dimanche 24 mars 2019

LE TYMPAN DE L'EGLISE DE POMPIERRE

LE TYMPAN DE L'EGLISE DE POMPIERRE (88):


EN SOUVENIR D'UNE RENCONTRE HISTORIQUE


SITUATION

L'élément d’architecture objet du présent article se trouve dans le village de POMPIERRE (88). Il constitue l'entrée de l'église paroissiale reconstruite au XIX° siècle.


HISTOIRE

En 577, le territoire mérovingien est partagé en plusieurs royaumes souvent rivaux. Ainsi, CHILDEBERT règne sur l'AUSTRASIE, CHILPERIC sur la NEUSTRIE et GONTRAN sur la BOURGOGNE.

Pour s'assurer une succession choisie, on n'hésite pas à massacrer oncles, frères et enfants prétendants potentiels à la charge royale. C'est ainsi que GONDRAN qui n'a pas d'enfant a décidé d'adopter son neveu CHILDEBERT qui s'est réfugié auprès de lui pour échapper au massacre. Afin de régulariser cette succession, les trois rois mérovingiens vont se rencontrer au lieu-dit PONT DE PIERRE, le POMPIERRE actuel.

Pour commémorer cette rencontre on va édifier une chapelle à proximité du lieu de la rencontre. L'entrée de l'édifice sera orné d'un très beau tympan représentant l'entrée de Jésus à JERUSALEM. Une église romane succédera à la chapelle au XII° siècle.  Cet édifice menaçant ruine au XIX° siècle est rasé  et remplacé par l'église actuelle entre 1858 et 1859. Seul le tympan est conservé. Celui-ci est classé Monument Historique en 1908.


ÉTAT ACTUEL

Protégée sous un avant-toit la porte romane sert toujours d'entrée à l'église actuelle.

ACCÈS

L'église se trouve en bordure de la rue principale du village. Mentionnons qu'il existe un château classique privé construit en 1741 à la sortie sud de la localité.


VUES DU SITE



 Vue générale



 portail roman




Tympan

lundi 11 mars 2019

Nicolas REMY LE CHASSEUR DE SORCIERS LORRAINS


Nicolas REMY LE CHASSEUR DE SORCIERS LORRAINS  :



IL ENVERRA ENVIRON 3000 VICTIMES AU BÛCHER

Ce qui constitue le record absolu de condamnation pour fait de sorcellerie en Europe durant cette période mouvementée du XVI° siècle.


BIOGRAPHIE

Nous sommes sous le règne du duc CHARLES III, celui dont le règne fut parmi les plus brillants pour le duché de Lorraine. Ce fut aussi une période qui allait faire de la Lorraine le champion d’Europe des procès en sorcellerie et des condamnations au bûcher.


Armes de Nicolas REMY

Nicolas REMY naquit à CHARMES (88) vers 1530. Il est le neveux de François MITTAT qui est lieutenant général du Bailliage des Vosges. Celui- ci quitte son office le 15 mars 1570. REMY a 40 ans. Il a fait ses études à ORLEANS, est licencié en droit et enseigne la jurisprudence et la littérature. Il reprend la charge de son oncle et réside à MIRECOURT, siège du bailliage. Le 4 novembre 1575 le duc CHARLES III l’appelle à sa cour en qualité de secrétaire ordinaire et en 1576 il devient membre du tribunal des échevins de NANCY. Ce tribunal a compétence sur l’étendue de la prévôté de NANCY pour les causes criminelles. Les cas de sorcellerie étaient donc soumis à ce tribunal. Les jugements étaient sans appel et le quantum des peines prononcées allait jusqu’à la peine de mort. Les cas jugés par les tribunaux communaux furent progressivement contrôlés par NANCY car aucun des juges qui composaient ces juridictions n’étaient professionnels et beaucoup ne savait ni lire ni écrire…



Nicolas REMY


La territorialité du tribunal des Echevins de NANCY comprenait donc les terres d’EPINAL, SAINT-DIE, REMIREMONT, le comté de VAUDEMONT et d'HAROUE. Le Barrois avait ses propres règles juridiques.

