jeudi 18 octobre 2018

HÔPITAL DE GERBONVAUX

HÔPITAL DE GERBONVAUX (88):


DU MOYEN-ÂGE A LA RÉVOLUTION 


SITUATION

L'hôpital de GERBONVAUX se trouve sur la commune de MARTIGNY LES GERBONVAUX (88). il est situé en bordure d'une ancienne voie romaine, au fond d'un petit vallon au lieu-dit portant son nom à  315 mètres d'altitude. 


HISTOIRE

La maison forte de GERBONVAUX, connue sous le nom de GIBONVAL existe déjà en 1261 lorsque le seigneur Geoffroy DE BOURLEMONT l'achète à l'abbaye royale SAINT-NICOLAS de SEPFONTAINE (52). 

Avec son épouse Sibille, Geoffroy décide de transformer le lieu en un hôpital ouvert à tous. Une charte datée de 1265 entérine cette création. L’ermitage de BERMONT (88) et le château de MERIGNY (54) sont redevables de la dîme envers l'hôpital. Jean de BOURLEMONT instaure une foire annuelle à GERBONVAUX chaque lendemain de la SAINT-ELOI. Cette foire est autorisée en 1318 conjointement par les ducs EDOUARD 1er de BAR et FERRY IV de LORRAINE. L'hôpital reçoit de nombreux dons notamment par les familles de BRIXEY, de BOURLEMONT, de RICHARDMENIL et par le clergé. En 1336 sous le règne du duc RAOUL l'hôpital est placé sous l'autorité des prévôts de CHÂTENOIS (88).

L'hôpital est administré par un gouverneur qui est soit laïc, soit religieux. Il est secondé par des frères soignants qui participaient à l'administration de l'établissement. Enfin, des prébendiers ecclésiastiques ont des rôles administratifs. Les maîtres sont nommés par la famille de BOURLEMONT.

 Au XVI° siècles cette nomination engendrera deux conflits en 1520 et 1521 quand le rhingrave Frédéric de SALM, grand écuyer de Lorraine nommera Jacques BOCQUENOMME évêque de TOUL. Il s'en suivit un litige sur ce privilège de nomination des maîtres de GERBONVAUX. Ce droit passera à plusieurs familles dont les BASSOMPIERRE, les SALM, les RUPPES, les DU CHÂTELET. Finalement en 1619 ce droit échoit aux prêtres oratoriens de NANCY. Les oratoriens conserveront GERBONVAUX jusqu'en 1680, puis l'hôpital dépendra des chevaliers de Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint-Lazare en exécution d'un édit royal de 1672 et d'un arrêt du 4 mars 1673 de la chambre royale de l'Arsenal de PARIS. A cette époque, la Lorraine est sous occupation française. Les oratoriennes continuent tout de même à occuper GERBONVAUX.



Frédéric de SALM, comte sauvage du Rhin

 Au cours des XVIème et XVIIème siècles, les dons cessent. Le prestige de GERBONVAUX s'estompe, et l'hôpital est dévasté plusieurs fois par des soudards.

En 1745, l'intendant de NEUFCHÂTEAU constate que l'établissement est dans un état misérable alors que l'ensemble des bâtiments avait été reconstruit en 1705 avec logement pour un fermier et d'une nouvelle chapelle dédiée à Saint-Jean et Saint Eloi. Le mobilier est en très mauvais état, les draps et couvertures sont en loques. 

L'hôpital va vivoter jusqu'à la Révolution et sera vendu le 15 septembre 1792 au citoyen Jean-Nicolas RENAUD habitant ROUCEUX (88) pour 70 000 livres. Le lieu est transformé en ferme qui semble encore avoir été habitées jusqu'à la première moitié du XX° siècle. GERBONVAUX demeure une propriété privée.



ÉTAT ACTUEL

L'ensemble envahit de végétation est proche de la ruine. On distincte encore trois arches gothiques, vestiges de la chapelle d'origine qui a été rasée en 1702, la porte principale, la maison du fermier. Les autres bâtiments sont dans un état de ruine ou de décrépitude avancée. Un hangar métallique moderne aujourd'hui désaffecté émerge de la végétation à l'est.


ACCÈS

A MARTIGNY-LES-GERBONVAUX prendre la direction de RUPPES. Au niveau du premier chemin rural rencontré, laisser le véhicule, puis suivre le chemin (ancienne voie romaine encore pavée par endroit) sur quelque cent mètres. L'hôpital se blottit au fond d'une petite dépression.


