPE LEON IX :




IL FUT ÉVÊQUE DE TOUL


Il y a polémique quant au lieux de naissance supposés de ce pape. Les Alsaciens, mettent en exergue le fait que ce souverain pontife porte le patronyme d'EGUISHEIM et affirment ainsi qu'il est né dans cette localité. Les Lorrains eux, partant de ce même constat, mais s'appuyant sur son nom complet EGUISHEIM-DABO prétendent qu'il est né en Moselle. A vrai dire, cela n'a pas grande importance, car à l'époque, tout appartient à l'empire germanique. En fait, le mystère restant entier, je me range sur la thèse lorraine qui me semble la plus plausible.





BIOGRAPHIE

Pour me conforter dans la thèse lorraine, je m'appuie sur la chronique du moine toulois WIBERT qui déclare que ce pape est né aux confins de la Lorraine et de l'Alsace, ce qui correspond bien à la commune de WALSHEID (57). L'historien GRANDIDIER affirme lui aussi que le lieu de naissance de BRUNON est à WALSCHEID où se trouvent les ruines du château de DURRENSTEIN - voir ce nom. Ce château, première résidence des comtes de DABO, serait donc bien le lieu de naissance de LEON IX, futur SAINT-LEON.

Brunon d'EGUISHEIM-DABO est né le 21 juin 1002. A l'âge de 5 ans, il entre à l'école de la cathédrale de TOUL. Il va y suivre des études de théologie au cours desquelles il sera brillant. Il est nommé diacre en 1025. En 1026, il aurait été nommé grand-prévôt de l'abbaye de SAINT-DIE, une fonction qui a rang d'évêque. Mais il s'agit plutôt de son frère VALRADE...

En 1026, il commande l'armée de l'évêque de TOUL lors d'une campagne militaire en Lombardie. Il a 24 ans quand il succède à l'évêque HERMANN au siège épiscopal toulois en 1026. Cet épiscopat durera vingt ans. Il luttera contre le nicolaïsme ( qui prône le concubinage des prêtres) et la simonie ( vente des charges ecclésiastiques). Il va assainir les abbayes de son évêché. Sa notoriété franchit désormais les frontières lorraines. Le 20 décembre 1046 un concile est réuni. Deux papes successifs avaient été assassinés: CLEMENT II et DAMASE II. L'empereur HENRI III doit désigner un nouveau pape qui saura se faire accepter par les romains. Brunon pressentit par l'empereur se rend en pèlerinage à ROME et va être élu sur le trône de SAINT-PIERRE sous le nom de LEON IX. Il va s'entourer de conseillers choisis dont HUMBERT, moine de l'abbaye de MOYENMOUTIER (88) et qui sera plus tard à l'origine du grand schisme d'Orient. Il y a aussi Frédéric de LORRAINE, futur pape ETIENNE IX, Pierre DAMIEN ou encore HILDENBRAND futur pape GRECOIRE VII. Toutes ces nominations à des fonctions importantes bousculent l'ordre établi.
En avril 1049 LEON IX condamne officiellement la simonie et le nicolaïsme ce qui lui vaut l'hostilité des prélats allemands. LEON IX parcourt la chrétienté pour faire connaître ses réformes. Il prend des sanctions canoniques contre le mariage de GUILLAUME LE CONQUERANT avec sa cousine Mathilde de FLANDRE. Il excommunie l'archevêque de SENS puis ceux de SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE et de BEAUVAIS. Il révoque les évêques de LANGRES et de NANTES. L'évêque Foulque de CORBIE (80) est choisi comme conseiller en 1052. Au cours de son pontificat LEON IX convoquera douze conciles. Il impose la Trêve de Dieu aux nobles. 

Depuis l'an 1016, des bandes normandes pillent les régions italiennes du sud. LEON IX va faire appel aux troupe byzantines pour tenter de les maîtriser. En 1051 le duc de Bénévent se soumet au pape. En 1053 la bataille de CIVITATE en Apulie est une défaite et LEON IX est fait prisonnier par les Normands. Il sera détenu neuf mois. Malade, il mourra deux jours après sa libération.

Les réformes menées par LEON IX suscitent beaucoup d'hostilités et le palais pontifical est pillé en 1054. Les byzantins se détachent de plus en plus de ROME. Les relations entre le patriarche Michel CERULAIRE et le pape sont très tendues. Les couvents et églises romaines sont fermées à Byzance. C'est alors qu'intervient HUMBERT DE MOYENMOUTIER, envoyé par LEON IX avec PIERRE D'AMALFI en ambassade à Byzance. Le patriarche excommunie les envoyés. En riposte HUMBERT DE MOYENMOUTIER excommunie CERULAIRE. Entre temps, le 19 avril 1054 LEON IX s'éteignait, créant le grand schisme d'Orient. LEON IX est inhumé en la basilique SAINT-PIERRE à ROME. En 1087, le pape VICTOR III canonise Brunon d'EGUISHEIM-DABO.

