mercredi 8 juin 2016

CHÂTEAU DE FOUG

LE CHÂTEAU DE FOUG (54):

BERCEAU DE LA FUSION DES DUCHES DE LORRAINE ET DE BAR

SITUATION

Le château de FOUG se trouvait sur la commune de FOUG, au sommet d'un éperon à 335 mètres d'altitude. Il dominait la ville fortifiée près de 65 mètres.



HISTOIRE

Bien que situé sur les terres de l’évêché de TOUL, FOUG est une possession messine relevant de l'abbaye de GORZE (57). La localité passa ensuite aux mains des comtes de bar . C'est à Henri II de BAR qu'est due la naissance du château en l'an 1218. Henri profite du fait que le duc de Lorraine THIEBAUT Ier est retenu prisonnier par l'empereur Frédéric II pour édifier le château. Libéré, le duc de Lorraine exigea la destruction de la forteresse auprès de l'évêque de TOUL Renaud BOUTILLIERS DE SENLIS mais le prélat allié du comte de BAR fit la sourde oreille. Entre 1217 et 1219, la siège épiscopal est revenu à Gérard de VAUDEMONT qui ne prendra aucune décision quant au devenir de la forteresse. Son successeur Eudes de SORCY réunit une armée pour assiéger le château, mais avant tout début de siège, le roi de France LOUIS VIII et l'empereur HENRI VII rendirent un arbitrage favorable au maintien du château. Cependant le duc de Lorraine MATHIEU II mécontent de la tournure des événements viendra assiéger le château de FOUG sans succès en 1232.

Au XIV° siècle le château est le centre d'une prévôté pour le compte du bailliage de SAINT-MIHIEL (55). En 1352 Yolande de FLANDRE veuve du duc de BAR HENRI IV demeure dans la forteresse. L'héritier EDOURD III est mort prématurément et la régence est confiée à la belle sœur de Yolande Jeanne de BAR en attendant que le jeune duc EDOUARD III atteigne sa majorité. Yolande est opposée à cette régence.

Le 20 mars 1419 le traité de FOUG est signé au château. Pas cet acte CHARLES II de Lorraine et le comte de BAR LOUIS s'entendent sur la réunion des deux états par le mariage entre Isabelle de Lorraine et René 1er d'ANJOU, duc de BAR ( le roi René).

En 1440, les VAUDEMONT à la tête de 2000 soldats picards tentent sans succès d'envahir le Barrois. Le château de FOUG est tenu par Pierre JOBARD qui résistera aux assiégeants.

Le second fossé, celui précédant le donjon est creusé en 1465. Des travaux de restauration sont accomplis en 1545.

Le château est détruit au cours de la Guerre de trente-ans en 1635. Les ruines furent exploitées comme carrière de pierre. Cependant une nouvelle construction verra le jour au même emplacement sous le nom de CHÂTEAU DE LA DAME BLANCHE. Les ruines de cette construction étaient encore visibles au début du XX° siècle.

DESCRIPTION DU CHÂTEAU

Le château couronnait un monticule arasé et avait une forme polygonal. On connaît la description des lieux d'après un registre tenu par les prévôts intitulé « DEPPENSES POUR OWRAIGES »

Outre un fort donjon d'habitation à trois niveaux de logis nommé HAUTE-TOUR qui possédait une chapelle, on connaît quatre autres tours nommées de DAME-POINCE, de LAVAUX, des ALLEMANDS et des PRISONS. La barbacane possédait quatre portes successives. L'enceinte était surmontée d'un hourds. Il semble qu'un pont-levis existait à la base du donjon (comme à GOMBERVAUX (55) - voir ce nom). Deux fossés et un glacis de défense précédaient l'entrée de la forteresse. La basse-cour comprenait une grange construite entre 1377 et 1381 couverte de 2000 tuiles, une cuisine avec four datée de 1390, des communs avec chambres, deux écuries nommés « Maréchaussées », un cellier et une fonderie (forge). Un puits creusé se trouvait côté ouest.

ETAT ACTUEL

Il ne subsiste aucun vestige ni du château féodal, ni du château qui lui a succédé. Seuls des éboulis et deux fossés, dont l'un taillé dans le calcaire et profond de cinq mètres a fortement souffert du fait qu'il fut exploité comme carrière.
Les vestiges des remparts de la ville fortifiée de FOUG sont aussi visibles, notamment à proximité de l'église.


ACCÈS

Il n'y a aucun sentier et la végétation inextricable empêche d’accéder sur le site du château.




VUES DU SITE



Plan de situation. L'étoile rouge matérialise me château





La côte du château vers 1900 avec une toiture émergeant de la végétation
(collection particulière)





Ruines du château de la Dame Blanche vers 1900 (collection particulière)




Aspect du premier fossé en 2016. Le château se trouvait plus en avant
dans une zone où la végétation est impénétrable

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