VUES DU SITE



Vue aérienne (  Géoportail)

Plan de situation


Croquis des lieu


Vue générale


Façade de la maison du fermier


Fenêtre de la nouvelle chapelle


Vestiges de l'ancienne chapelle


Reste d'arc ogival


L'entrée


La cour intérieure


Linteau de la porte de la maison du fermier


Étrange ouverture


Une porte

lundi 8 octobre 2018

LES CHÂTEAUX DE JEANDELAINCOURT

LES CHÂTEAUX DE JEANDELAINCOURT (54) :


PAUVRES RESTES ET HISTOIRE OBSCURE




LE CHÂTEAU


SITUATION

Le château de JEANDELAINCOURT se trouve sur la commune du même nom, dans le village Grand-rue à l'est de l'église.


HISTOIRE

Le nom de JEANDELAINCOURT apparaît sous la forme de GODELINCOURT en 1090. Il semble toutefois que la construction de ce château soit plus récente. Il sera tenu par plusieurs familles dont les JEANDELAINCOURT en 1318. Je n'ai trouvé aucun document relatif à l'histoire de ce château-fort qui sera reconstruit à la renaissance et qui deviendra de nos jours une simple maison d'habitation. Au début du XX° siècle, une tour ronde subsistait sur un angle de la bâtisse. Elle a disparu de nos jours.




ÉTAT ACTUEL

Il subsiste quelques fenêtres renaissance au premier étage du bâtiment. mis à part ces éléments et une peinture du blason des anciens seigneurs, rien ne permet d'identifier l'endroit comme ayant été un château. 


ACCÈS

C'est une propriété privée qui ne se visite pas.


VUES DU SITE



Plan de situation. L'étoile bleue matérialise le château, la rouge 
situe la maison forte (Géoportail)



Le château au début du XX° siècle


Fenêtres renaissance



MAISON FORTE DE LA HORGNE


SITUATION

Le maison forte de LA HORGNE se trouve en contrebas de l'église, rue de LA HORGNE.


HISTOIRE

Cette maison forte semble avoir été élevée au XIV° siècle. Quelle fut son histoire ? Je n'ai rien trouvé la concernant...






Les nobles de JEANDELAINCOURT


ÉTAT ACTUEL

Transformée en ferme, une tour ronde médiévale est englobée dans un bâtiment au nord de l'ensemble.


ACCÈS

C'est une propriété privée qui ne se visite pas.


VUES DU SITE



Côté Sud 

mardi 2 octobre 2018

CHÂTEAU DE SAULXURES-LES-BULGNEVILLE

LE CHÂTEAU DE SAULXURES LES BULGNEVILLE (88) :


ÉDIFICE CLASSIQUE


SITUATION

Le château de SAULXURES-LES-BULGNEVILLE se trouve sur la commune éponyme. Il se dresse au sud du village à 340 mètres d'altitude.


HISTOIRE

Le château féodal est élevé au XIV° siècle. En 1594 il se trouve sur une terre dépendant des prévôtés de CHATENOIS et de NEUFCHÂTEAU. 

Je n'ai trouvé aucun document relatif à l'histoire de ce château-fort qui sera détruit au cours de la guerre de Trente-ans.





                                                 Les nobles  DU PASQUIER DE 
                                                            DOMMARTIN

Le château sera reconstruit à proximité des ruines en utilisant leurs matériaux. En 1851  il dépend du bailliage de BOURMONT (52), mais il relève de la coutume de Lorraine et non de celle du Bassigny. Le chateau semble avoir été habité par la famille DU PASQUIER DE DOMMERTIN, puis par la famille DE PRAUTOY au XVIII°siècle. Charles Alexis DE PRAUTOIS seigneur de SAULXURES sera aussi le curé de la paroisse durant cinquante-cinq ans. 

Le château de SAULXURES LES BULGNEVILLE est privé et toujours habité.


ÉTAT ACTUEL

Des vestiges du château féodal subsistent dans le parc du château. Le château moderne est une construction massive aux tours carrées, visible depuis la route qui passe à sa proximité.


ACCÈS

C'est une propriété privée qui ne se visite pas.