Durant quinze ans, de 1576 à 1591 Nicolas REMY siégera à NANCY est sera saisi de tous les procès en sorcellerie de lorraine, soit directement, soit pour avis pour les condamnations prononcées par les tribunaux locaux. Il acquit ainsi une grande compétence en la matière et réuni son expérience dans un traité qui allait faire autorité en la matière : La Démonolatrie.


Exemplaire de LA DEMONOLATRIE


Cet ouvrage deviendra rapidement la « bible » du chasseur de sorcière

En quinze ans, Nicolas Rémy a envoyé environ 900 victimes au bûcher non compris les exécutions du Barrois et des trois évêchés qui étaient terre française. On estime à 80 % le taux de sorcières par rapport aux sorciers. Quand on sait que le duché de Lorraine était peu peuplé on s’aperçoit que l’œuvre de ce personnage fut particulièrement dévastatrice.

En récompense pour son zèle, le duc CHARLES III anoblit Nicolas REMY le 9 avril 1583. Le 24 août 1591 REMY commande toute la justice lorraine. Il est nommé procureur général en remplacement de Georges MAINBOURG. Il a désormais compétence sur les trois bailliages de Lorraine : Les Vosges, l’Allemagne et Nancy. Il fait office de ministère public au tribunal des échevins, à la Chambre des Comptes et aux assises des bailliage. Il inspecte fréquemment ses subordonnés pour veiller à application la loi avec toute la sévérité requise. Une nouvelle édition de la Démonolatrie est imprimée. REMY exerça sa charge de procureur général entre 1591 et 1606. Durant ses loisir, le chasseur de sorcières était poète et écrivain tant en latin qu’en français. Durant son temps libre, il relisait les procès et les aveux obtenus sous la torture et les transposait en vers latins et en fit un recueil paru à LYON en 1595 puis à COLOGNE et à FRANCFORT. CHARLES III fit l’éloge de cet ouvrage dédié au cardinal Charles de Guise évêque de METZ et de STRASBOURG et futur primat de Lorraine. Il écrivit aussi un traité sur la coutume de Lorraine, puis un ouvrage sur la vie de RENE II en 1596. En 1594 REMY prend possession de la ville de MARSAL – voir ce nom, que le roi de France HENRY IV vient de restituer aux lorrains. Le 26 août 1599 Claude REMY, fils de Nicolas succéda à son père, mais ce dernier conserva son activité. En 1606, à 72 ans, Nicolas REMY pris sa retraite et se retira à CHARMES où il s’éteindra en avril 1612. On estime le nombre des victimes envoyées au bûcher par ce personnage entre 2000 et 3000 pour l’ensemble de sa carrière  .




Prison de LA CRAFFE à NANCY où
étaient questionnés les suspects



LA CHASSE AUX SORCIÈRES

GUENOCHE, c’est le mot lorrain qui désigne une sorcière. C’est le mal du XVI° siècle. Les sorciers sont partout, une tempête qui ravage les récoltes, un cheptel qui tombe malade, un enfant mort-né, un incendie, tout est de la faute des sorciers. On dénonce et on encourage à dénoncer ceux qui sont censés avoir passé un pacte avec Maître PERSIN ( le diable). Le processus est toujours le même, suite à une dénonciation on vient arrêter le suspect, presque toujours une femme souvent laide ou trop belle, trop riche, étrangère au village etc..