Des églises lui sont consacrées à NANCY, STRASBOURG, DABO, WALSHEID et EGUISHEIM.


LEON IX ET WALSHEID

Du château de DURRENSTEIN, il ne subsiste que de rares vestiges.


Ruines du château de DURRENSTEIN


Rocher de DURRENBERG
vestiges de la première chapelle. Les ruines du château
 sont dans les arbres à droite.

Une première chapelle consacrée à SAINT-LEON avait été érigée à côté du château. Elle fit détruite accidentellement au début des années 1950.
Une nouvelle chapelle a été construite à proximité du col.


la plaque commémorative


la nouvelle chapelle


Intérieur de la chapelle


Autel SAINT-LEON

La grotte SAINT-LEON qui est la plus vaste cavité naturelle des Vosges se trouve en contrebas de la chapelle actuelle. Profonde 35 mètres, elles est large de 24 mètres et haute de 8 mètres. Un filet d'eau réputé miraculeux suinte au fond de la cavité. La coutume locale veut que le pape enfant venait jouer dans cette grotte. Affirmation contestable puisqu'à l'âge de cinq ans, il entrait à l'école de la cathédrale de TOUL . . .


Au-dessus de la grotte



Entrée de la grotte


Cavité secondaire


Plaque souvenir


Ouverture vers WALSHEID


Fond de la grotte

LEON IX ET DABO


Chapelle construite à l'emplacement du château de DAGSBOURG


LEON IX ET EGUISHEIM


Chapelle SAINT-LEON construite dans le château


jeudi 10 septembre 2020

L'ABBAYE puis PRIEURE DE DROITEVAL

L'ABBAYE puis PRIEURE DE DROITEVAL (88) :



UNE PROPRIETE PRIVEE


SITUATION

L'abbaye de DROITEVAL se trouve sur la commune de CLAUDON (88), en contrebas du village, dans la vallée de l'OUCHE à 253 mètre d'altitude.

HISTOIRE

L'abbaye cistercienne de DROITEVAL est fondée en 1128 suivant la volonté du noble Aubert de DARNEY. C'est une dépendance de l'abbaye bourguignonne de TARD (21). La première abbesse s'appelle ELISABETH.
Durant deux siècles la présence féminine sera exclusive, mais au XV° siècle, le couvent passe sous la houlette de l'abbaye de MORIMOND, qui, en 1432 et 1433 dépêchera à DROITEVAL des administrateurs masculins ( Michel de FERVENS et Jehan DE LA MARCHE). L'abbaye est transformée en prieuré.

En 1709 l'établissement est entièrement reconstruit par Antoine GIRARD. Ce dernier va créer une verrerie qui va employer jusqu'à cent cinquante ouvriers. 

Le 4 janvier 1792, le prieuré est supprimé et vendu à Joseph DROUET agriculteur à DARNEY. Une forge sera créée et l'abbatiale servira d’entrepôt. Le domaine est acheté ensuite par Jean-Baptiste JACQUINOT qui va y créer une dinanderie. En 1850, l'abbatiale est restaurée et un petit séminaire s'installe dans les bâtiments monacaux en 1935. De 1987 à 2004 DROITEVAL est privé. En 2000, l'orgue HAERPFER-ERMAN de la salle de concert POIREL de NANCY est installé dans l'abbatiale. En 2004 une partie de l'abbaye est cédée à une association culturelle.


ÉTAT ACTUEL

L'ensemble, toujours habité est très bien entretenu.  

ACCÈS

L’église abbatiale est accessible lors des Journées du patrimoine.


VUES DU SITE


vue générale




L'abbatiale


Les orgues


La rivière OUCHE traverse le domaine


Le manoir du maître de forge

dimanche 9 août 2020

PAPE NICOLAS II

 PAPE NICOLAS II :



NE GÉRALD DE LORRAINE



Né en Savoie, ce pape peut être rattaché à la Lorraine par le titre qu'il portait ou qu'on lui attribue.


BIOGRAPHIE

Du futur pape NICOLAS II, nous ne pouvons être sur que de son prénom. Il sera, suivant les circonstances nommé Gérard, Gérald, Gérardus ou Girol dit soit DE BOURGOGNE, DE LORRAINE ou ALLOBROGE.

Il est né entre 990 et 995 à MERCURY (73). Il devient moine de l'ordre de CLUNY. Le 1er Août 1034, il entre au service du duc BONIFACE III de TOSCANE, puissant serviteur de l'empereur CONRAD DE SALIQUE. Il suit des études théologiques à FLORENCE (I) puis à PARIS (75).