VUES DU SITE



Plan de situation ( entouré en rouge) (Géoportail)



On aperçoit le château entre les arbres du parc




Trois vues du château au début du XX° siècle 
(collection particulière)

vendredi 28 septembre 2018

ÊTRES FANTASTIQUES DES VOSGES

LES ÊTRES FANTASTIQUES DES VOSGES :



En marge de mes articles habituels relatifs à des monuments anciens, j'ai décidé aujourd'hui de vous faire entrer dans le monde fantastiques des montagnes vosgiennes. Celui des créatures mythiques, bien moins connues que celles de Bretagne, mais qui ont hanter l’imaginaire populaire durant des siècles et jusqu'à une période très proche de nous. Nombre de parents ou grands parents avaient recours à elles pour l'éducation des enfants. J'ai moi même été menacé du "Rouge-Bonnet ou autre "Peut-homme" si je n'étais pas sage...


Ces créatures venues du fond des âges sont issues de l'imagination collective populaire et de la tradition druidique. il est troublant de constater la similitude qui existe entre plusieurs êtres vosgiens et bretons.

Cet article n'a pas la prétention d'être exhaustif. Il rassemble un panégyrique de "monstres" dont le rôle et l'aspect présenté ici résulte de la tradition telle qu'elle m'a été enseignée. Plusieurs versions relatives à chacune de ces créatures sont connues par ailleurs.

LE SOTRÉ 

Voici le plus connu des êtres fabuleux des Vosges. Il s'agit d'un lutin farceur qui sévit un peu partout et qui adore causer du désordre. Il entre dans la catégorie des diaboliques et des malfaisants.

Le Sotré (nom qui en vosgien veut dire sorcier), est de petite taille, laid, difforme, velu, habillé de noir et coiffé d'un bonnet rouge pointu. Il peut entrer dans les maisons par un trou aussi petit que celui qui permet l'évacuation extérieure des pierres d'eau ( éviers ). Il est doté d'une force surhumaine et  a un souffle puissant. Il se dissimule dans les maisons, souvent en haut des chaleyes (armoires).  Son passe-temps favori est de tourmenter les humains dans leur vie de tous les jours en égarant les objets dont ils ont besoin, en éteignant les lampes grâce à son souffle puissant, en faisant cailler le lait, en ouvrant une porte qui vient d'être fermées, bref en causant de multiples tourments aux habitants de la maisonnée. Le Sotré agit aussi à l'extérieur des maisons. Il déclenche la bise et la tempête..;

Mais le Sotré n'est pas craint car il n'a aucune relation avec Maître Persin ( le diable), il agit juste par taquinerie. 





LES FÉES
 Les fées sont omniprésentes dans les montagnes vosgiennes. On les trouve au bord des rivières, des lacs, au creux des roches, prés de certains arbres...

Ce qui les caractérise c'est leur invisibilité aux yeux des hommes. Elles possèdent des pouvoirs magiques bénéfiques ou maléfiques suivant la personnalité de la fée. Elles dispensent leur protection sur les hommes et les habitations et jadis on les invitait secrètement à être marraine d'un nouveau né afin qu'elles lui prodiguent leur protection. Les fées n'offraient pas de cadeaux matériels mais la chance, la santé ou des vertus comme l’honnêteté ou la bonté.

Si Il y a de bonnes fées, il en est aussi de méchantes comme HERKEUCHE ( assimilée à CARABOSSE) ou les DAMES VERTES DE LA VOLOGNE qui s'amusent à torturer les égarés jusqu'à ce que mort s'en suive ( elles vivent prés de PONT DES FEES de GERARDMER et précipitent leurs victimes dans la cascade du Saut des Cuves après les avoir tourmentées ).

Elles sont aussi bâtisseuse et la tradition leur attribue l’érection d'œuvres  visibles comme le CHÂTEAU DES FEES à PLOMBIERES - ou le PONT DES FÉES de SAINT-AME - voir ces noms.

On peut les rencontrer ou du moins sentir leur présence en de nombreux lieux reconnus comme tels - Roche des fées de l'Ormont près de SAINT-DIE, Goulotte des fées à SAPOIS et ROCHESSON, Poële des fées à ETIVAL-CLAIREFONTAINE et SAULXURES SUR MOSELOTTE, Écuelle des fées aux ROUGES-EAUX, Pierre des fées à CHENIMENIL etc...



LE ROUGE-BONNET

Voici un être dont la présence m'a été mainte fois rappelée par ma grand mère alors que je passais ma prime enfance dans une féculerie proche d'un étang. 