L’instruction consiste à rechercher le point du corps de la prévenue qui est insensible à la douleur afin d’identifier l’endroit de la marque diabolique. Ensuite la victime est soumise à la question qui en Lorraine se limite à deux supplices exclusivement : Les grésillons qui consiste à appliquer des étaux métalliques sur le doigts des victimes et les tortillons qui sont des cordes passés aux membres et serrées avec un garrot. Les aveux recueillis tendent bien sûr à obliger les patients à dénoncer d’autres sorciers. Là on dénonce souvent ses voisins, sa famille et, le cas en arrivé, ses bourreaux et ses juges. Ensuite, c’est la condamnation au bûcher...





vendredi 15 février 2019

CHÂTEAU DE CONDE SUR MOSELLE

LE CHÂTEAU DE CONDE SUR MOSELLE (54) :




BERCEAU DES FUTURS DUCS DE GUISE


SITUATION

Le château de CONDE-SUR-MOSELLE se trouve sur la commune de CUSTINES ( autrefois nommée CONDE SUR MOSELLE - 54), il fait face aux châteaux des RAYS et de l'AVANT-GARDE (voir ces noms), ces châteaux encadrent le confluant de la MEURTHE et de la MOSELLE. Ses vestiges couronnent le sommet d'une colline à 264 mètres d'altitude, au lieu-dit "LE VIEUX CHÂTEAU''.


HISTOIRE

Le château a une origine messine. Il est édifié entre 1261 et 1263 par Philippe de FLORANGE, évêque de METZ (57). Il est une réponse aux menaces exercées par les comtes de BAR. En 1268, les BARROIS deviennent maîtres des lieux. A la réunion des duchés de BAR et de LORRAINE, le duc CHARLES II en fait une base d'artillerie qui s'oppose aux menaces messines. Entre 1427 et 1429 le châtelain s'appelle Wautrin HAZARD. CONDE est incendié par les Bourguignons en 1467. Restauré, CHARLES le TEMERAIRE y nomme le capitaine Cola de MONTEFORTE, un condottière qui prendra fait et cause pour le duc RENE II, trahissant ainsi les bourguignons. Entre 1488 et 1493 RENE II qui tente d'annexer la ville de METZ renforce les fortifications du château. C'est dans ce contexte que la comtesse Philippe DE GUELDRE met au monde Claude de LORRAINE, fils puîné de RENE II. Claude fondera la puissante ligné des ducs de GUISE qui auront de l'influence à la cour de France. Il est le père de la reine d'Ecosse Marie DE LORRAINE et le grand père de Marie STUART laquelle sera successivement reine de France, épouse de FRANCOIS II puis reine d'Ecosse. Elle mourra décapitée sous le règne d'ELISABETH 1ère d'Angleterre. 




Claude de LORRAINE premier duc de GUISE


Jacques V Stuart et Marie de Lorraine


Armes de Marie de Lorraine au palais de WESTMINSTER

CONDE-SUR-MOSELLE succombera durant la guerre de Trente-ans. Le château est démantelé par les français en 1636, puis sera exploité comme carrière de pierre. Ces pierres serviront à la construction de la chartreuse de BOSSERVILLE (54). Les vestiges de la place sont inscrits sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques.

Au début des années 2000, les vestiges sont victimes de fouilles sauvages qui seront interrompues par décision judiciaire. 



ÉTAT ACTUEL

il subsiste plusieurs bases de murailles.

ACCÈS

L'accès aux vestiges n'est pas autorisé.


VUES DU SITE




Plan de situation



Position du château ( triangle rouge)


croquis des vestiges ( trouvés sur internet)


Reconstitution


Les ruines sur une gravure ancienne (collection particulière)

mardi 12 février 2019

ERMITAGE DU VIEUX SAINT-AME

L'ERMITAGE DU VIEUX SAINT-AME (88):


LE PREMIER ABBÉ DU SAINT-MONT Y FINIRA SA VIE 


SITUATION

L'ermitage du VIEUX-SAINT-AME se trouve sur la commune de SAINT-AME (88), au pied du SAINT-MONT, en contrebas de l'abbaye du même nom à 470 mètres d'altitude. 