En janvier 1045, il devient évêque de FLORENCE. Il est élu pape à SIENNE le 6 décembre 1058. Mené par GODEFROY LE BARBU, qui va expulser l'antipape BENOÎT X. NICOLAS II va progressivement affranchir la papauté de l'autorité impériale. Lors de son pontificat, il luttera énergiquement contre l'hérésie dite "nicolaïsme" qui autorisait le mariage des prêtres. Dans le cadre de la réforme grégorienne, il va lutter contre la simonie en interdisant aux clercs de se voir attribuer des charges ecclésiastiques par des autorités civiles contre paiement. Il va aussi interdire la nomination des évêques sans le consentement papal. 

En 1059 au synode de MELFI il reçoit les serments de fidélités des princes normands. Il instaure l'élection du pape par le collège des cardinaux.

NICOLAS II meurt à FLORENCE le 19 juillet 1061.


Pape NICOLAS II

samedi 1 août 2020

LES CHÂTEAUX DE MANDRES-SUR-VAIR

LES CHÂTEAUX DE MANDRES-SUR-VAIR (88) :


Deux maisons fortes au passé bien énigmatique


SITUATION

L'actuel château de MANDRES-SUR-VAIR se trouve à proximité de l'église du village. C'est un foyer pour l'enfance.

HISTOIRE

Au moyen âge, il existe deux maisons fortes dans le village. Je n'ai trouvé au élément permettant d'en retracer l'histoire.

En 1781 un incendie ravage entièrement le village et ses deux maisons fortes.



ETAT ACTUEL


Le château qui a été reconvertit en maison d'enfants dès le début du XX° siècle est privé. Il ne se visite pas.

ACCÈS

Le château se trouve à proximité de l'église du village.


VUES DU SITE



Vue aérienne. A gauche, le château (collection particulière)




façade principale  (collection particulière)



Vue côté Ouest (collection particulière)




samedi 18 juillet 2020

LE CHÂTEAU DE VARENNES

LE CHÂTEAU DE VARENNES (55) :


AU VILLAGE DU LIEU D'ARRESTATION DE LOUIS XVI


SITUATION

Le château de VARENNES aujourd'hui entièrement disparu se trouvait à VARENNES-EN-ARGONE (55). Il occupait le plateau qui constitue aujourd'hui la ville hautes de cette localité, où se trouve entre autre le monument américain relatif aux combats de la première guerre mondiale. 

HISTOIRE

L'origine de ce château est ancienne. C'est une Possession de l'évêque de VERDUN. La place échoit au comte RENAUD de BAR qui est voué de l'évêché en 1120. Celui-ci réside au château.

THIEBAUD II de BAR mentionne le château de VARENNES en 1243 dans la charte de BEAUMONT qui affranchit le cité. VARENNES devient alors très prospère. C'est un centre économique qui va peu à peu perdre de son importance avec la réunion du Barrois à la Lorraine. La cité va peu à peu  se dépeupler au point que l'archevêque de REIMS va supprimer la cure. 

Le château abandonné va progressivement disparaître au cours des ans.

En 1648, la cité de VARENNES devient l'apanage du Grand CONDE. Elle  reprend de l'importance et devient même la capitale du Clermontois. En 1790 c'est un chef-lieu de canton.

Le 21 juin 1791 un événement va survenir et procurer à la localité une reconnaissance nationale.

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791 le roi de France LOUIS XVI et la reine Marie-Antoinette née de HABSBOURG-LORRAINE ainsi que leurs enfants quittent incognito la palais des Tuileries à PARIS. Le but du voyage est de rejoindre MONTMEDY (55) qui est un foyer royaliste. La voiture royale s'arrête au relais de poste de SAINTE-MENEHOULD (51). Là, le roi est reconnu par Jean-Baptiste DROUET qui est le maître de poste. Il va provoquer l'organisation d'une embuscade pour arrêter la fuite. A cette époque, à VARENNES, subsistait une ancienne porte de fortification dite voûte de l'église SAINT-GENGOULD. L'accès au pont sur la rivière AIRE qui succède à cette voûte est barricadé. Quand la berline des fuyard paraît, elle est stoppée par la troupe sous les ordres du futur général RADET. La famille royale est conduite vers l'estaminet dit du BRAS D'OR. Le juge DESTEZ qui connait bien la famille royale reconnaît formellement celle-ci. Le roi, la reine et leurs enfants sont ramenés à PARIS et incarcérés à la prison du TEMPLE. On connaît la suite...


l'arrestation de la famille royale


Dans l'estaminet du Bras d'Or



ETAT ACTUEL

Il reste bien peu de vestiges historiques à VARENNES-EN-ARGONNE. Le clocher de l'ancienne église SAINT-GENGOULD est devenu la TOUR DE L'HORLOGE sur laquelle a été apposé une plaque commémorant l'arrestation de LOUIS VI. 



ACCÈS

La tour de l'horloge se trouve à l'entrée de la ville haute.


VUES DU SITE


Tour de l'horloge


Plaque commémorative