Le Rouge-Bonnet est un monstre aquatique qui vit dans les rivières et les étangs et dont le passetemps consiste à y attirer les humain afin de les y noyer. Il est vrai qu'autrefois bien peu de vosgiens savaient nager alors cet être fantastique était là pour faire craindre l'eau aux humains.

C'est un lutin proche cousin aquatique du Sotré qui, comme lui porte un bonnet rouge d'où son nom.



LE CULAH

Le Culah vit dans les marécages ou les cimetières. C'est une apparition nocturne redoutable suscitant la terreur chez les humains. Le Culah est endémique des Vosges. Il se présente sous la forme d'un petit feu sautillant qui virevolte autour du passant égaré en lui barrant la route, puis en disparaissant subitement pour réapparaître plus loin. Son origine est liée à l'âme d'un enfant mort-né avant d'avoir reçu le sacrement du baptême. Il faut s'en écarter sous peine d'être damné.

Mais me direz-vous, votre Culah ce n'est rien d'autre qu'un feu follet...





LE PEUT-HOMME

Voici encore un être fantastique destiné à "l'éducation" des jeunes enfants. On le rencontre quand on s'aventure seul loin de la maison familiale. C'est un ogre solitaire qui apparaît inopinément et qui va enlever l'imprudent pour le faire disparaître. C'est un géant velu, mais il peut se dissimuler sous une apparence bien plus accueillante afin de tromper sa victime.

Le Peut-homme (peut en vosgien définit ce qui et vilain, malsain et détestable) est utilisé comme mise en garde contre les pédophiles et autres pervers. 




LE MENNIHENNEQUIN

Le Ménnihennequin n'est pas propre aux Vosges. On le rencontre dans la mythologie nordiques. Son nom est issue de la contraction de deux mots allemands: MANNSCHAST et HÖLLISCH qui se traduisent par EQUIPAGE INFERNAL. En Berry on parle de Grande Chasse.

Le Mennihennequin sévit les soirs de grand vent et se manifeste par un sifflement émis au travers des persiennes. C'est un équipage de démons déchaînés aux rires démoniaques accompagnés de chiens enragées. Leur gibier : les âmes des humains égarés dans les bourrasques. Si on rencontre le Mennihennequin, une seule chance de salut, se jeter face contre terre et ne plus bouger jusqu'à ce l'équipage infernal ait disparu, sinon, c'est la mort assurée, les démons vont s'empare de l'âme du malheureux et rejeter son squelette en morceau au hasard de leur progression. 





LE HOUERAN

Voici encore une créature chimérique qui elle n'est dangereuse que pour ceux qui vont à la truche ( voleurs de bois et braconniers). c'est une créature endémique de la région de REMIREMONT.

Le Houéran se présente comme un géant ailé velu muni de pattes d'aigle qui a la particularité d'avoir deux grandes cornes qui poussent sur ses fesses. Ces cornes sont une chaise permanente qui lui permettent de s'asseoir quand il est fatigué. Le Houérant pousse des cris de hiboux ( d'où son nom) avec lesquels il dissuade ses victimes potentielles. En cas de flagrant délit, le Houéran plonge comme un rapace et se saisit du délinquant pour le précipiter dans un ravin. 

Le Houéran n'est dangereux que pour qui enfreint la loi. 




LE HILTITI

Le Hiltiti est un oiseau fabuleux vivant au sommet d'une roche où il fait son nid. Son rôle est d'aider à l'éducation des enfants. Il se présente comme une sorte de héron qui aurait quatre pattes et dont la vision extralucide lui permet de tout connaître sur le comportement des petits. 

Le Hilititi n'est pas propre aux Vosges, on le connait notamment en Bretagne sous le nom d'oiseau Piou-Piou.

On l’appelle quand les enfants sont "nice": désobéissants, pleurnichant , capricieux ou trop curieux. Il tient le rôle du marchand de sable par le fait qu'on l'appelle quand l'enfant ne veut pas dormir, mais il peut aussi parfois devenir une variante du Peut-homme.





LE DAROU

Animal fabuleux qui vit sur le pentes des montagnes et ont la caractéristique physique est d'avoir les pattes plus courtes d'un coté que de l'autre afin de rattraper le dévers du terrain qui constitue on biotope. 