HISTOIRE

SAINT-AME est né en 570 à GRENOBLE (38). Il est religieux à l'abbaye de LUXEUIL et suit de la dure règle de SAINT-COLOMBAN. Il y rencontre ROMARIC. Tous deux entrent en conflit avec leur abbé. En 620 AME et ROMARIC fondent le monastère mixte d'HABEND au sommet du SAINT-MONT (voir ce nom). AME en sera le premier abbé avant de laisser sa charge à ROMARIC. 




SAINT-AME dans son ermitage

Appelé par une vie méditative, AME se retire au pied du SAINT-MONT dans une grotte proche d'un ancien oppidum gallo-romain. Il y mourra en 623.

Le site prendra le nom de VIEUX-SAINT-AME. Plusieurs chapelles vont s'y succéder avant d'y voir l'édification de l’église paroissiale et du cimetière. Mais l'accès à ce lieu éloigné du village motive le déplacement du cimetière et la construction d'une nouvelle église en 1723.

En 1850 le site est vandalisé par des enfants du village...

La chapelle actuelle est une construction de 1862. Un pèlerinage est organisé mi-septembre chaque année. 



ÉTAT ACTUEL

La chapelle est fort bien entretenue, la grotte se situe à l'arrière cet édifice, et une fontaine sourd en contrebas.


ACCÈS

Au hameau de CELLES à SAINT-AME, suivre le sentier balisé au départ de la rue du Vieux Saint-Amé. Autre possibilité d'accès par la route menant à la carrière. Compter environ vingt minutes de marche dans les deux cas. 


VUES DU SITE



Plan de situation (étoile rouge)


La chapelle vue vers 1950 (collection particulière)


Arrivée sur les lieux


ancien cimetière


La croix


La chapelle 


Intérieur de La chapelle 


La grotte


Détail de la grotte


Niche de SAINT-AME


 La chapelle vue de la grotte


Le site serait tout à fait agréable s'il n'était pollué par la présence
de cette énorme et bruyante  carrière située juste en face de la chapelle.

mardi 5 février 2019

ABBAYE DU SAINT-MONT

L'ABBAYE DU SAINT-MONT (88) :


L'abbaye est aussi connue sous les noms de CASTRUM HABENDI,HABUNDI, HABEN ou encore ROMARICI MONTIS ou ROMBERG .

LIEU DE RASSEMBLEMENT DE PLUSIEURS SAINTS ET DE SAINTES 


SITUATION

L'abbaye du SAINT-MONT se trouve sur la commune de SAINT-AME à 672 mètres d'altitude au sommet de la montagne du même nom.


HISTOIRE

L'abbaye a été fondée par SAINT-ROMARIC, noble à la cour d'AUSTRASIE à METZ. Celui-ci naquit vers 573, fils de ROMULPHE, personnage important à la cour. ROMARIC occupera de hautes fonctions sous le règne de CLOTAIRE II. Se retrouvant veuf, il entre à l'abbaye de LUXEUIL (voir ce nom), converti par SAINT-AME. Les deux futurs saints vont entrer en conflit avec SAINT-EUSTAIRE abbé de LUXEUIL. Ce schisme va motiver la création de l'abbaye d'HABEND sur le site d'un poste fortifié propriété de ROMARIC. Les deux filles de ROMARIC, ADZELTRUDE et SEBERGE rejoignirent leur père et l'abbaye devint mixte en 620. AME se retirera dans un ermitage au pied de montagne. L'établissement religieux dédié à SAINT-PIERRE suivra la règle de SAINT-BENOIT. SAINT-ARNOULD, évêque de METZ viendra lui aussi finir sa vie dans un ermitage proche du monastère. ROMARIC était un familier de PEPIN  DE LANDEN, ancêtre de CHARLEMAGNE.



                                                          SAINT-ROMARIC

SAINT-ADELPHE, fils de SAINTE GERBETRUDE succédera à ROMARIC son grand-père en tant qu'abbé. Ce dernier décède 643. ADELPHE lui, meurt en 670.

En 850 l'abbaye comprend 84 religieux et religieuses. Les abbesse qui dirigèrent le couvent de femmes prennent le titre de filles de SAINT-ROMARIC, parmi elles SAINTE GERBETRUDE, SAINTE-CLAIRE et SAINTE-SABINE (deux fontaines du site portent leurs noms), SAINTE-MACTEFLEDE, MODESTE, PERPETUE et SALABERGE. En 910, suite aux invasions hongroises, l'abbaye de femmes quitte de SAINT-MONT pour s'installer dans la vallée pour devenir la puissante abbaye de REMIREMONT - voir ce nom. 

Le 13 novembre 1051 le pape lorrain SAINT-LEON IX, évêque de TOUL constate les divers miracles accomplis par les saints du lieu. Mais toutes les cendres des intéressés avaient été mêlées dans le même tombeau et réunies dans une chasse unique. (quid des restes de SAINT-ADELPHE conservés à l'abbaye de NEUWILLER-LES-SAVERNE -voir ce nom ). Au XIX° siècle Monseigneur CAVEROT évêque de SAINT-DIE-DES-VOSGES ordonna un tri scientifique des reliques.

Au XV° siècle l'abbaye est occupée par des chanoines. En 1406 le prieur est GUILLAUME DE LA PERCHE. En 1672, les troupes françaises envahissent la Lorraine. Les reliques de SAINTE-CLAIRE sont transférées à l'abbaye de MUNSTER (68) - voir ce nom. En 1620 l'abbaye rejoint la congrégation de SAINT-HYDULPHE et SAINT-VANNE. Plus tard, les chanoines qui semblent avoir désertés l'abbaye fondent un prieuré bâtit au lieu-dit SAINT-ROMARY. Vers 1730 ils édifient la chapelle SAINTE-CLAIRE . 

En 1790 l'abbaye ruinée est confisquée et vendue le 19 février 1819. Comme beaucoup d'autres monuments des Vosges, les démolisseurs revendeurs de pierre entrent en action et font table rase de l'ensemble des édifices.

Les vestiges de l'abbaye sont inscrits sur la liste des Monument Historiques le 25 janvier 1944 et classés le 7 juillet 1995.

ÉTAT ACTUEL

Le site de l'abbaye se présent comme une vaste esplanade sur laquelle subsiste une chapelle reconstruite à l'emplacement encore discernable de l'église abbatiale. Un sarcophage de pierre est préservé dans l'oratoire. Il reste une partie de l'enceinte, et, en contrebas, les vestiges aujourd'hui protégés de deux chapelles. Une maison, jadis résidence privée occupe une partie des lieux.

ACCÈS

Laisser le véhicule au lieu-dit SAINT-ROMARY situé au-dessus de l'escadron de gendarmerie mobile de SAINT-ETIENNE-LES-REMIREMONT. Suivre un sentier balise situé juste en face de la chapelle à SAINT-ROMARY. Il vous conduira en 40 minutes sur l'emplacement de l'abbaye.


VUES DU SITE




Monastère du SAINT-MONT (collection particulière)


Le SAINT-MONT vu de SAINT-ETIENNE-LES-REMIREMONT


Entrée actuelle


Entrée du monastère


Les remparts


Emplacement de l'abbaye



Emplacement de l'abbatiale


La chapelle actuelle


Le sarcophage


Base de mur


Emplacement des bâtiments conventuels


Le puits


Esplanade Sud


L'arche reconstituée



Même lieu vu dans l'autre sens


Vestiges de chapelles protégés contre les chercheurs de trésor amateurs
(une plaie dans les Vosges)

REMIREMONT vue du SAINT-MONT



Fontaine en contrebas du monastère

Ci-dessous, Chapelle Sainte-Claire à Saint-Romary