Bien sur me direz vous voici quelque chose que l'on connait un peu partout sous le nom de DAHU, mais le nom de DAROU est propre à ceux qui vivent dans les Vosges.

 Autrefois, de nuit, on amenait des invités étrangers à la région à la chasse de cet animal. Le jeu consistant à leur faire tenir un sac et une carotte devant un terrier ou un trou sous une roche, laquelle cavité étant supposée être le gîte de l'animal. Le "chasseur" était alors abandonné seul en pleine forêt, sous le prétexte que les autres participants allaient faire les rabatteurs. J'ai personnellement le souvenir d'avoir participé à l'une de ces chasse étant enfant, les victimes étant un couple d'Allemands en visite dans une famille du village...

Ce nom est d’ailleurs utilisé encore de nos jours dans l'expression "Aller au Darou" qui signifie avoir une aventure galante.


LE FOUILLETOT


Le nom de fouilletot est une manifestation naturelle de l'été résultant d'une élévation d'air chaud au niveau du sol provoquant une micro tornade au niveau du sol. Il s'agit là d'un phénomène qui venait autrefois tourmenter les faneurs en dérangeant les andins ( amoncellement linéaire de foin devant être récolté), élevant les brindilles dans les airs et les dispersant. Le fouilletot est souvent l'œuvre d'un Sotré. 


* * * * * * * * 


Ce bestiaire n'est pas exhaustif, il y en a surement bien d'autres suivant les secteurs. Leurs origines se perdent dans la nuit des temps et si certains sont passés dans le domaine publicitaire contemporain comme le Sotré, d'autres sont en voie de complète disparition...



jeudi 27 septembre 2018

PONT DES FÉES

LE PONT DES FÉES (88) :


UN MONUMENT UNIQUE EN EUROPE


SITUATION

Le pont des fées se trouve en limites des communes de SAINT-ETIENNE-LES-REMIREMONT et de SAINT-AME (88), dans le massif de FOSSARD à 520 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Cette construction est unique en Europe de par sa conception et sa forme. Il s'agit d'un remblais constitué de blocs de granit de grand taille assemblés à cru qui enjambe un étroit  talweg aux pente escarpées entre le SAINT-MONT et la cote du MORTHOMME. Sa longueur est de 30 mètres, sa largeur de 13 mètres et sa hauteur subsistante qui atteint 7 mètres devait être bien plus importante car il est évident que l'ouvrage a servi de carrière durant une longue période. A qui attribuer cette construction, aux Celtes ( tribu des LEUQUES), aux mérovingiens peut-être, mais son origine pourrait être bien plus ancienne.

Le pont n'apparaît officiellement qu'au cours du XVIII° siècle sur une carte topographique. CASINI n'en fait pas mention, ni les cartes d'état-major de la période 1820 - 1866.

Alors c'est la légende qui s'est emparée du lieu. Le pont aurait été élevé par les fées en une nuit afin que le seigneur du château du SAINT-MONT puisse aller délivrer Aliénor sa fiancée, prisonnière de MALRUS au château du MORTHOMME (dont l'existence est fantaisiste)  ....

Il est vrai que les fées sont très présentes dans l’imaginaire et les traditions vosgiennes et ne nombreux lieux leur sont rattachés ( Château des fées - voir ce nom, pont des fées à GERARDMER, nombreuses roches des fées etc...)

Le pont est inscrit sur la liste des Monuments Historiques le 4 février 1988.


ÉTAT ACTUEL

Le pont barre le fond du ravin, il est traversé par un sentier de randonnée. Ces deux murs extérieurs présentent des bloc cyclopéens, mais l'intérieur du remblais semble constitué de tout-venant.

ACCÈS

A SAINT-ETIENNE-LES-REMIREMONT suivre la direction de l'Escadron de gendarmerie mobile. Passer devant la caserne et poursuivre l'étroite route qui monte jusqu'au hameau de SAINT-ROMARY. Laisser le véhicule sur le parking face à la chapelle et emprunter le sentier vers le SAINT-MONT. Suivre le fléchage du Club Vosgien, on atteint le pont après 20 minutes de marche en forte rampe


VUES DU SITE



Plan de situation ( pont encerclé en jaune) (Géoportail)



Sentier d'accès, le pont est en contrebas


Vue générale


Le mur d'extrémité ouest


Coté Est


La chaussée


Extrémité Sud


Le ravin